dimanche 15 août 2010
FRANCE/18 BRUMAIRE ANS II*:PARIS BRULE-T'IL OU L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE?

Photo/No comment: Visage mi-Homme, mi-Rolex/1 montre Rolex contre la nourriture pour une famille de 4 personnes durant 10 ans...
Vincent Portier ASSURES DES PROMESSE AUXQUELLES ILS AVAIENT CRU...
Christophe Nigon: La France ne va si bien que cela Vincent; violence , chomage , mal"bouffe" perte d'identité etc..
Vincent Portier Et si c'était vrai*...?
*:9 Novembre: Coup d'Etat de Napoléon & Mort de Charles de Gaulle
A la question: Doit-on éteindre l'incendie?
Réponse: Je doute que Monsieur Prieur, Général Commandant la brigade des Sapeurs Pompiers de Paris puisse éteindre un incendie allumé par les Français. Les flammes ravagerons l'édifice sans aucun doute, mais Dieu reconnaîtra les siens la haut... Monsieur Sarkozy avais raison sur un point, il aurait été plus en sécurité aux Invalides, voir ailleurs.Je ne m'inquiète pas, je suis Maître d'Oeuvre, et comme pour ground zéro, il y a certaines démolitions qui sont un préalable pour aller vers une réhabilitation, surtout lorsqu'il s'agit de la France. Notre patrie.Ce ne sera pas une première après la Bastille, l'Hôtel de Ville et les Tuilleries...La preuve, le temps passe, les Hommes restent et la France restera Grande, comme les Etats-Unis.
Il ne faut pas s'y tromper Messieurs, Dieu est derrière. Contredire un Gaulliste, c'est contredire Dieu.
Nous, nous prierons le 22 Novembre au matin, à Lilles, à Saint-André, pour la naissance du Général de Gaulle et le repos de votre âme. La Croix de Lorraine est morte, vive la Croix d'Anjou, la seule, la vraie. Celle du Roi, celle du coeur de la France, celle de mon pays, celle de ma région, Mauves-Sur-Loires, 44, Loire-Atlantique. Le nom de ma famille et en haut d'une plaque en marbre, à l'entrée de la Chapelle sous l'Epitaphe; Mort pour la France..Et vous Monsieur Sarkozy, qui est mort pour la France dans votre famille? Vous ou personne...? Bonne fin d'année Monsieur le Président d'un pays en ruine, 2010 a continuer votre politique autistique sera votre sacre en enfer.
MSVP
François D'alayrac : LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. - CNI Rhône
cnirhone.canalblog.com
CNI
LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
Monsieur le Président,
Je vous fais cette lettre que vous ne lirez probablement pas, même si vous avez le temps. Je suis né sur cette terre que l'on appelle la France. Je suis enfant du sol ancestral de mes pères. C'est pour cela que la France est ma patrie et que je suis patriote. Je suis né sous le président Coty, un mois avant le retour du Général De Gaulle. J'ai donc grandi sous De Gaulle. Nourri par l'éducation paternelle, par l'instruction publique des «hussards de la république». J'ai appris à aimer la France, son drapeau, sa Marseillaise, ses valeurs. Et l'amour inconditionnel n'allait pas sans un respect absolu. J'ai appris que des étrangers furent abattus par les balles nazis en criant la France. Que des hommes et des femmes sacrifièrent leur vie pour elle. Et qu'il était de mon devoir d'en faire autant si besoin était. J'ai eu la chance de ceux qui n'ont pas connu la guerre et le prix du sang. Et je ne veux pas que mes enfants les connaissent.
Pourtant. Quand je vois ceux que vous qualifiez hier de racaille, cracher sur nos valeurs, s'essuyer les fesses avec nos trois glorieuses couleurs, siffler notre chant national, insulter mon pays et ses filles, les miennes aussi, quand je les vois jouer les caïds dans nos rues, nous imposer leurs coutumes, violer les lois sacrées de notre république, quand je les vois bien décidés à dynamiter notre république, j'ai peur. Oh, pas pour moi. A mon âge, on ne redoute rien pour soi. Mais pour la France, pour la France et ses enfants, pour notre liberté, trop souvent chèrement conquise. Je croyais la France éternelle et je ne puis aujourd'hui que constater qu'elle saigne des blessures que cette racaille lui inflige.
Monsieur le Président, je ne veux que la France meure, je ne veux pas mourir en exil dans ma patrie. Je ne veux pas que mes enfants fassent leurs enfants dans les ruines de ce pays où jadis, dieu aimait à vivre.
Monsieur le Président, je ne voudrais pas fermer la porte à toutes ces années mortes qui sont mon passé et partir sur les chemins qui ne seront plus de France, pour y mendier le toit où je finirai ma vie.
N'entendez vous pas le grondement pour l'instant sourd qui monte de nos cœurs douloureux ? Pensez-vous que le peuple de France acceptera encore longtemps de se soumettre à cette plèbe qui souille nos villes et nos campagnes? Croyez-vous que la jeunesse de France ne réagira jamais contre cette oppression ?
Je ne désire pas la guerre. Mais si cela continue, le peuple reprendra les armes.
Monsieur le Président remettez ce vieux et cher pays sur ses rails. Ou partez. Vous êtes là où vous êtes par la volonté du peuple. N'oubliez pas que le peuple est souverain et qu'il peut vous chasser de cet éden doré où vous êtes enfermé. Ce qui perdit la monarchie, c'est de s'être coupé du peuple dans les fastes de Versailles, la corruption de ce qui n'était plus l'aristocratie, l'impuissance d'un roi qui laissait faire, l'autorité de l'état détruite. Méditez les leçons de l'histoire.
Je termine, Monsieur le Président, en saluant respectueusement non votre personne, mais votre fonction.
http://cnirhone.canalblog.com/archives/2010/08/10/18785784.html
mercredi 14 juillet 2010
FRANCE/FETE NATIONALE: 14 JUILLET 1790-14 JUILLET 2010/220 ANS DE LUTTE POUR LES DROITS DE L'HOMME ET DES CITOYENS.
Vidéo Historique: La Marseillaise par Roberto Alagna.
Préambule:
Vincent Portier En ce 14 juillet 2010 il est une citation et une contribution qui passe devant les autres et s'adresse à tous les Français et en premier à nos hommes politiques: ) ou du post-nationalisme:
"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres." Charles de Gaulle.
Contribution au débat sur l'identité nationale (III..) ou du post-nationalisme):
Les XIXe et XXe siècles ont été largement conditionnés par le nationalisme, par les nationalismes et par le patriotisme ethnique, basés sur l’esprit de domination et d’exclusion, sur le principe du sang, sur le droit du plus fort... et leur cortège d’oppressions et d’exterminations, de terreurs et de totalitarismes, de guerres et de barbaries.
Alors, qu’en sera-t-il du XXIe siècle ? Le diagnostic dicte le traitement. La prise de conscience de l’inacceptable, la foi en l’humanité, la nécessaire intégration de l’homme dans toutes ses dimensions, l’indispensable échange entre les individus et la nation et entre les nations, l’incontournable multiplicité des identités et leur nécessaire respect, la construction européenne, la primauté du droit appellent à un renversement complet des valeurs et nous poussent à inventer des solutions de rechange, à (re)construire le vivre ensemble.
Deux concepts, deux paradigmes, apparus au cours des dernières décennies, celui de la diversité et celui du patriotisme constitutionnel, apportent une alternative au nationalisme.
Saurons-nous les penser, les reconnaître et les gérer ?Ces deux valeurs montantes, qui constituent aussi une nouvelle éthique, s’imposeront à nous, en premier lieu, pour parfaire la construction de l’Europe, pour permettre aux identités régionales de se (re)construire, et finalement pour assurer la survie des nations.
La nation européenne, si nation européenne il doit y avoir, l’identité régionale, si l’identité régionale doit survivre, ne seront pas ethniques ni l’une, ni l’autre, mais le résultat d’une volonté, d’une conscience et du droit, c’est-à-dire qu’elles seront contractuelles, le fruit d’une adhésion.
En conséquence, il conviendra de relativiser l’ethnicité de nos nations.
En tout état de cause, il nous faut:"garder, protéger et défendre nos valeurs identitaires propres tout en participant, activement, au développement durable d'une cohalition des cultures au sein d'une Nation Européenne respectueuse des droits de chacuns et des devoirs de tous (...) L'homme doit se respecter pour respecter l'Homme." "En ce sens, aucun être humain n'est illégal, pour tous les jours de l'année 2010 et toutes les autres années à venir...pour nous, pour nos enfants, pour demain."
Vincent Portier
Le 14 juillet 1790, le premier anniversaire de l'évênement donnera lieu a une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération à laquelleparticipaîrent dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que des délégués de tous les départements. Le roi et la reine y assistaîrent aux côtès du général de La Fayette, commandant de la garde nationale. Cette Fête de la Fédération consacra le triomphe éphémère de la Révolution pacifique et la promesse d'une monarchie constitutionnelle, respectueuse des droits individuels.
Près d'un siècle plus tard, sous la IIIe Rèpublique, le 6 juillet 1880, la Chambre des dèputès adopta une proposition de Benjamin Raspail qui fit de l'anniversaire de la Fête de la Fèdèration la Fête nationale de la République française. Le drapeau tricolore est définitivement celui de la France qui choisit La Marseillaise pour hymne national.

Commençons par un peu d' histoire.
Très tôt, les hommes de la Révolution avaient pris conscience que le 14 juillet 1789 avait créé une rupture avec le passé et voulurent ainsi le montrer à l' Europe entière. Dans la rédaction des documents officiels, ils firent suivre la date de la mention «an de la Liberté ». Nous pouvons le remarquer sur ce document qui possède comme date «11 mai 1792 an 4 de la Liberté »
L' astronome LALANDE demande dés 1790 que soit changé le calendrier.
Officiellement, la Convention Nationale décrète le 2 janvier 1793 que la «seconde année de la République, sera datée du 1 er janvier 1793 »
Beaucoup de révolutionnaires trouvèrent qu' il n'y avait pas réellement changement de calendrier et que ceci ne marquait pas suffisamment la rupture. Le comité d' Instruction Publique, décida de faire une étude approfondie, dans le but de définir une véritable ère nouvelle.
| L' article X de ce décret indique que l' année bissextile qui tous les 4 ans possède un jour en plus portera "sextile". Dans le calendrier républicain, ce jour supplémentaire était placé en fin d' année, devenant ainsi un 6e jour complémentaire d' où l' expression"sextile". Ce calendrier fut utilisé jusqu'au 11 nivôse an XIV (1 er janvier 1806). Nous pouvons trouver ces dominations du calendrier révolutionnaire sur différents cachets |
||
| Lettre ayant circulé en franchise de port et possédant un cachet rond " COMITE DE SALUT PUBLIC avec inscription NONIDI et la griffe en vert " Convention Nationale |
14 Juillet, fête nationale - Les grands 14 Juillet - La fête -
Au-delà de la métropole
14 Juillet, fête nationale
Discussion du projet de loi ayant pour objet l'établissement d'une fête nationale (Sénat, séance du 29 juin 1880)
Rapport
Projet de loi
Programme du 14 juillet 1880
On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".
La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.

Documents
Sénat, séance du 29 juin 1880
Discussion du projet de loi ayant pour objet l'établissement d'une fête nationale
M. Le président. La parole est à M. le rapporteur.
M. Henri Martin, rapporteur. Messieurs, nous ne pouvons que remercier l'honorable orateur, auquel je réponds, de l'entière franchise, de l'entière loyauté avec laquelle il a posé la question comme elle doit être posée, entre l'ancienne société et la société nouvelle, issue de la Révolution.
Cette ancienne société, cette monarchie, messieurs, nous vous l'avons dit bien des fois, nous en acceptons tout ce qui a été grand, tout ce qui a été national, tout ce qui a contribué à faire la France.
Mais où en était-elle, à la veille du 14 juillet 1789 ?
Vous le savez : la royauté, arrivée au pouvoir le plus illimité qu'on ait vu en Europe, était devenue incapable d'en user ; elle-même se vit contrainte d'en appeler à la nation, après un siècle et trois quarts d'interruption des Assemblées nationales de l'ancien régime. (C'est vrai ! - Très-bien ! à gauche.)
Je n'ai pas la prétention de vous refaire l'histoire de cette grande année 1789 ; mais enfin, puisqu'on vient de faire ici le procès du 14 juillet, puisqu'on a symbolisé, dans ce petit acte de guerre qu'on appelle la prise de la Bastille (Rires ironiques à droite) et qui est un très-grand événement historique, tout l'ensemble de la Révolution, il faut bien que nous nous rendions compte, en quelques mots, de la situation où étaient alors Paris et la France.
Le 17 juin 1789, le Tiers Etat s'était déclaré Assemblée nationale. Le 20 juin, la salle de l'Assemblée nationale fut fermée par ordre de la cour. Vous savez où se transporta l'Assemblée, à la salle du Jeu de Paume ! Vous savez aussi quel serment elle y prononça ! L'ère moderne tout entière est sortie de ce serment.
Le 23, déclaration du roi annulant tous les actes de l'Assemblée nationale et la sommant de se séparer.
L'Assemblée ne se sépara pas. La cour parut céder. Mais, le 11 juillet, le ministre populaire, qui était l'intermédiaire entre la cour et le pays, M. Necker, fut congédié, remplacé par un ministère de coup d'Etat ; en même temps, on appela, on concentra autour de Paris une armée entière, une armée, ne l'oubliez pas, messieurs, en très-grande partie étrangère.
A gauche. C'est vrai ! Très-bien !
M. le rapporteur. Et le même jour, le nouveau conseil décida l'émission de cent millions de papier-monnaie, attendu qu'il ne pouvait plus espérer obtenir des ressources de l'Assemblée nationale. C'était la préface de la banqueroute, comme la préface d'un coup d'Etat.
Le malheureux Louis XVI était retombé dans les mains de ceux qui devaient le mener à sa perte. Eh bien, le même jour, dans Paris, vous vous rappelez ce qui se passa au Palais-Royal, cet épisode fameux d'où sortit le grand mouvement des trois journées qui suivirent. Cette petite action de guerre à laquelle je faisais allusion tout à l'heure, en manifestant la force populaire, mit à néant tout les projets arrêtés contre l'Assemblée nationale ; cette petite action de guerre sauva l'avenir de la France. Elle assura l'existence et la puissance féconde de l'Assemblée nationale contre toutes les tentatives de violence qui la menaçaient (Nouvelle approbation sur les mêmes bancs).
On parlait de conflit du peuple et de l’armée, dont il ne fallait pas réveiller le souvenir ; mais contre qui le peuple, soutenu par les gardes françaises, avait-il été engagé, dans les rues, sur les places de Paris, durant les deux journées qui ont précédé le 14 juillet ? Qu’est-ce qu’il y avait autour de Paris et surtout dans Paris ? De l’infanterie suisse, de la cavalerie allemande, de la cavalerie hongroise, dix régiments étrangers, peu de troupes françaises, et c’est contre ces régiments étrangers que les gardes-françaises avaient défendu le peuple et l’Assemblée.
Laissons donc ces souvenirs qui ne sont pas ceux d’une vraie guerre civile.
Il y a eu ensuite, au 14 juillet, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir. (Très bien ! à gauche. - Interruptions à droite.)
A droite. Oui, espérons !
M. Hervé de Saisy. Nous n’en sommes pas bien sûrs !
M. le rapporteur. Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790. (Très-bien ! à gauche.)
Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé.
L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France, - personne que Dieu n’a fait l’âme de la France, - mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (Très-bien ! sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France. Rappelez-vous donc que ce jour-là, le plus beau et le plus pur de notre histoire, que d’un bout à l’autre du pays, les Pyrénées aux Alpes et au Rhin, tous les Français se donnèrent la main. Rappelez-vous que, de toutes les parties du territoire national, arrivèrent à Paris des députations des gardes nationales et de l’armée qui venaient sanctionner l’œuvre de 89. Rappelez-vous ce qu’elles trouvaient dans ce Paris : tout un peuple, sans distinction d’âge ni de sexe, de rang ni de fortune, s’était associé de cœur, avait participé de ses mains aux prodigieux préparatifs de la fête de la Fédération ; Paris avait travaillé à ériger autour du Champ-de-Mars cet amphithéâtre vraiment sacré qui a été rasé par le second empire. Nous ne pouvons plus aujourd’hui convier Paris et les départements sur ces talus du Champ-de-Mars où tant de milliers d’hommes se pressaient pour assister aux solennités nationales.
M. Lambert de Sainte-Croix. Il faut faire dire une messe !
M. le rapporteur. Nous trouverons moyen de remplacer le Champ-de-Mars. Un peuple trouve toujours moyen d’exprimer ce qu’il a dans le cœur et dans la pensée ! Oui, cette journée a été la plus belle de notre histoire. C’est alors qu’a été consacrée cette unité nationale qui ne consiste pas dans les rapports matériels des hommes, qui est bien loin d’être uniquement une question de territoire, de langue et d’habitudes, comme on l’a trop souvent prétendu. Cette question de nationalité, qui a soulevé tant de débats, elle est plus simple qu’on ne l’a faite. Elle se résume dans la libre volonté humaine, dans le droit des peuples à disposer de leur propre sort, quelles que soient leur origine, leur langue ou leurs moeurs. Si des hommes associés de sentiments et d'idées veulent être frères, ils sont frères. Contre cette volonté, la violence ne peut rien, la fatalité ne peut rien, la volonté humaine y peut tout. Ce qu’une force fatale a fait, la libre volonté le défait. Je crois être plus religieux que personne en proclamant cette puissance et ce droit de la volonté humaine contre la prétendue force des choses qui n’est que la faiblesse des hommes. (Très-bien ! très-bien à gauche.)
Si quelques-uns d’entre vous ont des scrupules contre le premier 14 juillet, ils n’en ont certainement pas quant au second. Quelles que soient les divergences qui nous séparent, si profondes qu’elles puissent être, il y a quelque chose qui plane au-dessus d’elles, c’est la grande image de l’unité nationale, que nous voulons tous, pour laquelle nous nous lèverions tous, prêts à mourir, si c’était nécessaire. (Approbation à gauche.)
M. le vicomte de Lorgeril. Et l’expulsion de demain ? (Exclamations à gauche.)
M. le rapporteur. Oui, je ne doute pas que ce soit là un sentiment unanime, et j’espère que vous voterez unanimement cette grande date qu’aucune autre ne saurait remplacer ; cette date qui a été la consécration de la nationalité française et qui restera éternellement gravée dans le cœur des Français.
Sans doute, au lendemain de cette belle journée, les nuages s’assemblèrent de nouveau, la foudre en sortit : la France, en repoussant d’une main l’étranger, se déchira de l’autre main, mais, à travers toutes les calamités que nous avons subies, à travers tous ces courants d’action et de réaction qui ont si longtemps désolé la France, cette grande image et cette grande idée de la Fédération n’ont pas cessé de planer sur nos têtes comme un souvenir impérissable, comme une indomptable espérance.
Messieurs, vous consacrerez ce souvenir, et vous ferez de cette espérance une réalité. Vous répondrez, soyez-en assurés, au sentiment public, en faisant définitivement du 14 juillet, de cette date sans égale qu’a désignée l’histoire, la fête nationale de la France. (Applaudissements à gauche.)

Rapport
fait au nom de la commission chargée d’examiner le projet de loi, adopté par la Chambre des députés, ayant pour objet l’établissement d’un jour de fête nationale annuelle, par M. Henri Martin, sénateur.
Messieurs, le Sénat a été saisi d’une proposition de loi votée, le 10 juin dernier, par la Chambre des députés, d’après laquelle la République adopterait la date du 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.
La commission, qui m’a fait l’honneur de me nommer son rapporteur, a délibéré sur le projet de loi dont vous avez bien voulu lui confier l’examen.
Deux de nos collègues ont combattu, non la pensée d’une fête nationale, mais la date choisie pour cette fête. Ils ont proposé deux autres dates, prises dans l’histoire de la Révolution, et qui, toutes deux, avaient, suivant eux, l’avantage de ne rappeler ni luttes intestines, ni sang versé. L’un préférait le 5 mai, anniversaire de l’ouverture des Etats généraux en 1789 ; l’autre recommandait le 4 août, dont la nuit fameuse est restée dans toutes les mémoires.
La majorité, composée des sept autres membres de la commission, s’est prononcée en faveur de la date votée par la Chambre des députés. Le 5 mai, date peu connue aujourd’hui du grand nombre, n’indique que la préface de l’ère nouvelle : les Etats généraux n’étaient pas encore l’Assemblée nationale ; ils n’étaient que la transition de l’ancienne France à la France de la Révolution.
La nuit du 4 août, bien plus caractéristique et plus populaire, si grand qu’ait été le spectacle qu’elle a donné au monde, n’a marqué cependant qu’une des phases de la Révolution, la fondation de l’égalité civile.
Le 14 juillet, c’est la Révolution tout entière. C’est bien plus que le 4 août, qui est l’abolition des privilèges féodaux ; c’est bien plus que le 21 septembre, qui est l’abolition du privilège royal, de la monarchie héréditaire. C’est la victoire décisive de l’ère nouvelle sur l’ancien régime. Les premières conquêtes qu’avait values à nos pères le serment du Jeu de Paume étaient menacées ; un effort suprême se préparait pour étouffer la Révolution dans son berceau ; une armée en grande partie étrangère, se concentrait autour de Paris. Paris se leva, et, en prenant la vieille citadelle du despotisme, il sauva l’Assemblée nationale et l’avenir.
Il y eut du sang versé le 14 juillet : les grandes transformations des sociétés humaines, - et celle-ci a été la plus grande de toutes, - ont toujours jusqu’ici coûté bien des douleurs et bien du sang. Nous espérons fermement que, dans notre chère patrie, au progrès par les Révolutions, succède, enfin ! le progrès par les réformes pacifiques.
Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire.
Elles ont passé trop vite, ces heures où tous les coeurs français ont battu d’un seul élan ; mais les terribles années qui ont suivi n’ont pu effacer cet immortel souvenir, cette prophétie d’un avenir qu’il appartient à nous et à nos fils de réaliser.
Votre commission, pénétrée de la nécessité de donner à la République une fête nationale ;
Persuadée par l’admirable exemple qu’a offert le peuple de Paris le 30 juin 1878, que notre époque est capable d’imprimer à une telle fête un caractère digne de son but ;
Convaincue qu’il n’est aucune date qui réponde comme celle du 14 juillet à la pensée d’une semblable institution,
Votre commission, messieurs, a l’honneur de vous proposer d’adopter le projet de loi voté par la Chambre des députés.
L’un de nos collègues avait pensé qu’il serait utile d’ajouter la qualification de légale à celle de nationale que la Chambre des députés a appliquée à la fête du 14 juillet, et ce afin de préciser les conséquences juridiques qui découleront de l’adoption de la présente loi.
Comme une fête consacrée par une loi est nécessairement une fête légale, votre commission a pensé que cette addition n’avait point d’utilité, et qu’il n’y avait pas lieu de modifier la rédaction du projet de loi qui vous est présenté ainsi qu’il suit.

Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880
En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).
Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.
La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".
Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.
Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris
samedi 19 juin 2010
AUNG SAN SUU KYI... 65 ANS ET DEPUIS 20 ANS EN RESIDENCE SURVEILLEE A RANGOON, BIRMANIE...
« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »
Aung San Suu Kyi en résidence surveillée à Rangoon (Birmanie)depuis plus de 20 ans...
Vincent Portier
"20 ANS D'APPEL A LA RESISTANCE..."
"Aung Sann Suu Kyi, nous ne vous oublions pas...ni pour aujourd'hui, ni pour demain..."
Merci à l'engagement de Madame Jane Birkin (voir ci-dessous) pour sa lutte en faveur des Droits des Femmes et contre le régime autocratique de la junte Birmane et plus généralement de toutes les formes d'atteinte à la Liberté des peuples à disposer d'eux mêmes...
Aujourd'hui âgée de 65 ans, Aung San Suu Kyi bénéficie de nombreux soutiens dans le monde entier, notamment de l'ONU et de l'organisation Campagne pour une Birmanie libre (Free Burma Campaign). Le groupe rock irlandais U2 lui dédie la chanson Walk On, un film sur sa vie est réalisé par le cinéaste John Boorman (Au-delà de Rangoon, 1995), l'Université Libre de Bruxelles et l'Université catholique de Louvain lui octroient le titre de docteur honoris causa. Retrouvez sa biographie après le programme des manifestations en l'honneur de ce 19 juin 2010 ,date de son 65e anniversaire...
Aung San Su Kyi par Jane Birkin
En ce jour d’anniversaire d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, Amnesty International a l’honneur de s’associer à Jane Birkin pour présenter la chanson qu’elle a écrite pour elle. Depuis sa rencontre avec Aung San Suu Kyi il y a une dizaine d’années, Jane Birkin soutient inlassablement le peuple birman. Cette chanson émouvante et militante est une plaidoirie pour le combat que mène Aung San Suu Kyi pour la démocratie au Myanmar (ex-Birmanie).
Indignée par la répression des moines et de la population birmane à l’automne 2007, Jane Birkin a écrit cette chanson et l’a interprétée depuis sur les scènes du monde entier. La chanteuse militante vient de terminer à Paris l’enregistrement en studio de cette plaidoirie en faveur d’Aung San Suu Kyi, dont le texte reprend des informations diffusées par Amnesty International.
http://www.amnesty.fr/aungsansuukyi http://dassk.org/ http://www.info-birmanie.org/
Aung San Suu Kyi fêtée dans le monde entier
Vidéo Report: Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix birmane, a déjà passé 14 années de sa vie en prison ou en résidence surveillée, en raison de ses opinions démocratiques. Diffusé sur www.claptv.fr /Réalisation vidéo : Cédric Belliard
Aung San Suu Kyi, la figure de l’opposition à la junte birmane, fête aujourd’hui ses 65 ans, sous haute protection. Voilà en effet 21 ans que la résistante passe ses journées tantôt en prison tantôt en résidence surveillée.
Des flashmobs et des rassemblements sont prévus dans le monde entier afin de célébrer l’anniversaire du prix Nobel de la paix 1991, tout en rappelant que cette dernière est encore tenue en captivité.
L’ancien président américain Jimmy Carter a affirmé qu’elle était “un symbole mondial du courage face à la répression”. Selon un porte parole de Human Rights Watch, Aung San Suu Kyi représentera toujours une menace pour le régime birman tant qu’elle est en vie.
En Grande-Bretagne, le ministre des affaires étrangères a demandé à ce que la “Dame de Rangun” soit libérée dans l’immédiat et sans conditions. Aung San Suu Kyi devait être libérée en mai 2009 avant qu’un américain ne s’introduise chez elle à la nage. Cette visite lui a valu 18 mois de plus d’assignation à résidence.
La mobilisation internationale précipitera-t-elle sa libération ?
Jessica N. pour Starwizz
Célébrations pour l'anniversaire d'Aung San Suu Kyi le 19 juin
AFP 01:28
Birmanie: des arbres pour le 65e...
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, unique prix Nobel de la paix à être privée de liberté, fêtera son 65e anniversaire samedi 19 juin, toujours en résidence surveillée. Vingt mille arbres devaient être plantés dans le pays pour honorer le combat de cette femme, épouvantail d'un des régimes militaires les plus fermés du monde. Le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), vainqueur des élections législatives de 1990 mais écartée du pouvoir, est à l'origine de cet hommage. Durée: 1min29.
Le 19 juin, la communauté birmane de France et les associations Info-Birmanie, Reporters Sans Frontières, la FIDH, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie et Femmes Solidaires célèbreront les 65 ans d’Aung San Suu Kyi.
Une célébration douce-amère puisqu’Aung San Suu Kyi demeure privée de liberté depuis plus de 14 années, et que la junte a récemment confirmé son maintien en détention. En cette année 2010, l’anniversaire du Prix Nobel de la Paix coïncide tristement avec le 20ème anniversaire des dernières élections démocratiques qui se sont tenues en Birmanie le 27 mai 1990 et durant lesquelles le peuple birman exprimait de façon irrévocable son désir de changement.
Alors que les généraux ont annoncé pour la fin de l’année 2010 la tenue de nouvelles élections législatives, le processus de démocratisation est au point mort et ce scrutin, qui s’annonce comme une farce électorale, garantira la pérennité de ce régime militaire, l’un des plus répressifs au monde. Face à ce risque d'institutionnalisation de la dictature en Birmanie, une grande coalition d’organisations birmanes et internationales a lancé une campagne pour clamer publiquement son opposition à la situation politique en Birmanie et dénoncer le processus électoral. A cet effet, une pétition a été lancée et les votes seront remis au gouvernement français après les célébrations des 65 ans d’Aung San Suu Kyi.
A Paris, retrouvez-nous samedi 19 juin à partir de 18 heures avec au programme :
18 h : danses traditionnelles birmanes
18h45 : buffet birman
20h : projection du documentaire Burma VJ
21h30 : débat
Lieu : 12, rue Guy de la Brosse – 75005 PARIS
Métro Jussieu
Pour plus d’infos sur l’évènement à Paris : infobirmanie@gmail.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Action pour Aung San Suu Kyi samedi 19 juin à Strasbourg
18h : projection du documentaire Burma VJ
19h30 : débat
Lieu : Cinéma Odyssée
3 Rue des Francs Bourgeois - 67000 Strasbourg
Organisé par Info-Birmanie Strasbourg.
Pour plus d’infos sur l’évènement à Strasbourg : infobirmanie.strasbourg@gmail.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Vous ne pouvez pas être présents ?
> Soutenez Aung San Suu Kyi et le mouvement démocrate birman en signant la pétition pour des élections libres en Birmanie ! http://infobirmanie.wufoo.com/forms/r7x3p9/
> Postez un message de solidarité sur votre compte Facebook ou Twitter, en mettant en ligne un portrait d'Aung San Suu Kyi ou le logo appelant à des élections libres en Birmanie !
http://www.info-birmanie.org/images/images_birmanie/campagne/birmanieelections-logo.gif
http://www.info-birmanie.org/ images/images_birmanie/assk_ 10.png Sites officiels:http://www.amnesty.fr/aungsansuukyi http://dassk.org/ http://www.info-birmanie.org/

Biographie : Qui est Aung San Suu Kyi ?
- 1990 : prix Rafto décerné par la Fondation Rafto pour les droits humains.
- 1990 : prix Sakharov pour la liberté de pensée
- 1991 : prix Nobel de la paix
- 2005 : prix Olof Palme
- 2008 : Prix de la Fondation décerné in abstentia par le Forum de Crans Montana et remis par M. Jacques Barrot Vice-Président de la Commission Européenne et M. Federico Mayor Co-Président du Panel des Nations Unies pour l'Alliance des Civilisations
Elle est membre de la fondation PeaceJam
Lire également l'article: http://portier.canalblog.com/archives/2010/03/08/17128691.html
Par Noël Blandin / La République des Lettres

Fille du général Aung San (leader de la libération birmane et dirigeant national assassiné en 1947) et de la diplomate Daw Khin Kyi, Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon (Myanmar, anciennement Birmanie), peu avant que la Birmanie ne se libère de la tutelle colonisatrice de la Grande-Bretagne.
C’est le général Aung San qui a négocié l’indépendance de la Birmanie en 1947. Il est assassiné par des rivaux la même année. Sa fille Aung San Suu Kyi a seulement deux ans lors de la mort de son père. Elle vit avec sa mère et ses deux frères à Rangoun (appelée parfois Rangoon ou Yangon), à l'époque capitale du pays. Aung San Lin, l’un des frères de Suu Kyi, est mort accidentellement alors qu’elle avait huit ans.
Sa mère, Daw Khin Kyi, commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics, gagne peu à peu une certaine importance dans le paysage politique du gouvernement des années 1950 et 1960 puis est nommée ambassadrice de la Birmanie en 1960 à Delhi, en Inde. Suu Kyi étudie à l’École anglaise catholique de Birmanie puis rejoint sa mère en Inde afin de terminer ses études secondaires au College Lady Shri Ram à New Delhi en 1964.
Suu Kyi déménage ensuite en Grande-Bretagne, où elle suit un cursus de philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College d'Oxford de 1964 à 1967 elle clôturera ses études par un doctorat (phd) à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres. Elle travaille ensuite à l'étranger, notamment comme secrétaire aux Nations Unies à New York, et épouse en 1972 le Dr. Michael Aris, un anglais spécialiste des civilisations tibétaines.
Aung San Suu Kyi partage dès lors sa vie entre le Royaume-Uni et le Bhoutan, pays où habite son mari, et donne naissance à deux enfants, Alexander en 1973, et Kim en 1977. En 1988, Aung San Suu Kyi retourne vivre en Birmanie pour s'occuper de sa mère malade. Cette même année, le général Ne Win, à la tête d'une junte militaire au pouvoir depuis 1962, doit démissionner. Des troubles éclatent dans le pays mais sont brutalement réprimés par l'armée avant qu'une nouvelle junte reprenne le pouvoir.
Engagée dans la lutte pour la démocratie, Aung San Suu Kyi et ses amis politiques fondent alors, en septembre 1988, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, plébiscitée par la population, la secrétaire générale de la LND prône la non-violence pour renverser le régime en place et propose des réformes pour installer durablement la démocratie en Birmanie.
Le 20 juillet 1989, Aung San Suu Kyi est arrêtée. Les militaires lui offrent le choix entre quitter la Birmanie ou être emprisonnée. Elle décide de rester dans son pays et sera assignée à résidence dans sa villa du 54 rue de l'Université à Rangoun. La mesure n'empêche pas la LND de remporter près de 80% des sièges lors des élections de 1990 mais le régime au pouvoir refuse le résultat du scrutin et accentue la répression contre les opposants. De sa résidence surveillée, Aung San Suu Kyi continue de lutter pour la paix et l'indépendance du pays, écrivant plusieurs discours et livres politiques.
Elle devient aux yeux du monde la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. En 1990, elle reçoit le Prix Rafto pour les droits humains, puis en 1991 successivement le Prix Sakharov pour la liberté de pensée et le Prix Nobel de la paix.
Avec l'argent du Prix Nobel (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire. En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée de sa détention surveillée mais elle sait que si elle quitte la Birmanie, pour rendre par exemple visite à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir.
Le gouvernement multiplie les tracasseries administratives à son encontre, cherchant à lui faire quitter le pays, notamment lorsque son mari décède en 1999 à Londres. Interdite d'activité politique, elle est arrêtée à plusieurs reprises, emprisonnée de septembre 2000 à mai 2002, relâché sous pression des Nations Unies, puis réemprisonnée en 2003. Le prix Olof Palme pour les Droits de l'homme lui est décerné en 2005.
La junte militaire birmane prolonge tous les semestres son assignation à résidence malgré ses graves problèmes de santé. Tous ses moyens de communication (téléphone, courrier, internet, etc) sont filtrés ainsi que ses éventuels visiteurs. Aucun étranger ne peut la rencontrer.
En mai 2007, 57 dirigeants ou ex-dirigeants politiques -- entre autres Bill Clinton, Benazir Bhutto, Jimmy Carter, Vaclav Havel, Jacques Delors,.. -- adressent une lettre au chef de la junte birmane, le général Than Shwe, pour exiger la libération immédiate du "seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde". En septembre de la même année, elle sort brièvement pour saluer devant sa maison des moines bouddhistes qui manifestent contre le pouvoir en place, puis elle est de nouveau mise en prison et de nouveau réassignée à résidence. Deux ans plus tard, la junte birmane l'accuse d'avoir enfreint les règles de son assignation à la suite de l'intrusion d'un Américain, John Yettaw (1), dans sa maison de Rangoon.
Inculpée, elle écope en août 2009 d'une nouvelle condamnation à 18 mois de résidence surveillée qui l'empêchera de se présenter aux élections nationales prévues l'année prochaine. Au total, Aung San Suu Kyi a déjà été privée de liberté pendant plus de 13 ans depuis 1989.
Se libérer de la peur (Éditions des Femmes, 1991), Nationalisme et littérature en Birmanie (Éditions Olizane, 1996) et Ma Birmanie (Conversation avec Alan Clements, Éditions Hachette, 2008) sont les trois principaux livres d'Aung San Suu Kyi traduits en français. Parmi les essais et biographies qui lui sont consacrés (la plupart sont en anglais), citons entre autres Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie de Jean-Claude Buhrer et Claude B. Levenson, et Aung San Suu Kyi, le jasmin ou la lune de Thierry Falise.
« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »Aung San Suu Kyi en résidence surveillée à Rangoon (Birmanie)depuis plus de 20 ans...
Le Collectif Aung San Suu Kyi est à l’initiative du Bus pour la Liberté, qui sillonne pour la première fois la capitale. Il multipliera les actions jusqu’à la libération d’Aung San Suu Kyi, aux côtés des autres ONG pour les droits de l’homme en Birmanie.
Interview de Natalie Dessay et de Patrick Poivre d'Arvor.
Pour sauver Aung San Suu Kyi, nous avons besoin de vous ! Vite !
Ecrivez-nous dès maintenant à : collectifassk@gmail.com
D’avance, merci du fond du cœur. ------------
Notes
1) Condamné à 7 ans de prison ferme pour ce délit, John Yettaw a été libéré quelques jours après le procès, à la suite d'une rencontre entre le sénateur démocrate Jim Webb, proche de Barack Obama, et le général Than Shwe.
Sites officiels:http://www.amnesty.fr/aungsansuukyi http://dassk.org/ http://www.info-birmanie.org/












Projet de loi











a>