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S.I.D.H,tous les domaines qui touchent l'Homme:Culture-Esprit-Foi-Politique-Justice-Environnement-Recherche..."Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons-nous de nos mutuelles differences Paul Valéry

jeudi 15 juillet 2010

FRANCE/FETE NATIONALE: FEUX D'ARTIFICE EN SONS & IMAGES.

Vidéo Montage: Séquence photos du feu d'artifice du 14 juillet 2010 - 689 photos/Le feu d'artifice en 689 photos animées
envoyé par mairiedeparis. - Futurs lauréats du Sundance.

Vidéo Historique: La Marseillaise par Roberto Alagna.

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mercredi 14 juillet 2010

FRANCE/FETE NATIONALE: 14 JUILLET 1790-14 JUILLET 2010/220 ANS DE LUTTE POUR LES DROITS DE L'HOMME ET DES CITOYENS.

Vidéo Historique: La Marseillaise par Roberto Alagna.

Préambule:

Vincent PortierVincent Portier En ce 14 juillet 2010 il est une citation et une contribution qui passe devant les autres et s'adresse à tous les Français et en premier à nos hommes politiques: ) ou du post-nationalisme:

"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres." Charles de Gaulle.

Contribution au débat sur l'identité nationale (III..) ou du post-nationalisme):

Les XIXe et XXe siècles ont été largement conditionnés par le nationalisme, par les nationalismes et par le patriotisme ethnique, basés sur l’esprit de domination et d’exclusion, sur le principe du sang, sur le droit du plus fort... et leur cortège d’oppressions et d’exterminations, de terreurs et de totalitarismes, de guerres et de barbaries.

Alors, qu’en sera-t-il du XXIe siècle ? Le diagnostic dicte le traitement. La prise de conscience de l’inacceptable, la foi en l’humanité, la nécessaire intégration de l’homme dans toutes ses dimensions, l’indispensable échange entre les individus et la nation et entre les nations, l’incontournable multiplicité des identités et leur nécessaire respect, la construction européenne, la primauté du droit appellent à un renversement complet des valeurs et nous poussent à inventer des solutions de rechange, à (re)construire le vivre ensemble.
Deux concepts, deux paradigmes, apparus au cours des dernières décennies, celui de la diversité et celui du patriotisme constitutionnel, apportent une alternative au nationalisme.
Saurons-nous les penser, les reconnaître et les gérer ?Ces deux valeurs montantes, qui constituent aussi une nouvelle éthique, s’imposeront à nous, en premier lieu, pour parfaire la construction de l’Europe, pour permettre aux identités régionales de se (re)construire, et finalement pour assurer la survie des nations.
La nation européenne, si nation européenne il doit y avoir, l’identité régionale, si l’identité régionale doit survivre, ne seront pas ethniques ni l’une, ni l’autre, mais le résultat d’une volonté, d’une conscience et du droit, c’est-à-dire qu’elles seront contractuelles, le fruit d’une adhésion.

En conséquence, il conviendra de relativiser l’ethnicité de nos nations.

En tout état de cause, il nous faut:"garder, protéger et défendre nos valeurs identitaires propres tout en participant, activement, au développement durable d'une cohalition des cultures au sein d'une Nation Européenne respectueuse des droits de chacuns et des devoirs de tous (...) L'homme doit se respecter pour respecter l'Homme." "En ce sens, aucun être humain n'est illégal, pour tous les jours de l'année 2010 et toutes les autres années à venir...pour nous, pour nos enfants, pour demain."
Vincent Portier

LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE
14 Juillet 1790 - 14 Juillet 2010
220 ANS DE RESISTANCE


Le 14 juillet 1790, le premier anniversaire de l'évênement donnera lieu a  une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération à laquelleparticipaîrent dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que des délégués de tous les départements. Le roi et la reine y assistaîrent aux côtès du général de La Fayette, commandant de la garde nationale. Cette Fête de la Fédération consacra le triomphe éphémère de la Révolution pacifique et la promesse d'une monarchie constitutionnelle, respectueuse des droits individuels.

Fete_de_la_federation 14 juillet 1790

Près d'un siècle plus tard, sous la IIIe Rèpublique, le 6 juillet 1880, la Chambre des dèputès adopta une proposition de Benjamin Raspail qui fit de l'anniversaire de la Fête de la Fèdèration la Fête nationale de la République française. Le drapeau tricolore est définitivement celui de la France qui choisit La Marseillaise pour hymne national.

Le calendrier révolutionnaire
Quand nous regardons ces documents, nous remarquons qu 'ils sont datés en jour, mois et années du calendrier spécial dit « Calendrier Républicain »

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Commençons par un peu d' histoire.
Très tôt, les hommes de la Révolution avaient pris conscience que le 14 juillet 1789 avait créé une rupture avec le passé et voulurent ainsi le montrer  à l' Europe entière. Dans la rédaction des documents officiels, ils firent suivre la date de la mention «an   de la Liberté ». Nous pouvons le remarquer sur ce document qui possède comme date «11 mai 1792 an 4 de la Liberté »
L' astronome LALANDE demande dés 1790 que soit changé le calendrier.

Officiellement, la Convention Nationale décrète le 2 janvier 1793 que la «seconde année de la République, sera datée du 1 er janvier 1793 »
Beaucoup de révolutionnaires trouvèrent qu' il n'y avait pas réellement changement de calendrier et que ceci ne marquait pas suffisamment la rupture. Le comité d' Instruction Publique, décida de faire une étude approfondie, dans le but de définir une véritable ère nouvelle.

Mettant à profit le hasard qui avait fait que la déclaration de la création de la République le 22 septembre 1792 tombait le jour de l' équinoxe d' automne, la Convention Nationale, par le décret du 5 octobre 1793, abolissait, pour les usages civils, L'Ere vulgaire du calendrier grégorien, rapportait le décret du 2 janvier précédent et fixait «L'Ere des Français » au 22 septembre 1792 et divisait l' année en 12 mois égaux de 30 jours et de cinq jours complémentaires, appelés les  «sans-culottides ».

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IMG2 Deux personnages jouèrent un rôle important dans la définition et l' adoption de ce nouveau calendrier révolutionnaire Fabre d' Églantine Philippe François (né en 1750, poète et Conventionnel), fut le secrétaire de Danton et fut guillotiné en 1794 avec les dantonistes, il réalisa les dénominations  nouvelles de ce
Flamme de Fabre d' Églantine
calendrier et  Riomme Gilbert (né également en 1750, mathématicien participant aprèsThermidor à des émeutes des sans-culottes parisiens et à ce titre fut arrêté et condamné à mort en 1795, mais où il préférera se poignarder avant son exécution). Il poussa à accepter le  décret.
C' est ainsi que les noms des mois, des jours sont inspirés des saisons, de leur climat, de la flore, de la faune et des travaux journaliers.

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L' article X  de ce décret indique que l' année bissextile qui tous les 4 ans possède un jour en plus portera "sextile". Dans le calendrier républicain, ce jour supplémentaire était placé en fin d' année, devenant ainsi un 6e jour complémentaire d' où l' expression"sextile".
Ce calendrier fut utilisé jusqu'au 11 nivôse an XIV (1 er janvier 1806).
Nous pouvons trouver ces dominations du calendrier révolutionnaire sur différents cachets

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portrait de Fabre dégelant

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Hôtel des Postes
Lettre ayant circulé  en franchise de port et possédant un cachet rond  " COMITE DE SALUT PUBLIC avec inscription NONIDI et la griffe en vert  "  Convention Nationale 

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14_Juillet_fete_nationale

14 Juillet, fête nationale - Les grands 14 Juillet - La fête -
Au-delà de la métropole

14 Juillet, fête nationale

puce_nb.gif (820 octets) Discussion du projet de loi ayant pour objet l'établissement d'une fête nationale (Sénat, séance du 29 juin 1880)
puce_nb.gif (820 octets) Rapport
puce_nb.gif (820 octets) Projet de loi
puce_nb.gif (820 octets) Programme du 14 juillet 1880

On connaît rarement l'année - 1880 -  qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".

La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.


Documents

Sénat, séance du 29 juin 1880

Discussion du projet de loi ayant pour objet l'établissement d'une fête nationale

M. Le président. La parole est à M. le rapporteur.

M. Henri Martin, rapporteur. Messieurs, nous ne pouvons que remercier l'honorable orateur, auquel je réponds, de l'entière franchise, de l'entière loyauté avec laquelle il a posé la question comme elle doit être posée, entre l'ancienne société et la société nouvelle, issue de la Révolution.

Cette ancienne société, cette monarchie, messieurs, nous vous l'avons dit bien des fois, nous en acceptons tout ce qui a été grand, tout ce qui a été national, tout ce qui a contribué à faire la France.

Mais où en était-elle, à la veille du 14 juillet 1789 ?

Vous le savez : la royauté, arrivée au pouvoir le plus illimité qu'on ait vu en Europe, était devenue incapable d'en user ; elle-même se vit contrainte d'en appeler à la nation, après un siècle et trois quarts d'interruption des Assemblées nationales de l'ancien régime. (C'est vrai ! - Très-bien ! à gauche.)

Je n'ai pas la prétention de vous refaire l'histoire de cette grande année 1789 ; mais enfin, puisqu'on vient de faire ici le procès du 14 juillet, puisqu'on a symbolisé, dans ce petit acte de guerre qu'on appelle la prise de la Bastille (Rires ironiques à droite) et qui est un très-grand événement historique, tout l'ensemble de la Révolution, il faut bien que nous nous rendions compte, en quelques mots, de la situation où étaient alors Paris et la France.

Le 17 juin 1789, le Tiers Etat s'était déclaré Assemblée nationale. Le 20 juin, la salle de l'Assemblée nationale fut fermée par ordre de la cour. Vous savez où se transporta l'Assemblée, à la salle du Jeu de Paume ! Vous savez aussi quel serment elle y prononça ! L'ère moderne tout entière est sortie de ce serment.

Le 23, déclaration du roi annulant tous les actes de l'Assemblée nationale et la sommant de se séparer.

L'Assemblée ne se sépara pas. La cour parut céder. Mais, le 11 juillet, le ministre populaire, qui était l'intermédiaire entre la cour et le pays, M. Necker, fut congédié, remplacé par un ministère de coup d'Etat ; en même temps, on appela, on concentra autour de Paris une armée entière, une armée, ne l'oubliez pas, messieurs, en très-grande partie étrangère.

A gauche. C'est vrai ! Très-bien !

M. le rapporteur. Et le même jour, le nouveau conseil décida l'émission de cent millions de papier-monnaie, attendu qu'il ne pouvait plus espérer obtenir des ressources de l'Assemblée nationale. C'était la préface de la banqueroute, comme la préface d'un coup d'Etat.

Le malheureux Louis XVI était retombé dans les mains de ceux qui devaient le mener à sa perte. Eh bien, le même jour, dans Paris, vous vous rappelez ce qui se passa au Palais-Royal, cet épisode fameux d'où sortit le grand mouvement des trois journées qui suivirent. Cette petite action de guerre à laquelle je faisais allusion tout à l'heure, en manifestant la force populaire, mit à néant tout les projets arrêtés contre l'Assemblée nationale ; cette petite action de guerre sauva l'avenir de la France. Elle assura l'existence et la puissance féconde de l'Assemblée nationale contre toutes les tentatives de violence qui la menaçaient (Nouvelle approbation sur les mêmes bancs).

On parlait de conflit du peuple et de l’armée, dont il ne fallait pas réveiller le souvenir ; mais contre qui le peuple, soutenu par les gardes françaises, avait-il été engagé, dans les rues, sur les places de Paris, durant les deux journées qui ont précédé le 14 juillet ? Qu’est-ce qu’il y avait autour de Paris et surtout dans Paris ? De l’infanterie suisse, de la cavalerie allemande, de la cavalerie hongroise, dix régiments étrangers, peu de troupes françaises, et c’est contre ces régiments étrangers que les gardes-françaises avaient défendu le peuple et l’Assemblée.

Laissons donc ces souvenirs qui ne sont pas ceux d’une vraie guerre civile.

Il y a eu ensuite, au 14 juillet, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir. (Très bien ! à gauche. - Interruptions à droite.)

A droite. Oui, espérons !

M. Hervé de Saisy. Nous n’en sommes pas bien sûrs !

M. le rapporteur. Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790. (Très-bien ! à gauche.)

Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé.

L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France, - personne que Dieu n’a fait l’âme de la France, - mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (Très-bien ! sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France. Rappelez-vous donc que ce jour-là, le plus beau et le plus pur de notre histoire, que d’un bout à l’autre du pays, les Pyrénées aux Alpes et au Rhin, tous les Français se donnèrent la main. Rappelez-vous que, de toutes les parties du territoire national, arrivèrent à Paris des députations des gardes nationales et de l’armée qui venaient sanctionner l’œuvre de 89. Rappelez-vous ce qu’elles trouvaient dans ce Paris : tout un peuple, sans distinction d’âge ni de sexe, de rang ni de fortune, s’était associé de cœur, avait participé de ses mains aux prodigieux préparatifs de la fête de la Fédération ; Paris avait travaillé à ériger autour du Champ-de-Mars cet amphithéâtre vraiment sacré qui a été rasé par le second empire. Nous ne pouvons plus aujourd’hui convier Paris et les départements sur ces talus du Champ-de-Mars où tant de milliers d’hommes se pressaient pour assister aux solennités nationales.

M. Lambert de Sainte-Croix. Il faut faire dire une messe !

M. le rapporteur. Nous trouverons moyen de remplacer le Champ-de-Mars. Un peuple trouve toujours moyen d’exprimer ce qu’il a dans le cœur et dans la pensée ! Oui, cette journée a été la plus belle de notre histoire. C’est alors qu’a été consacrée cette unité nationale qui ne consiste pas dans les rapports matériels des hommes, qui est bien loin d’être uniquement une question de territoire, de langue et d’habitudes, comme on l’a trop souvent prétendu. Cette question de nationalité, qui a soulevé tant de débats, elle est plus simple qu’on ne l’a faite. Elle se résume dans la libre volonté humaine, dans le droit des peuples à disposer de leur propre sort, quelles que soient leur origine, leur langue ou leurs moeurs. Si des hommes associés de sentiments et d'idées veulent être frères, ils sont frères. Contre cette volonté, la violence ne peut rien, la fatalité ne peut rien, la volonté humaine y peut tout. Ce qu’une force fatale a fait, la libre volonté le défait. Je crois être plus religieux que personne en proclamant cette puissance et ce droit de la volonté humaine contre la prétendue force des choses qui n’est que la faiblesse des hommes. (Très-bien ! très-bien à gauche.)

Si quelques-uns d’entre vous ont des scrupules contre le premier 14 juillet, ils n’en ont certainement pas quant au second. Quelles que soient les divergences qui nous séparent, si profondes qu’elles puissent être, il y a quelque chose qui plane au-dessus d’elles, c’est la grande image de l’unité nationale, que nous voulons tous, pour laquelle nous nous lèverions tous, prêts à mourir, si c’était nécessaire. (Approbation à gauche.)

M. le vicomte de Lorgeril. Et l’expulsion de demain ? (Exclamations à gauche.)

M. le rapporteur. Oui, je ne doute pas que ce soit là un sentiment unanime, et j’espère que vous voterez unanimement cette grande date qu’aucune autre ne saurait remplacer ; cette date qui a été la consécration de la nationalité française et qui restera éternellement gravée dans le cœur des Français.

Sans doute, au lendemain de cette belle journée, les nuages s’assemblèrent de nouveau, la foudre en sortit : la France, en repoussant d’une main l’étranger, se déchira de l’autre main, mais, à travers toutes les calamités que nous avons subies, à travers tous ces courants d’action et de réaction qui ont si longtemps désolé la France, cette grande image et cette grande idée de la Fédération n’ont pas cessé de planer sur nos têtes comme un souvenir impérissable, comme une indomptable espérance.

Messieurs, vous consacrerez ce souvenir, et vous ferez de cette espérance une réalité. Vous répondrez, soyez-en assurés, au sentiment public, en faisant définitivement du 14 juillet, de cette date sans égale qu’a désignée l’histoire, la fête nationale de la France. (Applaudissements à gauche.)

Rapport

fait au nom de la commission chargée d’examiner le projet de loi, adopté par la Chambre des députés, ayant pour objet l’établissement d’un jour de fête nationale annuelle, par M. Henri Martin, sénateur.

Messieurs, le Sénat a été saisi d’une proposition de loi votée, le 10 juin dernier, par la Chambre des députés, d’après laquelle la République adopterait la date du 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

La commission, qui m’a fait l’honneur de me nommer son rapporteur, a délibéré sur le projet de loi dont vous avez bien voulu lui confier l’examen.

Deux de nos collègues ont combattu, non la pensée d’une fête nationale, mais la date choisie pour cette fête. Ils ont proposé deux autres dates, prises dans l’histoire de la Révolution, et qui, toutes deux, avaient, suivant eux, l’avantage de ne rappeler ni luttes intestines, ni sang versé. L’un préférait le 5 mai, anniversaire de l’ouverture des Etats généraux en 1789 ; l’autre recommandait le 4 août, dont la nuit fameuse est restée dans toutes les mémoires.

La majorité, composée des sept autres membres de la commission, s’est prononcée en faveur de la date votée par la Chambre des députés. Le 5 mai, date peu connue aujourd’hui du grand nombre, n’indique que la préface de l’ère nouvelle : les Etats généraux n’étaient pas encore l’Assemblée nationale ; ils n’étaient que la transition de l’ancienne France à la France de la Révolution.

La nuit du 4 août, bien plus caractéristique et plus populaire, si grand qu’ait été le spectacle qu’elle a donné au monde, n’a marqué cependant qu’une des phases de la Révolution, la fondation de l’égalité civile.

Le 14 juillet, c’est la Révolution tout entière. C’est bien plus que le 4 août, qui est l’abolition des privilèges féodaux ; c’est bien plus que le 21 septembre, qui est l’abolition du privilège royal, de la monarchie héréditaire. C’est la victoire décisive de l’ère nouvelle sur l’ancien régime. Les premières conquêtes qu’avait values à nos pères le serment du Jeu de Paume étaient menacées ; un effort suprême se préparait pour étouffer la Révolution dans son berceau ; une armée en grande partie étrangère, se concentrait autour de Paris. Paris se leva, et, en prenant la vieille citadelle du despotisme, il sauva l’Assemblée nationale et l’avenir.

Il y eut du sang versé le 14 juillet : les grandes transformations des sociétés humaines, - et celle-ci a été la plus grande de toutes, - ont toujours jusqu’ici coûté bien des douleurs et bien du sang. Nous espérons fermement que, dans notre chère patrie, au progrès par les Révolutions, succède, enfin ! le progrès par les réformes pacifiques.

Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire.

Elles ont passé trop vite, ces heures où tous les coeurs français ont battu d’un seul élan ; mais les terribles années qui ont suivi n’ont pu effacer cet immortel souvenir, cette prophétie d’un avenir qu’il appartient à nous et à nos fils de réaliser.

Votre commission, pénétrée de la nécessité de donner à la République une fête nationale ;

Persuadée par l’admirable exemple qu’a offert le peuple de Paris le 30 juin 1878, que notre époque est capable d’imprimer à une telle fête un caractère digne de son but ;

Convaincue qu’il n’est aucune date qui réponde comme celle du 14 juillet à la pensée d’une semblable institution,

Votre commission, messieurs, a l’honneur de vous proposer d’adopter le projet de loi voté par la Chambre des députés.

L’un de nos collègues avait pensé qu’il serait utile d’ajouter la qualification de légale à celle de nationale que la Chambre des députés a appliquée à la fête du 14 juillet, et ce afin de préciser les conséquences juridiques qui découleront de l’adoption de la présente loi.

Comme une fête consacrée par une loi est nécessairement une fête légale, votre commission a pensé que cette addition n’avait point d’utilité, et qu’il n’y avait pas lieu de modifier la rédaction du projet de loi qui vous est présenté ainsi qu’il suit.

Projet de loi

Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".

Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.

Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris

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mercredi 7 juillet 2010

FRANCE/AFRIQUE: D'UNE DIPLOMATIE "ARTIFICIEUSE"/Entretien avec Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur de la France au Sénégal


Interview de Jean-Christophe Rufin ambassadeur sortant de France:Vidéo Entretien du 30 juin 2010/50minutes: Jean Christophe Rufin ambassadeur sortant de France au Sénégal dit tout sans langue de bois comme à son habitude. Ses relations avec la famille Wade (Karim et son père) la politique sénégalaise, le système électoral, l'opposition, la politique africaine de l'Élysée, etc... M. l'ambassadeur donne sa vision éclairée avec une franchise et une honnêteté qui lui ont valu d'être combattu par Karim Wade et son père qui ont finit par obtenir de Claude Guéant son remplacement

Préambule:

Il faut toujours se méfier des pièces rapportées et du type de cadeaux qu'on leurs offre(voir la photo ci-dessous). Très souvent, lorsqu’elles quittent la famille, elles perdent tout devoir de réserve. C’est ce qui vient de se passer avec Jean-Christophe Rufin, écrivain et ambassadeur sortant de la France au Sénégal, dont les fonctions ont pris fin le 30 juin 2010.

En publiant une tribune signée d'Hubert Védrine et Alain Juppé ainsi qu'une longue interview de l'écrivain et ancien ambassadeur du Sénégal, récemment débarqué, Jean-François Rufin (à lire des extraits ci-dessous), le journal Le Monde s'est fait le porte-voix de la crise que traverse le Ministère des affaires étrangères. Un contexte budgétaire difficile et un ministre écarté des processus de décision, le quai d'Orsay traverse une zone de turbulences.

Lire l'article du Monde:"Cessez d'affaiblir le Quai d'Orsay !":http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/06/cessez-d-affaiblir-le-quai-d-orsay_1383828_3232.html

Photo du mercredi 11 novembre 2009. Pierre Nora a remis l'épée d'académicien à Jean Christophe Rufin, membre du prix Méditerranée, lors d'une cérémonie au Quai d'Orsay offerte par Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères. Une photo qui appartient désormais au passé...

La charge de Rufin contre un Quai d'Orsay

«complètement marginalisé et sinistré»

Par LIBÉRATION.FR

On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Décrivant dans un entretien au «Monde» un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré», des diplomates dans le «désarroi le plus total», Rufin regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et des «réseaux de lobbying».

Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par Libération. Kouchner lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires. Mais Jean-Christophe Rufin, nommé à Dakar en 2007 par Nicolas Sarkozy, et débarqué fin juin sur insistance du président Abdoulaye Wade, détaille par le menu cette diplomatie si paradoxale: «D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par derrière et par d'autres.»

Photo:Jean-Christophe Rufin, Élu à l’Académie française, le 19 juin 2008, au fauteuil de Henri Troyat (28e fauteuil).

«Kouchner devrait «savoir partir»

Invité de RTL ce matin, l'auteur de «Katiba» a évoqué «une politique africaine indiscutablement en crise». Selon lui, «le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines». Celles-ci sont gérées par Claude Guéant. «Très influent», l'ancien préfet «agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement». «Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur», s'inquiète Rufin.

L'ancien président d'Action contre la faim s'en prend aussi aux «intermédiaires officieux qui ont été remis en selle depuis trois ans». «Les réseaux se sont reconstitués», explique-t-il à RTL, «on a quelque chose de très opaque». «Absolument pas représentatifs de l'intérêt général», ces lobbyistes «sont payés» pour faire valoir leur point de vue. Construits «à l'inverse des réseaux Foccart», ces «visiteurs du soir» font inévitablement penser à l'avocat Robert Bourgi, conseiller de plusieurs chefs d'Etat africains.

Et Rufin, qui craint que la France ne perde une «chance historique» de rompre avec la Françafrique - engagement de Nicolas Sarkozy en 2007 -, d'enfoncer le clou: «Obligé d'avaliser beaucoup de décisions (...) à contrecœur», Kouchner devrait «savoir partir».

(REUTERS/Johannes Eisele)

«On n'est jamais trahi que par les siens»

Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier «boudait» et qu'il avait su «s'alimenter à la bonne source» pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale ce mardi, il s'est fait plus offensif: «J'espère - on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine.»

«Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)», a rétorqué le ministre. «Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar», a-t-il ajouté.

Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard Kouchner, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert Védrine et Alain Juppé, viennent de publier dans «Le Monde» une tribune dénonçant «l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France».

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Sarkozy et Kouchner sont-ils à la hauteur?

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Par Jean-Michel Demetz, Vincent Hugeux, Dominique Lagarde, Eric Mandonnet, Marcelo Wesfreid , publié le 09/07/2008

A quoi sert donc aujourd'hui Bernard Kouchner On peut se poser la question, répond l'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, dont il fut naguère le secrétaire d'Etat.  [...] Le sherpa de Nicolas Sarkozy, Jean-Daniel Levitte, discutte avec le ministre des Affaires étrangères, le 7 juin dernier, à Beyrouth.  [...] A mon époque, j'avais plus d'autonomie. Je me souviens d'avoir eu des discussions avec Mitterrand où j'avais le dernier mot.  [...]

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Les touristes devenus otages devront payer leurs frais de libération |StreetGeneration 

streetgeneration.fr

Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères a proposé un projet de loi pour faire rembourser par les touristes qui seraient devenus des otages les frais engagés par la France pour leur libération. Cette article 13 prévoit que «l’Etat peut exiger le remboursement de tout ou partie des dépen...

Jean-Christophe Rufin : "Le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines"

L'écrivain Jean-Christophe Rufin, que Nicolas Sarkozy avait nommé ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) en août 2007, a quitté ses fonctions le 30 juin après que le président Abdoulaye Wade a demandé à la France son départ, et l'a obtenu. Quittant la diplomatie, il a retrouvé sa liberté de parole et s'exprime sur la politique africaine de la France.

ENTRETIEN (Extrait):

Qui dirige aujourd'hui la politique africaine de la France ?

Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit : les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude Guéant, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.

Que s'est-il passé depuis trois ans ?

Il s'est passé que Bernard Kouchner n'a pas souhaité ou pas pu s'imposer dans ce domaine et, plus généralement, en politique étrangère. Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes.

D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. M. Kouchner a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale (ONG). Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.

Vous mettez en cause l'influence auprès de l'Elysée de "réseaux occultes" sur la politique de la France en direction de l'Afrique. De quoi s'agit-il ?

Ces réseaux sont construits à l'inverse des réseaux Foccart qui existaient du temps du général de Gaulle et étaient censés servir les intérêts de la France. Aujourd'hui, il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises. Le pire est qu'ils parviennent à faire croire en haut lieu que leurs analyses sont plus désintéressées que celles fournies par les ambassadeurs, alors qu'ils sont stipendiés et ne font qu'exprimer l'opinion de leurs clients.

Lire l'intégralité de l'entretien avec Jean-Christophe Rufin dans l'édition Abonnés du site et disponible dans les kiosques ce mardi à partir de 14 heures.

Propos recueillis par Philippe Bernard

Biographie de Jean-Christophe Rufin

Photo: Jean-Christophe Rufin

Chronique d'un homme libre:

Bio Académie française (2009):

Études aux lycées Janson-de-Sailly et Claude-Bernard à Paris, Faculté de médecine Pitié-Salpêtrière.
Docteur honoris causa de l’université Laval (Québec) et de l’Université catholique de Louvain (Belgique).
Docteur en médecine (spécialité en neurologie et psychiatrie), Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris.
Interne (1975-1981), chef de clinique et assistant des hôpitaux de Paris (1981-1983) puis attaché (1983-1985) des hôpitaux de Paris, chargé de mission auprès de Claude Malhuret (secrétaire d’État aux Droits de l’homme) (1986-1988), attaché culturel et de coopération près l’ambassade de France au Brésil (1989-1990), vice-président de Médecins sans frontières (MSF) (1991-1993), conseiller auprès de François Léotard (ministre d’État, ministre de la Défense) (1993-1995), praticien hospitalier à l’hôpital Saint Antoine à Paris (1995-1998) ; administrateur de la Croix-Rouge française (1994-1996), de l’Institut Pasteur, du groupe France Télévisions et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) (depuis 2005) ; directeur de recherche (1996-1999) à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) ; directeur médical puis président (2002-2007) d’Action internationale contre la faim (AICF) devenue (1999) Action contre la faim (A.C.F.) ; ambassadeur, haut représentant de la République au Sénégal depuis 2007.
Élu à l’Académie française, le 19 juin 2008, au fauteuil de Henri Troyat (28e fauteuil).

Dernière publication de l'écrivain...

kka

Aujourd'hui ex-ambassadeur du Sénégal et de la Gambie, Jean-Christophe Rufin continue d'écrire. Dans son "Katiba", il explore les motivations qui président à un attentat et "tisse la toile d'un thriller au goût de soufre".

La revue de presse: Le Monde & Libération

Un ambassadeur de France en exercice peut-il publier un roman sur un sujet aussi sensible que le terrorisme islamiste ? Oui, apparemment. Il faut dire que Jean-Christophe Rufin n'est pas du sérail : ce médecin, qui a exercé entre autres la psychiatrie à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, est devenu écrivain, a obtenu le prix Goncourt en 2001 pour Rouge Brésil (Gallimard), avant d'entrer à l'Académie française. Jean-Christophe Rufin nous fait pénétrer dans le cerveau de ces fondamentalistes qui sont toujours entre deux prières, le kalachnikov à portée de la main. Les dialogues sonnent juste. A Paris, nous assistons, entre autres, à "l'essayage" d'une ceinture d'explosifs sur un futur martyr. On découvre aussi le fonctionnement d'une agence de renseignement privée qui a son siège en Belgique et travaille pour le compte de mystérieux commanditaires aux Etats-Unis..

.Après la fin du roman, l’auteur s’adresse à ses lecteurs. Il rappelle que ce livre est un «ouvrage de pure fiction», ce qui effectivement ne tombe pas sous le sens, et parle des personnes et des rencontres qui ont inspiré son histoire. Et là, tout à coup, arrive une émotion qui n’est pas dans le roman, en particulier quand il parle de son ami Michel Noureddine K. «Cet homme entre deux mondes, c’est Jasmine».

Lire plus sur :

AFRIQUE/ROMAN:KATIBA de Jean-Christophe Rufin (..), avant d'entrer à l'Académie française. Jean-Christophe Rufin nous fait pénétrer dans le cerveau de ces fondamentalistes qui sont toujours ..., Jean-Christophe Rufin a dirigé plusieurs grandes organisations humanitaires.Rufin a 58 ans et il a eu 50 vies. ...

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mercredi 2 juin 2010

25e SOMMET AFRIQUE-FRANCE "L'Afrique est notre Avenir" Nicolas Sarkozy

EVENEMENT,Discours d'ouverture du 25ème Sommet France-Afrique par Nicolas Sarkozy
envoyé par publicsenat. - L'actualité du moment en vidéo.

Vidéo: Discours d'ouverture du 25e Sommet Afrique-France /Nicolas Sarkozy & Mohamed Hosni Moubarak (Vidéos de clôture & conférence de presse:Liens en bas de page)

Extraits:"Je mesure pleinement l'honneur que vous faites à la France.(...) Je mesure également que votre présence par les attentes qu'elle exprime fait peser sur nous....(...) Un sommet Afrique-France pour quoi faire..? (..) Néocolonialisme...(..) Entretenir l'illusion d'un rôle révolue..(...) Relation particulière...Nous avons des choses à nous dire...Nous avons des choses à faire ensemble...Il n'est plus possible d'évoquer les grandes questions de Monde sans la présence de l'Afrique..(..)Nos destins sont indissolublement liés...L'Echec de l'Afrique serait le drame de l'Europe...(..) Il y a une communauté de destin..Il y a une communauté d'intérêt...La nouvelle relation Franco-Africaine je l'a veut décomplexée..sur la base de l'égalité..Nous devons pouvoir parler de tout...Une relation partenariale...(..)Tournée vers le futur..Dieu que nous avons passé du temps à évoquer le passé,alors que nous avons tant à faire pour construire l'Avenir..(..)    L'Afrique est notre Avenir...Nicolas Sarkozy

Sommet France-Afrique de Nice : UNE CLAIRE CONSCIENCE DE DESTINS INDISSOLUBLEMENT LIES

Le 25è sommet Afrique-France s'est ouvert hier à Nice en présence de 38 chefs d'État et de gouvernement africains dont le président de la République, Amadou Toumani Touré. Le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, son homologue de la Banque mondiale, Robert Zoellick, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, étaient également présents dans la métropole de la Côte d'Azur. La ville établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon, enregistre cependant quelques grands absents, notamment le président ivoirien Laurent Gbagbo ou le Guide de la révolution libyenne Muammar Al Khadafi qui se sont fait représenter.

Le continent africain a bel et bien son mot à dire sur les grandes questions qui concernent le monde.

 

Les enjeux climatiques et le développement étaient mardi au centre de la deuxième et dernière journée de débats du 25e sommet Afrique-France de Nice, au lendemain d'échanges nourris sur l'implication de l'Afrique dans la gouvernance mondiale.

La place de l'Afrique dans les échanges commerciaux de la France s'est recroquevillée autour de 2%, après avoir occupé plus de 40% dans les années 60.

Lire aussi sur Africa Eco: Des entreprises s'engagent à bannir la corruption en Afrique

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Robert Mugabe, Omar El Bechir, Nicolas Sarkozy .

Une cinquantaine de chefs d’Etats africains ont été invités par la France à participer du 31 mai au 1er juin 2010 à Nice au sommet Afrique-France. Le sommet devait initialement se dérouler en février à Charm El Cheikh, en Egypte, avant qu’il ne soit décidé de le tenir en France.

Les présidents Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak vont co-présider le sommet France-Afrique de Nice.

De source diplomatique française, les deux chefs d'Etat dont la présence est refusée par la France sont: Omar el-Béchir, du Soudan sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité et Robert Mugabe du Zimbabwe, qui est en disgrâce sur la scène internationale.

Il est cependant dit que ces deux présidents ont reçu une lettre du président Nicolas Sarkozy leur demandant de désigner un représentant pour le sommet de Nice.

Ce grand rendez-vous entre Français et Africains traitera des thèmes qui constituent aujourd'hui des enjeux pour l'avenir du continent africain à savoir la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, la question de paix et de sécurité ainsi que celle relative au climat et au développement. La particularité du rendez-vous de Nice est que pour la première fois le sommet Afrique-France s'ouvre à près de 200 chefs d'entreprise français et africains. Une poignée d'opérateurs économiques maliens a ainsi répondu à l'invitation du gouvernement français.

Le volet économique du sommet, considéré comme le plus important, est marqué par des ateliers de travail sur le renforcement des dispositifs juridiques pour favoriser les affaires en Afrique, la facilitation de l'accès des entreprises aux financements, la construction et le renforcement de la compétitivité des entreprises africaines. La cérémonie d'ouverture a été marquée par le discours du président français Nicolas Sarkozy et de celui de son homologue égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, dont les pays coprésident le sommet.

Nicolas Sarkozy et Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, 76 ans, président en exercice de l'Union africaine (UA)

RELATION PARTICULIERE.

Après avoir souhaité la bienvenue aux différentes délégations, le chef de l'État français a souligné la pertinence du partenariat entre la France et les États africains dans ce monde du 21è siècle où les défis économiques, sécuritaires et politiques sont de plus en plus nombreux. "Oui, nos réunions ont un sens. Oui, il existe une relation particulière entre la France et l'Afrique.

"Nous avons des choses à nous dire, et par-dessus tout nous avons des choses à faire ensemble", a-t-il assuré. Le continent africain, a estimé Nicolas Sarkozy, a bel et bien son mot à dire sur les grandes questions qui concernent l'Europe et le monde entier.

A ce propos, il a plaidé pour une coopération partenaire sans complexe entre l'Afrique et l'Europe. "Je suis convaincu qu'on ne peut pas évoquer les grandes questions du monde sans la présence du continent africain. Ce qui fonde notre conviction, c'est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés.

L'échec de l'Afrique serait aujourd'hui le drame de l'Europe. Entre amis, nous devons parler de tout sans gêne. La nouvelle relation franco-africaine, je la veux décomplexée. Une relation partenaire, il n'y a pas d'un côté des grands pays, de l'autre des petits, mais des partenaires qui ont des intérêts à défendre, des points de vue à faire valoir, sur la base d'une relation d'égalité et tournée vers le futur", a expliqué le président français.

Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika

Et Nicolas Sarkozy d'ajouter : "Dieu que nous avons passé beaucoup de temps à évoquer le passé alors que nous avons tant à faire pour construire l'avenir, bien sûr en tirant les leçons de ce passé".

Il a reconnu que l'Afrique a des valeurs et des potentialités que l'Europe ne peut ignorer. "L'Afrique est notre avenir. Le continent africain s'impose chaque jour davantage comme un acteur majeur de la vie internationale.

Le formidable dynamisme démographique de l'Afrique, ses ressources considérables, en font la principale réserve de croissance économique mondiale pour les décennies à venir", relèvera le chef de l'État français.

bbbbNicolas Sarkozy et Laurent Gbagbo (AFP)

En évoquant les thèmes du sommet, notamment la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, Nicolas Sarkozy a confirmé : « Si on se dit ami de l'Afrique, alors il faut être prêt à lui faire une place ».

Il s'est déclaré favorable à la reforme du Conseil de sécurité de l'ONU en tenant compte du souhait des pays africains. Il est inadmissible, a-t-il jugé, que l'Afrique n'ait pas un membre permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Aujourd'hui, les États africains disposent de trois sièges de membres non permanents.

Ils réclament quatre postes supplémentaires, deux permanents avec droit de veto et deux non permanents. Abordant la paix et la sécurité, Nicolas Sarkozy a assuré du soutien de la France dans la lutte contre les nouvelles menaces d'insécurité sur le continent africain comme le trafic de drogue, le terrorisme, la piraterie, les prises d'otages. Ces menaces, déplore-t-il, fragilisent les États africains.

Développant le thème "climat et développement", le président français jugera primordial de travailler ensemble conformément aux décisions prises à Copenhague lors du sommet mondial sur le changement climatique. Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de saluer la présence de près de 200 entrepreneurs économiques français et africains au sommet de Nice. "Ensemble nous pouvons construire la gouvernance mondiale", a-t-il lancé avant d'annoncer que le prochain sommet se tiendra en Égypte.

UN GRAND PAS.

Le président égyptien a, lui, évoqué les défis que le continent africain doit relever pour assurer son développement dans le cadre de sa coopération avec la France.

"J'espère que le sommet de Nice sera un grand pas dans notre coopération, après quatre décennies de rencontres entre nos deux parties", a-t-il indiqué.

Mohamed Hosni Moubarak estime que le continent pour se développer, doit relever plusieurs défis comme ceux liés à la paix et la sécurité, à l'autosuffisance alimentaire, au développement des infrastructures et des ressources énergétiques. Il a souhaité la prise en compte par le sommet des priorités de l'Afrique en matière de développement global, la création d'un mécanisme de suivi pour l'application correcte des décisions issues du sommet, le renforcement du rôle du secteur privé dans le développement de nos États et la création d'un fonds pour financer les projets de coopération entre la France et l'Afrique.

Les chefs d'État et du gouvernement se sont ensuite retirés de la grande salle de conférence pour un huis clos dans une autre salle du Palais des congrès de Nice-Acropolis. Il est ainsi prévu que Nicolas Sarkozy tienne trois réunions à huis clos avec l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement sur les trois thèmes du sommet.

Ce 25è sommet Afrique-France prend fin aujourd'hui par une déclaration finale des chefs d'État et de gouvernement.

La France pourrait s'engager à consacrer 300 millions d'euros (plus de 196 milliards Fcfa) pour la période 2010-2012 pour soutenir les efforts des États africains et de leurs organisations sous-régionales. Paris pourrait aussi s'engager à former 12 000 militaires africains au profit des forces de maintien de la paix de l'Union africaine et de l'ONU sur la même période. Nous reviendrons sur la fin des travaux du sommet dans nos prochaines éditions.

Envoyé spécial M. KEITA : http://www.malijet.com

TOUTES LES VIDEOS DU SOMMET:

Conférence de presse à l'issue du Sommet Afrique-France 

Séance de clôture du 25ème Sommet Afrique-France 

Séance d'ouverture du 25ème Sommet Afrique-France

Posté par PORTIER VINCENT à 14:12 - LETTRES OUVERTES - Commentaires [0] - Permalien [#]
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