lundi 28 juin 2010
FRANCE/MUSEE: ARTS PREMIERS, QUAI BRANLY, EXPOSITIONS & RETROSPECTIVE ANNIVERSAIRE (2006-2010)
ARTS PREMIERS
A l'occasion de ses 4 ans, le musée du quai Branly propose un week-end anniversaire autour de l'exposition Fleuve Congo et du Cinquantenaire des indépendances africaines.
Le musée du quai Branly présente cet été, à travers 170 oeuvres majeures et 80 documents, une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d’Afrique Centrale, à savoir le Gabon, la République du Congo et la République démocratique du Congo.
EXPOSITION
Fleuve Congo, Arts d'Afrique Centrale
du mardi 22 juin au dimanche 3 octobre 2010
Masque anthropomorphe
Masque, Gabon, Punu, début du 20e siècle, bois, pigment dont kaolin, hauteur : 37 cm, 73.1964.10.2
Les masques Okuyi présentent toujours le visage au traits réguliers, sereins et symétriques, coiffé d'une coques de tresses. Les yeux sont mi-clos. La couleur blanche est associée au monde des morts, évoqué ici par le kaolin qui enduit le visage. Le masque représente effectivement une défunte dont les traits lisses et harmonieux évoque une jeune fille revenue du pays des morts. C'est au moment d'un deuil qui frappe la communauté que ce masque se manifeste. Figure d'ancêtre qui réapparaît au milieu des vivants, il concrétise un contact avec le mondes morts et veille à ce que l'ordre social soit rétabli après que la mort l'ait bouleversé. Il sort monté sur des échasse et se déplace ainsi au-dessus de la foule.
Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l’exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo, par diverses populations de langues bantoues.
Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l’exposition met en lumière les oeuvres majeures de l’Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.
Les trois thèmes de l’exposition, fondamentaux communs à ces peuples iconophiles, sont complémentaires :
- les masques et statues ayant le « visage en forme de coeur », et qui assurent l’unité et l’identité des groupes respectifs ;
- l’importance de l’ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage ;
- la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l’autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l’agriculture, de la vie humaine.
L’Afrique centrale est habitée par de nombreux groupes humains ayant chacun son identité propre. Malgré leurs différences, leurs oppositions même, ceux-ci s’exprimaient dans des langues communes, usaient d’institutions semblables, engageaient leur vision du monde dans des rituels initiatiques et thérapeutiques, des danses et des incantations adressées aux esprits de la nature et à leurs ancêtres. Les liens culturels qui relient ses populations couvrant la grande forêt et les savanes subéquatoriales affleurent également dans leurs productions matérielles. Les oeuvres majeures présentées ici en témoignent.
François Neyt, commissaire de l'exposition
http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/fleuve-congo.html
2010-2011
Exposition Autres Maîtres de l'Inde créations contemporaines des Adivasi
du mardi 30 mars au dimanche 18 juillet 2010
Rétrospective les 10 ans du pavillon des Sessions
du mercredi 14 avril au lundi 30 août 2010
Exposition la Fabrique des images
du mardi 16 février 2010 au dimanche 17 juillet 2011
Web promenades à la carte sur le plateau des collections
2006-2010
Week-end anniversaire : 4 ans !
A l'occasion de ses 4 ans, le musée du quai Branly propose un week-end anniversaire autour de l'exposition Fleuve Congo et du Cinquantenaire des indépendances africaines.
Le musée du quai Branly, en quelques chiffres :
25 100 m2 de terrain, 40 600 m2 de bâtiment, 18 000 m2 de jardin, 4750 m2 d'espace d'exposition permanente, 2000 m2 pour les expositions temporaires. C'est aussi un fond de 300 000 objets, dont 3500 exposés. Extraits en images du nouveau musée dédié aux arts d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.

vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 juin 2010
accès libre et gratuit pour tous au Plateau des collections et aux expositions temporaires
de nombreuses activités gratuites tout au long du week-end : films, visites guidées, contes, ateliers, diffusion des matchs de la coupe du monde de football en Afrique du Sud...
Un anniversaire festif et convivial, ouvert à tous !
téléchargez le flyer week end anniversaire : 4 ans ! (document pdf, 2, 4 Mo, nouvelle fenêtre)


Le plateau des collections du musée du quai Branly, deux vues des vitrines de l'Océanie ; © musée du quai Branly, photo Antonin Borgeaud
ARTS PREMIERS
mardi 20 avril 2010
EXPOSITION PARIS/ORSAY: "CRIME ET CHATIMENT" par Robert Badinter
Art, crime et châtiment au Musée d'Orsay
Vidéo: L'ancien garde des sceaux reste fidèle à son combat...

La guillotine, de l'abolition à l'exposition
"La guillotine, transformée en objet de musée ! On ne peut pas rêver un symbole plus éclatant de l'abolition de la peine de mort", a déclaré Robert Badinter à l'AFP. Défenseur de Roger Bontems, l'avocat a accompagné à la guillotine cet homme de 27 ans le 28 novembre 1972 à la prison de la Santé. "Jusque-là, j'avais été un partisan de l'abolition. Dorénavant, j'étais un adversaire irréductible de la peine de mort", a-t-il raconté dans son livre L'abolition (Fayard). Une abolition pour laquelle il s'est battu et qu'il a obtenue en septembre 1981. "C'est cette guillotine-là que je voulais retrouver" pour l'exposition, explique-t-il.
Celle qui est exposé est celle qui a été utilisé jusqu'en 1977. Elle est "recouverte d'un voile noir, comme pendant la Terreur, où on la laissait sur la place de la Révolution, la place de la Concorde actuelle", indique Robert Badinter. "Nous avons débattu sur l'opportunité de l'exposer. Il est apparu que la guillotine obsède la période couverte par l'exposition (1789 à 1939). Elle est partout, dans les romans, les oeuvres littéraires, chez les peintres et les feuilletonnistes", dit-il.
Robert Badinter et Jean Clair ont dû jouer les limiers pour retrouver la Veuve, surnom donné à la guillotine. "Après l'abolition de la peine de mort, en 1981, je ne voulais pas que la guillotine se perde. Elle appartient à l'histoire de la justice", souligne l'ancien ministre de la Justice.
"J'ai écrit à Jacques Chirac, alors maire de Paris, pour lui dire que je souhaitais que la guillotine soit conservée dans un musée parisien. J'ai ajouté qu'elle ne devait pas être montrée avant 25 ans, le temps que les passions s'apaisent", raconte-t-il. "Les 25 ans sont écoulés et avec Jean Clair, nous avons eu beaucoup de mal à la retrouver", dit l'ancien ministre.
"Le musée Carnavalet n'en avait pas voulu car il s'agissait d'une guillotine contemporaine et qu'il ne prenait que les guillotines révolutionnaires. La direction des musées l'avait alors donnée au musée des Arts et traditions populaires. Elle était démontée, dans des caisses conservées dans la cave. Puis il s'est avéré que le musée était amianté. Il a fallu le fermer et ses collections ont été dispersées. On ne savait plus où était la guillotine", raconte Robert Badinter.
"L'administration pénitentiaire m'a appelé un jour pour me dire qu'on l'avait retrouvée au musée pénitentiaire de Fontainebleau. Nous y sommes allés avec Jean Clair mais c'était celle du bagne de Cayenne et celle de la Réunion", dit-il. "Celle que je connaissais avait été envoyée au musée de la Renaissance d'Ecouen qui, à juste titre, n'en avait pas voulu. L'armée, obligeante, l'a alors mise dans une casemate au Fort d'Ecouen", raconte-t-il.
"Quand je l'avais vue à la prison de la Santé en 1972, j'avais été surpris par sa dimension, par ses grands bras maigres dressés. Elle était comme une de ces vieilles idoles devant lesquelles on procède à des sacrifices humains", poursuit-il. "Mais tout cela, c'est de l'histoire", conclut l'ancien ministre.
Art, crime et châtiment au Musée d'Orsay
Par Valérie ODDOS
Théodore Géricault, Étude de pieds et de mains, 1818-1819, Montpellier, Musée Fabre
© Musée Fabre de Montpellier Agglomération photo Frédéric Jaulmes
Avec la guillotine en vedette, le Musée d'Orsay à Paris explore le regard des artistes sur le crime (jusqu'au 27 juin)
L'exposition était une idée de Robert Badinter, ancien garde des Sceaux à l'initiative de l'abolition de la peine de mort.
Elle explore l'image du crime, de 1789 à 1939, à travers 475 oeuvres et pièces, toiles et gravures figurant le crime et sa punition, et aussi la guillotine voilée de noir, ou des moulages de têtes de criminels.
Vidéo
Crime et Châtiment au musée d'Orsay

L'exposition s'ouvre sur les crimes originels qui marquent l'imaginaire occidental. Le parricide avec Oedipe, ou le fratricide de Caïn, représenté par Alexandre Falguière, Gustave Moreau, ou George Grosz sous les traits d'Hitler.
"Pourquoi est-ce que l'homme tue? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l'homme? Je me suis dit que l'art me permettrait d'avancer dans ma connaissance" du crime et de ses châtiments, a expliqué à la presse Robert Badinter qui a fait voter l'abolition de la peine de mort en septembre 1981. "J'ai découvert que ce qui intéresse l'artiste, c'est la violation des interdits fondamentaux, le sacrilège, le sexe, la mort", a-t-il ajouté.
Très vite, on tombe sur la guillotine. "On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui ou non, tant qu'on n'a pas vu de ses yeux une guillotine", écrivait Victor Hugo. En effet, la vue de cette machine à tuer, voilée de noir, à côté du panier qui recueillait le cords du condamné, est glaçante. Autre objet choc, la porte des condamnés à mort, prêtée par le musée pénitentiaire de Fontainebleau. Sur le bois, les prisonniers qui attendaient d'être exécutés ont gravé au couteau de pauvres inscriptions "adieux Frisette'", "pas de chance". Avec des dates. 1899, 1911...
"L'abolition de la peine de mort a constitué le socle fondamental à partir duquel nous sommes partis", explique le commissaire de l'exposition Jean Clair. L'exécution capitale, et en particulier la guillotine, a fasciné. Ses représentations sont nombreuses au moment de la Révolution française, et l'image violente de la tête coupée est récurrente. Alexandre Dumas raconte qu'il a vu "des criminels décapités par le bourreau se lever sans tête". Samson, bourreau de Paris, évoque l'oeil d'un supplicié qui se rouvre.
Très tôt, la peine capitale a eu des opposants: déjà, en 1791, Le Peletier de Saint-Fargeau plaide pour son abolition, en vain. L'idée court tout le long de l'exposition. Goya, par exemple, intitule une petite gravure figurant un supplicié: "la sûreté est aussi barbare que le crime".
A côté des décapités, Goya et Velasquez figurent un garrotté, Warhol la chaise électrique, Rouault ou Géricault des pendus.
Les artistes sont aussi frappés par les criminels: figures de brigands, de femmes fatales, de sorcières ou d'"apaches".
La presse à grand tirage se repaît de faits divers sanglants et en offre des illustrations spectaculaires. Orsay montre une série de unes du Petit journal, pleine page, montrant des crimes atroces, de l'enfanticide au criminel brûlant sa victime ("scène reconstitutée selon les aveux de l'assassin", dit la légende).
A la fin du XIXe siècle, la criminologie devient une science. On explique le crime par des caractéristiques physiques, on étudie la physionomie des criminels, on moule les têtes d'assassins et on établit des têtes caractéristiques de voleur, de meurtrier ou de violeur. Pionnier du fichage anthropométrique, Alphonse Bertillon fait entrer la criminologie scientifique à la préfecture de Paris: il fait prendre en photo la scène des crimes et photographie les criminels de face et de profil. On peut voir à Orsay un album des étrangers expulsés de France, avec photos des intéressés, datant de cette époque.
Quand Robert Badinter, qui pensait à cette exposition depuis dix ans, l'a proposée au musée d'Orsay, avec l'académicien Jean Clair, il n'a pas fallu "cinq minutes" pour qu'elle soit acceptée par Guy Cocheval, le président du musée, relate Jean Clair. Elle a ensuite été montée très vite: 475 pièces ont été réunies en un temps record.
Crime et châtiment, Musée d'Orsay, 1 rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
Tous les jours sauf lundi, 9h30-18h, le jeudi jusqu'à 21h45
Tarifs: 9,5€ / 7€
jusqu'au 27 juin
Le site du Musée d'Orsay
Images de l'exposition: voir notre diaporama
L'ancien garde des sceaux reste fidèle à son combat...

Robert Badinter, à Chisinau, Moldavie, en visite des pénitentiaires moldaves, invité par l'UNICEF. 16 avril 2010/AP Photo/John McConnico
Robert Badinter écrit un opéra sur le sort d'un condamné à mort
Robert Badinter semble ne devoir jamais arrêter son combat contre la peine de mort. Près de trente ans après l’avoir fait abolir, l'ancien garde des Sceaux prépare le livret d'un opéra inspiré du sort du condamné à mort évoqué par Victor Hugo dans sa nouvelle Claude Gueux, rapporte l’AFP. Le compositeur Thierry Escaich en signera la musique.
Victor Hugo avait un peu la même obsession que Badinter: expliquer la gravité et le mal que représentait la peine de mort. Dans Claude Gueux, Hugo mettait en scène un homme qui, après avoir volé pour survivre, est incarcéré à Clairvaux, tue le directeur de la maison centrale puis est condamné à mort. Il avait aussi écrit Le Dernier Jour du condamné - titre explicite- dont Badinter pourrait aussi se servir pour son livret, qui sera créé «début 2013» à l'Opéra de Lyon.
L’ancien ministre de la justice est par ailleurs à l’origine de l’exposition Crime et Châtiment qui se tient au musée d’Orsay jusqu’en juin 2011.
Avec agences
vendredi 9 avril 2010
EXPOSITION PARIS/FRANCE:FEMMES APRES COUP...

"Femmes après coup", une expo choc sur la violence ordinaire
Une expo coup de poing à la Mairie de Paris
Parce que l'on ne parlera jamais assez des violences faites aux femmes, la Mairie de Paris accueille en ses murs une exposition choc. Au travers de portraits et de témoignages vidéos, le photographe laotien Lâm Duc Hiên rapporte la souffrance de ces femmes opprimées à travers le monde.
Le reporter a parcouru le globe : du Guatemala au Pakistan en passant par la Moldavie mais aussi la France, il met sa sensibilité et son talent au service d'une cause mondiale et universelle. Résultat : des clichés d'une beauté saisissante pour traduire l'horreur d'une réalité.
Un travail mené en collaboration avec l'association Médecins du Monde, une évidence pour ce photographe qui a commencé sur le terrain en tant qu'humanitaire et s'est engagé auprès de nombreuses ONG.
Infos pratiques :
Du 8 au 24 avril, du lundi au samedi de 10h à 19h
Hôtel de ville de Paris
Entrée libre
En savoir plus sur www.femmesaprescoup.com
samedi 6 mars 2010
EXPOSITION:COLORBLIND/DIANE TELL
Afrique, Japon, Chine, Amérique du Sud...Chaque image, chaque portrait a une histoire, une « couleur ».
Voyages, rencontres, échanges, musiques... sont traduits dans « colorblind » pour vous faire partager la richesse, la générosité et la sensibilité graphique de Diane Tell.
Retour en images

Diane Tell,argentique,David Scheinmann http://www.davidscheinmann.com/
Cette exposition conçue autour du travail « photo/graphique » réalisé depuis plusieurs années par Diane Tell, utilise pleinement le mélange des techniques argentique et numérique.
COLORBLIND par DIANE TELL :
Chronique d'une passion ...
"PIXOU" de Miles Davis par Diane Tell
Ici, un fichier pdf de la signalétique de l’exposition. signalétique
"Deux inséparables compagnons sont de tous mes voyages,une guitare et un appareil photo."
A l’occasion de la journée de la femme le 8 mars prochain, j’ai été invitée à exposer à Dax dans les Landes, du 2 au 13 mars 2010 à la fois sur le Parvis de la Mairie (grands formats) et dans la Galerie Municipale. Les « Estampes Numériques » de cette nouvelle exposition Colorblind seront réalisées sur un support aluminium par Jérôme Beluze chez Expo Graffic de Biarritz. Ce travail est le fruit d’une longue collaboration, depuis l’expérience africaine Zeruko Txalupa en 1996.
J’ai chanté partout où mon regard s’est posé, pris des photos dans tous les lieux où ma voix m’a portée. En Inde, dans le Kerala, au lever du jour, glissant au ralenti jusqu’au cœur du labyrinthe des Backwaters. En Afrique, sous des millions d’étoiles entourée de musiciens improvisant sur les musiques de la femme blanche. Sur les hauts plateaux de Bolivie essoufflée manquant d’oxygène éblouie par l’éclat de la lumière. D’autres mondes à peine effleurés et qui nous pénètrent à vie. Mes photos deviennent les îlots d’une mémoire où je peux toujours revenir, me souvenir, me réjouir. J’offre mes airs contre quelques clichés. Ces prises, je les archive, les expose, les transforme ou non. Parfois beaucoup plus tard je reprend la pose. La photo de Miles Davis par exemple. Prise dans les années 70 à Montréal, j’ai réalisé son « pixou » 25 ans plus tard.
La réalité propose, le regard dispose. L’instrument de photographie capture une image, la technique la transforme. Ainsi va la création de chacune de mes images. Pas de démarche personnelle particulière, le désir me prend et me guide dans une aventure photographique qui dure depuis l’adolescence. C’est tout simple et assez fort. J’aime les nouvelles technologies mais n’ai jamais abandonné l’argentique. Dans les années 90, le travail du photographe Peter Beard en Afrique m’a beaucoup inspirée. Ses photographies de rhinocéros, de lions, d’éléphants et autres scènes de la savane en noir & blanc sur lesquelles il dessine, colle, superpose, re-cadre, colore à l’infini, je suis sous le charme du photographe, de son histoire et de son travail. En 1996 mon premier grand voyage africain en petit avion me permit de renouer passionnément avec la photographie. J’ai réalisé beaucoup de photos avec un Leica mais notre avion fut cambriolé quelques jours avant notre retour en France et tous les films exposés ou non ont disparus. J’avais également emporté un des tous premiers appareils numériques Fuji. De ce merveilleux voyage, m’est resté le contenu de quelques cartes m émoires et un film. De ces images, j’ai réalisé mes premiers pixous (images retravaillées à la palette graphique…). Pour combler le manque de matière. La qualité des fichiers numériques réalisés avec ces petits appareils n’était pas très bonne en 96, les redessiner en haute définition à la manière de P. Beard allait peut-être produire quelque chose d’intéressant. Voilà comment et pourquoi sont nés mes premiers « pixous ».
Je n’ai pas de plan ou d’idée préconçue de la photo que je veux faire. Au moment de la prise, j’attache beaucoup d’importance à la lumière et au cadre. Pour le reste, c’est à dire le sujet, je me laisse séduire par ce qui m’entoure. D’une image en noir et blanc je fabrique une autre image en couleur tout aussi imparfaite ou irréelle que l’originale. A la recherche de l’imperfection je trouve mon idéal : équilibre ou déséquilibre entre réalité regard et technique.La photographie en noir et blanc est par nature colorblind (daltonienne), elle ne permet pas de distinguer les couleurs. Sur ces images, la couleur aveugle (to blind), artificielle éclatante, elle éblouit.
Exposition à voir à la Galerie d'Art Municipale du lundi au samedi de 14h à 18h et le mercredi et le samedi de 10h à 12h et parvis de l'hôtel de Ville du 2 au 13 mars.
Pour en savoir plus sur le travailde l'artiste : http://www.dianetell.com/colorblind/
Plus encore sur le Site Officiel de Diane Tell:http://www.dianetell.com











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