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vendredi 11 juin 2010

GAZA/PALESTINE: OBAMA TEND LA MAIN A ABBAS....

Le bon, la brute & le truand....?

Obama assure Abbas de sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient

Le président américain, Barack Obama a reçu à Washington mercredi 9 juin 2010 Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne. Le président américain a dit espérer des « progrès significatifs » cette année au Proche-Orient malgré le raid israélien contre la flottille humanitaire destinée à Gaza. Barack Obama a appelé Israël à alléger le blocus de Gaza, et a promis une aide supplémentaire de 400 millions de dollars pour les Palestiniens.

La situation à Gaza est intenable, a répété Barack Obama à l’issue de la rencontre, en expliquant qu’il avait évoqué avec Mahmoud Abbas les moyens de mettre en œuvre un allègement du blocus :

« Je pense que le président Abbas est d’accord avec moi pour dire qu’Israël ne doit pas recevoir des missiles en provenance de Gaza. Il faut trouver un moyen de stopper l’arrivée des armes qui mettent en danger la sécurité d’Israël, tout en permettant aux habitants de Gaza de vivre leurs rêves et leurs espoirs ».

« Je suis confiant, a déclaré Barack Obama, dans la possibilité de faire avancer le processus de paix. A condition que les deux parties aient la volonté de prendre leurs responsabilités et de respecter les engagements qui ont été pris. »

Barack Obama demande donc aux Palestiniens de s’efforcer d’empêcher les actes de violences anti-Israéliens. Mais c’est sur le gouvernement israélien qu’il met la pression la plus forte. « Il faut cesser la colonisation », dit-il, répétant fermement ce qu’il avait déclaré il y a une dizaine de jours devant Benyamin Netanyahu.

« Les deux parties doivent aussi comprendre qu’il est dans l’intérêt stratégique des Palestiniens et des Israéliens de vivre côte-à-côte dans la paix et la sécurité ». Barack Obama qui réaffirme aussi, très fermement, sa volonté de parvenir à une solution à deux Etats. « Nous sommes sur la même longueur d’ondes, sur ce point et sur la question des colonies », a affirmé le porte-parole du leader palestinien.

Le refroidissement des relations entre Washington et le gouvernement israélien semble donc désormais consommé.

Rien n’a fondamentalement changé dans la position américaine. Barack Obama s’est abstenu, mercredi, de condamner Israël pour l’assaut de la flottille qui a fait neuf morts le 31 mai. Il s’est contenté de demander une nouvelle fois à l’Etat hébreu de se conformer aux demandes du Conseil de sécurité des Nations unies sur la question de l’enquête....

MAHMOUD

Un État palestinien et un israélien? Le concept s'érode, dit Abbas

Agence France-Presse
Washington

Le concept d'une solution à deux Etats israélien et palestinien vivant côte à côte au Proche-Orient «commence à s'éroder», a déclaré jeudi le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'un discours à Washington.

«Je voudrais exprimer ma préoccupation face à une situation très difficile», a-t-il déclaré lors de son intervention devant un groupe de réflexion de la capitale américaine.

«Le concept d'un Etat palestinien (...) aux côtés d'un Etat israélien, je le crains, commence à s'éroder et le monde commence à ne plus y croire, à ne plus nous faire confiance pour parvenir à cette situation», a-t-il ajouté.

«Certains d'entre nous disent: "nous ne voulons pas de solution à deux Etats, nous voulons une solution à un seul Etat, vivre en Israël", mais pour la majorité des Palestiniens, c'est inacceptable», a poursuivi le leader palestinien.

M. Abbas a également appelé Israël à «prendre des mesures» démontrant «ses intentions pacifiques».

«Les Israéliens devraient se défaire de certains comportements pour se montrer sous un jour positif», a déclaré M. Abbas, assurant que «les Arabes ne sont pas contre la paix, pas plus que les musulmans».

Ces propos interviennent à la suite du raid mené par un commando israélien le 31 mai contre une flottille humanitaire en route pour Gaza en dépit de l'embargo, qui a fait neuf morts et a plongé les relations israélo-palestiniennes dans une nouvelle crise.

L'enquête sur ces faits «ne doit pas être laissée entre les mains d'Israël», a plaidé M. Abbas, alors que le gouvernement israélien a proposé d'organiser une enquête interne et d'ampleur limitée. «Israël ne peut enquêter sur lui-même», a ajouté le dirigeant palestinien, qui a réclamé une enquête internationale «comme l'a proposé le secrétaire général de l'ONU», Ban Ki-moon.

«Israël a attaqué la flottille dans les eaux internationales, ce qui est illégal et inacceptable», a poursuivi M. Abbas. Les commandos israéliens «ont attaqué des innocents qui n'avaient ni armes ni intentions agressives et transportaient simplement de l'aide humanitaire vers Gaza», a-t-il ajouté, réclamant la fin du blocus israélien de la bande de Gaza.

L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, doit se rendre à nouveau dans la région la semaine prochaine, mais les perspectives de son voyage semblent assombries par cette crise.

Le président américain Barack Obama, qui a reçu mercredi M. Abbas à la Maison Blanche, a pourtant fait preuve d'optimisme, estimant que des «progrès significatifs» étaient possibles au Proche-Orient d'ici à la fin 2010 et promettant que les Etats-Unis pèseraient «de tout leur poids» pour faire sortir le processus de paix de «l'impasse».

Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a déclaré mercredi que M. Abbas était venu aux Etats-Unis avec comme message la nécessité urgente de progresser dans ces discussions.

«Le temps est crucial, c'est son message, nous avons besoin de voir une avancée réelle vers une solution à deux Etats et la fin de l'occupation», a-t-il dit.

M. Abbas doit avoir des discussions jeudi avec plusieurs hauts responsables et parlementaires américains, dont le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, James Jones. Vendredi, il rencontrera la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.

A lire aussi:

  • L'émissaire américain bientôt de retour au Proche-Orient
  • Abbas à Washington pour faire le point sur Gaza
  • Mahmoud Abbas partage ses inquiétudes à Bob Rae
  • Israël en eau trouble
  • Posté par PORTIER VINCENT à 09:58 - CONFLITS - Commentaires [0] - Permalien [#]
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    mardi 1 juin 2010

    GAZA/POLITIQUE AUTISTE: ISRAEL FERME LA PORTE...


    Vidéo Entretien: La réputation d’Israël est "ternie" par Elie Barnavi
    envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct. 

    Pour Elie Barnavi, diplomate et historien israélien, en Israël, "la force remplace la politique", "Gachi politique, diplomatique et humanitaire de première grandeur..."

    Un mot sur Elie Barnavi:

    Après des études d'histoire et de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem, à l'Université de Tel Aviv et à la Sorbonne, Elie Barnavi est nommé professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel Aviv, où il dirige le Centre d'études internationales. Il a aussi été directeur d'études à l'Institut de défense nationale et membre du mouvement La Paix Maintenant. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il reprend ensuite son enseignement d'histoire à l'Université de Tel Aviv. Il dirige le comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles. Il a notamment publié 'Une Histoire modern d'Israël", une 'Histoire universelle des Juifs", 'Lettre ouverte aux juifs de France', et des ouvrages sur le XVIe siècle français.

    GAZA,entre ciel et terre...

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    Voir: CINEMA/DOCUMENTAIRE: AISHEEN (CHRONIQUES DE GAZA) par Nicolas Wadimoff

    l'ONU réclame une enquête

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    Par Europe1.fr (avec agences)

    Publié le 31 Mai 2010 à 12h34 Mis à jour le 01 Juin 2010 à 08h07

    Après d'âpres négociations, l'ONU a adopté une résolution mardi sur l'attaque de la flottille.

    Israël est sur la sellette. Depuis lundi matin, et l’attaque meurtrière de la flottille humanitaire par l'armée de l'Etat hébreu, les condamnations parviennent des quatre coins de la planète. A l'ONU, une réunion d'urgence a été convoquée lundi soir pour plancher sur une déclaration collective. Et après de très longues heures de discussion, l'instance est parvenue à adopter mardi matin une résolution sur le sujet.

    Le Conseil de sécurité réclame donc à l'Etat hébreu une enquête "rapide, impartiale, crédible et transparente" sur l'intervention militaire, ainsi que la libération immédiate des navires et des civils détenus. par ailleurs, l'ONU a condamné l'abordage meurtrier de la flottille. Les Etats-Unis, réticents jusqu'au bout et derniers soutiens d'Israël, ont donc fini par céder.

    Quelques heures plus tôt, les Etats-Unis avaient dit déplorer les "pertes en vie humaines". Tout en attendant de connaître les circonstances exactes de la "tragédie", selon un communiqué de la Maison-Blanche diffusé lundi. Plus tranché, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est quant à lui dit "choqué" et a réclamé une enquête.

    Des réticences côté américain

    Une majorité d'Etats membres seraient favorables à une déclaration qui exigerait au moins la levée du blocus de Gaza imposé par Israël. Les Etats arabes, eux, voudraient aller plus loin, exigeant une condamnation officielle et une enquête internationale sur les circonstances de l'assaut. Face à eux, les Etats-Unis semblent réticents à critiquer leur allié historique, Israël, et refusait une déclaration comportant une condamnation explicite.

    Selon des diplomates, un désaccord entre la Turquie, rédactrice du projet de texte, et les Etats-Unis, traditionnels protecteurs d'Israël à l'ONU, empêchait l'adoption de cette déclaration qui vise à appeler au lancement d'une enquête sur les circonstances de l'assaut.

    Quelques heures plus tôt, les Etats-Unis avaient dit déplorer les "pertes en vie humaines". Tout en attendant de connaître les circonstances exactes de la "tragédie", selon un communiqué de la Maison-Blanche diffusé lundi.

    L'Union européenne condamne

    Parlant d'une seule voix lundi soir, l'Union européenne a dit "condamner" l'usage de la violence. Auparavant, la France, Chypre, l'Egypte, la Jordanie, l'Autriche, la Grèce, l'Irlande, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Belgique, l'Autriche et l'Espagne avaient tour à tour annoncé qu'ils convoquaient les ambassadeurs d'Israël présents dans leur pays pour avoir des explications. Certains étaient inquiets pour leurs ressortissants ayant pris part à l'expédition. "Nous devons tout faire pour éviter que cette situation difficile ne donne lieu à une escalade", a prévenu la chancelière allemande, Angela Merkel.

    Finalement, seule l’Italie a pris ses distances. La présence de la flottille au large de Gaza "est une pure provocation avec un objectif politique précis", a commenté le sous-secrétaire d'Etat italien aux affaires étrangères, Alfredo Mantica.

    gaza

    La colère des pays arabes

    L'Otan va également se réunir en urgence, à la demande de la Turquie. Ce pays, d’où le convoi est parti, avait exhorté dès dimanche soir Israël à laisser passer le convoi humanitaire. Lundi, la Turquie a dénoncé un "incident déplorable [qui] peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales." Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a pas hésité à dénoncer un acte de "terrorisme d'Etat".

    C’est dans les pays autour du Proche-Orient que les réactions ont été les plus vives. "Ce qu'Israël a commis à bord de la 'flottille de la liberté', c'est un massacre", a estimé Mahmoud Abbas, le président palestinien, qui a décrété trois jours de deuil national.

    Surtout, à Gaza, le Hamas, qui contrôle ce territoire, a appelé "tous les Arabes et les musulmans à se soulever devant les ambassades sionistes dans le monde entier", a déclaré un de ses porte-parole, Sami Abou Zouhri. Dans une région-poudrière, qui ne demande qu’à s’enflammer, Israël pourrait donc bien avoir fait une étincelle aux conséquences dramatiques.

    CHRONIQUES DE GAZA:

    Aisheen (Chroniques de Gaza) de Nicolas Wadimoff

    Le temps qui reste...

    Ce n'est pas le désespoir à proprement parler qui prédomine. C'est autre chose, parfois la vacuité, régulièrement l'envie d'un héroïsme guerrier, de la colère, de l'ennuie ; et du rire. Dans ce pays condamné à l'attente de jours meilleurs, une drôle d'oisiveté prend forme. Oisiveté presque artistique quand des jeunes récupèrent les ossements d'une baleine échouée et les rassemblent sur le sol. L'inutile devient le plus sérieux puisque ce qui était sérieux est devenu absurde. Comme quand les enfants, à l'école, rejouent, en s'étranglant de rire, le désespoir d'habitants bombardés pleurant leurs proches. Certaines images sont drôles parce qu'elles sont atterrantes.

    Gaza gagne à être connue sur grand écran plus qu'à travers la petite lucarne. D'un voyage de 14 jours dans la bande de Gaza, Nicolas Wadimoff revient avec des visions surprenantes, inhabituelles, un regard apolitique rafraîchissant, curieux et aussi avide de beautés.

    Lucie PEDROLA pour www.lepost.fr

    Aisheen (chroniques de Gaza) - Bande annonce Vost FR
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    Posté par PORTIER VINCENT à 13:00 - CONFLITS - Commentaires [0] - Permalien [#]
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