lundi 10 mai 2010
AFRIQUE/CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES ET DE LA FIN..DE L'ESCLAVAGE EN AFRIQUE.

Monument de la Renaissance Africaine.(photo octobre 2009)
Une trentaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique et du monde ont participés le samedi 3 avril 2010 à Dakar à son inauguration.(voir en fin d'article)
Site officiel: http://www.monuraf.com/
Préambule:
" Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme,mais pas assez pour assouvir son avidité" Gandhi
Les chaînes du colonialisme ont fondu avec le temps pour servir à forger le monument de la renaissance Africaine et permettre de tenter de donner l'image « d'une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière…» mais, "Avant de construire la tour Eiffel, en France, on avait donné à manger au peuple", résume un habitant de Dakar
Cette statue gigantesque (52m) marque sans aucun doute au même titre que le Christ rédempteur du Corcovado au Brésil ou la Statue de la Liberté à New York la volonté réelle de servir de phare pour éclairer le chemin vers une unité humaine respectueuse de la Liberté, de Légalité et de la Fraternité des peuples.
Pour le moment, elle ne représente malheureusement que le masque droit-d’hommiste servant de faire valoir à de nombreux gouvernements Africains* qui, cachés derrière cette entité nouvelle, continuent à leurs compte et ce depuis 50 ans, le pillage systématique des ressources de l’Afrique à commencer par ses ressources humaines.
Sous prétexte de protection aux frontières, d’aide logistique voir d’identité raciale et religieuse, des états Africains biens armés (le plus souvent il est vrai avec l’aide et la bénédiction de ceux qui les fournissent…) entretiennent les clivages ethniques et font main basse à grand renfort de pseudo-forces d’interposition sur les richesses de leurs voisins, de leurs cousins, de leurs frères…
Pourtant, la liste est longue des richesses de l’Afrique…A commencer par ses richesses culturelles, sa diversité autant sociale que religieuse, la beauté de ses paysages, l’intelligence de son peuple pour dompter la terre de ses contrées sauvages et marquer durablement de son empreinte un environnement unique, patrimoine de l’Humanité.
Après avoir découvert cette richesse humaine et passé le temps du « coup de foudre » culturelle nous avons rapidement cherché à dompter ce nouvel amour et avons remplacés les colliers de fleurs et les embrassades par des chaînes aux pieds et des coups de bâtons…
Il y a 50 ans, l’esclavage humain a laissé la place à l’esclavage économique… Les bateaux entre l’Afrique et le Monde ne transportent plus les hommes mais la rançon du travail des hommes…Or, Diamants, Cuivre, Pétrole, Coltan, etc etc…
Notre mode de vie et la responsabilité de nos sociétés modernes dans ce gaspillage humain et économique est patent…
La surexploitation des richesses de l’Afrique et en générale des ressources de la terre nous concerne tous… Les téléphones portables "dernière génération" portent bien cette étiquette tant il est vrai qu'elle cache en fait le génocide de ceux qui n'auront jamais à s'en servir...
Nous sommes tous responsables des « génocidaires » de l’Humanité … Le fait d’en prendre conscience est un premier pas vers un avenir meilleur. La protection de notre environnement commence par la protection de notre Humanité. Vincent Portier
*:Lire l'article sur la construction du Monument de la Renaissance africaine en bas de page
ETAT DES LIEUX DES INDEPENDANCES...
Dans les dix-sept Etats africains ayant accédé à l’indépendance il y a cinquante ans, on célèbre cet événement.
En France,les manifestations se multiplient. Quel bilan peut-on tirer de ce demi-
siècle ? L’analyse de la Coordination pour l’Afrique de demain (Cade).
Il y a cinquante ans, de nombreux territoires sub-sahariens ont eu accès à l’indépendance du drapeau. Mais les héros des indépendances se sont laissé griser ou endormir par le pouvoir avec la complicité des ex-puissances coloniales et des grandes puissances pro- tagonistes de la guerre froide. Une aide tutélaire était nécessaire. Elle s’est accompagnée d’un endettement public, catastrophique, à partir de 1980.
L’économie coloniale s’est donc poursuivie, et seule la scène politique s’est africanisée. Cinq décennies plus tard,la véritable indépendance est en route.
La population du continent est passée de 180 millions d’habitants en 1950 à plus de 850 millions en 2010 !
Cette population a tout submergé, créant des villes très étendues sans vider les campagnes encore peuplées de 500 millions de ruraux. Très peu d’actifs supportent une marée de jeunes et de plus en plus de vieux. La crise de la dette, depuis 1990, a grippé le système. Les sociétés ont dû réinventer leurs traditions, leurs identités, leurs normes et valeurs.
Apparaissent alors les conflits fonciers, autochtones contre allochtones ou éleveurs contre agriculteurs, réduits à des conflits ethniques ou religieux,comme au Nigeria en ce moment. 1994 fut un point de rupture avec la dévaluation du franc CFA, l’arrivée au pouvoir de Mandela en Afrique du Sud et le génocide rwandais.
Les programmes d’ajustement structurel du Fonds monétaire international ont contribué à l’effondrement de nombreux Etats, imposant une rigueur économique qui a pénalisé la santé et l’éducation et favorisé la petite corruption.
Ces programmes ont pourtant des forces.
Dans le Nigeria pétrolier ou le Niger uranifère, des peuples luttent contre les géants de l’énergie, occidentaux et chinois, pour tirer parti des ressources de leur sous-sol.
Un syndicalisme agricole indépendant a permis de bloquer en 2003 la conférence de Cancun, au Mexique, sur le commerce international. Partis uniques et syndicats officiels ont été abandonnés et une presse indépendante s’affirme.
Les revendications politiques sont portées dans la rue, et l’Afrique paie le prix du sang pour avoir la démocratie, comme on l’a vu il y a peu à Conakry.
L’Union africaine a pris en charge la résolution des conflits sur le continent et fait appel à des troupes africaines pour maintenir la paix.
L’Afrique subsaharienne est en sa façon, pour l’indépendance,mais elle ne sera pas pavée de fleurs.
Coordination pour l’Afrique de demain (Cade) :
www.afrique-demain.org
Le Monument de la Renaissance africaine:
Une naissance douloureuse...

Photo aout 2009,la tête n'est pas encore en place mais la statue a été baptisé...La renaissance Africaine.
La Renaissance africaine attendra:
Plus élevée que la statue de la Liberté, à New York, la sculpture installée sur les hauteurs de Dakar, la capitale du Sénégal, représente un Africain au torse musclé tenant sur son bras un bébé qui pointe le doigt vers le large avec, en arrière-plan, la mère, vêtue d'une sorte de tunique grecque qui flotte au vent.
Si quelques Sénégalais défendent le projet et son auteur, la tonalité est, dans l'ensemble, négative. "Avant de construire la tour Eiffel, en France, on avait donné à manger au peuple", résume un habitant de Dakar.
“Ce qui pose problème, c’est ce monument, qu’on rallonge la jupe ou pas, cela ne me dérange pas”, explique Penda Mbow, professeur d’histoire à l’université de Dakar. Elle estime que le problème est que le monument montre une femme jouant un rôle secondaire, “ce qui n’est pas vrai historiquement”.
“Aussi loin que l’on remonte dans l’imaginaire des Africains, il n’y a pas de représentation de rapports homme et femme sous cette forme-là d’un homme qui bande ses muscles, qui montre toute sa puissance, tirant une femme frêle. Ce n’est pas ça l’image de l’Afrique”, renchérit Fatou Sarr Sow, sociologue et chercheuse à l’institut fondamental pour l’Afrique noire et attachée à l’université de Dakar
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SIMILITUDE HISTORIQUE:
Agé de 83 ans, Wade a participé personnellement à la conception de la statue dont le style fait davantage penser au réalisme socialiste de style soviétique qu’à l’art africain traditionnel.

Photo La renaissance Africaine, Dakar, Janvier 2010

L’Ouvrier et la Kolkhozienne,Exposition Internationale, Paris 1937
Créée pour le pavillon soviétique de l’exposition universelle de 1937 à Paris, L’Ouvrier et la Kolkhozienne, une sculpture de 25 mètres (sur le piédestal de 37,5 mètres) y avait fait sensation. Selon les contemporains de cette exposition, les Français avaient persuadé les Russes de ne pas emporter le chef-d’œuvre qui aurait pu devenir l’une des curiosités parisiennes. A Moscou, le monument a été ramené deux années plus tard et installé devant l’entrée nord du Centre panrusse des expositions (ancienne Exposition agricole de l’Union).Depuis 1937, le célèbre couple en acier a été reconstruit à plusieurs reprises. La dernière fois, c’était en 2003 : la statue était partiellement mangée par la rouille et fut démontée en 40 morceaux. On avait alors l’intention de la restaurer pour fin 2005. Cependant, à cause d’un problème de financement, la sculpture est restée démontée plus longtemps que prévu.Il a fallu six ans pour que L’Ouvrier et la Kolkhozienne revienne à sa place. La statue a grandi de 10 mètres et est plus brillante ! Il ne lui reste qu’à attendre l’inauguration officielle le 4 décembre pour conquérir de nouveau les cœurs des Russes et des étrangers.

CHRONIQUE D'UN ACCOUCHEMENT DIFFICILE:
Situé sur l’une des 2 collines des mamelles qui surplombe l’ouest de la capitale sénégalaise, cette statue en cuivre est une sculpture monumentale d’une cinquantaine de mètres représentant un couple et son enfant faisant face à l’océan atlantique.
Ce monument se dresse à la fois comme un souvenir des différentes souffrances que l’histoire à imposer aux peuples noirs et un défi que l’Afrique d’aujourd’hui et sa diaspora lancent à leur intégration aux différents progrès du monde contemporain.
Le Monument de la Renaissance africaine est une imposante structure haute de 52 mètres en bronze et cuivre à Ouakam, une commune d'arrondissement de Dakar, sur l'une des deux collines volcaniques coniques qui surplombent la capitale sénégalaise, les Mamelles, la plus haute portant déjà le phare des Mamelles.
Le monument représente un couple et son enfant, dressés vers le ciel. Il a été officiellement inauguré le 3 avril 2010 lors des cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal.
L'ouvrage, dont les travaux ont débuté en 2002, a couté entre 9 et 15 milliards de francs CFA (15 à 23 millions d'euros). Il fait partie des grands projets du président Abdoulaye Wade qui le veut « dignité du continent ». Il s'agit de montrer au travers d'une famille dressée vers le ciel, l'homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille, « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière ». Le monument figure en effet une famille africaine résolument tournée vers le nord-ouest.
La conception du monument a été confiée à l'architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa, déjà l'auteur – notamment – de la Porte du Troisième millénaire qui surplombe la route de la Corniche. L'œuvre a été dessinée par le président Wade qui en détient le droit d'auteur de 35 %, mais l'œuvre avait été initiée par le célèbre artiste sénégalais Ousmane Sow qui s'est depuis retiré du projet suite a une mésentente avec Abdoulaye Wade. Sa maîtrise d'œuvre est assurée par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies. Le paiement s'est effectué en nature, avec 30 à 40 hectares de terrain qui seront mis en valeur par un homme d'affaires sénégalais.
Selon le ministre sénégalais de la Culture et de la Francophonie, Serigne Mamadou Bousso Lèye, la durée de vie du monument sera de 1 200 ans.
La structure abrite un restaurant panoramique accessible par un ascenseur pour 15 personnes.
L'inauguration du monument initialement prévue le 12 décembre 2009 a été reportée au 4 avril 2010 afin de « correspondre au 50e anniversaire de l'indépendance de nombreux États africains », selon un communiqué officiel. Le 4 avril est en effet le jour de la fête nationale au Sénégal. Le monument a été inaugurée par le président Wade en présence d'une vingtaine de chefs d'État africains et du numéro 2 du régime nord-coréen.

Polémique
Ce projet a fait l'objet de nombreux critiques et a concentré les oppositions au président Wade.
La polémique concerne notamment son coût jugé pharaonique dans un contexte de crise économique du pays, un financement jugé par l'opposition peu transparent et l'annonce publique que le chef de l'État se réserverait, au titre de la propriété intellectuelle, 35 % des recettes engendrées par la visite du monument et la fréquentation des infrastructures attenantes et que son fils Karim Wade présiderait le conseil d'administration de la fondation en charge de la gestion. Il est également critiqué que sa construction ait été faite par la dictature nord-coréenne. Peu avant l'inauguration, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Dakar pour demander la démission de Abdoulaye Wade pour ces raisons.
Alors que certains jugent aussi le style du monument trop stalinien ou y voient des symboles maçonniques, d'autres le trouvent trop païen et indécent (le pagne porté par la femme fut rallongé par rapport au projet initial) dans un pays musulman à 95 %. Le 11 décembre 2009, dans un sermon unitaire, une trentaine d'imams de Dakar et de sa banlieue ont prêché contre le monument comme contraire à l'islam et ont donné une conférence de presse pour expliquer leur position.
En leur répondant, le président Wade a provoqué un incident avec la communauté chrétienne du pays et quelques troubles (violents affrontement entre jeunes chrétiens et forces de l'ordre) en demandant aux imams pourquoi ils ne s'offusquaient pas des statues de Jésus présentes dans les églises, « Des gens adorent le Christ qui n'est pas Dieu », propos dont il s'est par la suite excusé.
Des féministes ont également critiqué la position en retrait de la femme dans la sculpture.
A lire également les articles suivants:
lemonde.fr - Dakar : la statue de l'Afrique, le président, ses droits d'auteur :
www.dakaronline.net/
Le monument de la renaissance ressemble au monument russe ” L’Ouvrier et la Kolkhozienne”:
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dimanche 18 avril 2010
CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES: BORDEAUX AFRIQUE 2010

Le Port de la Lune à l'UNESCO
envoyé par villedebordeaux. -

En 2010, la municipalité célébre l’Afrique dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines. Pour Alain Juppé, « l’Afrique représente un partenaire économique et culturel incontournable avec lequel l’Europe construit un développement durable, mutuel et équitable »

ALAIN JUPPÉ, MAIRE DE BORDEAUX
« Bordeaux, ville africaine par son histoire, son quotidien
et ses actions »
En 2010, la municipalité célébre l’Afrique dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines. Pour Alain Juppé, « l’Afrique représente un partenaire économique et culturel incontournable avec lequel l’Europe construit un développement durable, mutuel et équitable ».
Interview Bordeaux Magazine
Pourquoi Bordeaux s’implique-t-elle autant dans les festivités du cinquantenaire des indépendances africaines ?
On célèbre naturellement ce dont on est proche : Bordeaux est une ville africaine à de nombreux égards. Elle l’est par son histoire, elle l’est plus concrètement aujourd’hui par son quotidien et ses actions.
La Ville mène une politique qui associe et mobilise la communauté africaine de Bordeaux : c’est bien sûr notre conseil de la diversité, et son effort en faveur des initiatives portées par notre monde associatif, mais aussi son action de vigilance et de réflexion.
Ce sont aussi les politiques de la Ville en faveur des anciens combattants d’Afrique des deux guerres mondiales, ou les coopérations décentralisées avec Bamako et Ouagadougou.
C’est enfin l’appui aux initiatives des opérateurs économiques bordelais issus de la diversité.
Par ailleurs, la Ville a réalisé un ambitieux travail de mémoire qui s’est concrétisé en 2009 par une exposition permanente au Musée d’Aquitaine sur son rôle dans la traite des esclaves.
Pour toutes ces raisons, Bordeaux est, comme l’a souligné Jacques Toubon qui préside la mission chargée de cette célébration, « la deuxième capitale » du cinquantenaire en France.
Bordeaux sera une ville-phare de l’année de l’Afrique en regardant son passé, en fêtant notre présent, mais aussi, je tiens à le souligner, en pensant au futur. Car l’Afrique représente un partenaire économique et culturel incontournable avec lequel l’Europe doit construire aujourd’hui un développement durable, mutuel et équitable.
Précisément, vous organisez la conférence internationale des jeunes générations africaines : quel message souhaitez vous leur adresser ?
Un message de confiance dans l’avenir. Et une invitation à se défaire de certaines idées reçues.
La crise mondiale, qui ne doit pas nous faire oublier qu’en 2008, l’Afrique subsaharienne connaissait une croissance annuelle de 4,9 % – tous les pays européens ne peuvent pas en dire autant.
Je voudrais aussi rappeler que l’Afrique est en train d’inventer sa propre façon d’entrer dans le monde globalisé et qu’elle le fait parfois avec un dynamisme inattendu.
Un exemple saisissant est l’accès aux réseaux et technologies de l’information et de la communication, clé du développement.
Il y a dix ans, deux millions d’Africains seulement disposaient d’un téléphone portable et fin 2009, ce sont 400 millions d’Africains qui possèdent cet outil, davantage qu’en Amérique du Nord. Tout va très vite.
C’est donc bien cette réalité, où les contrastes sont encore très grands mais où le futur est ouvert, vers laquelle je veux attirer le regard des jeunes générations africaines.

M.Alain JUPPE, Maire de Bordeaux, ancien premier ministre, a effectué une visite à Bamako, les 23 et 24 septembre 2009, dans le cadre des relations privilégiées qui unissent la ville de Bordeaux et le district de Bamako depuis une dizaine d’années
Lire plus sur:www.ambafrance-ml.org/

Programme des manifestations Bordeaux Afrique 2010
Jacques Toubon, chargé par le Président de la République d’organiser en 2010 la co-célébration, par la France, du cinquantenaire des indépendances de 14 pays africains a été reçu par Alain Juppé.Au cours d’un point de presse commun ils ont présenté le programme des manifestations qui se dérouleront dans ce cadre à Bordeaux.
Du 1er janvier 1960(partie française du Cameroun) au 22 septembre 1960 (Mali),14 pays de l'Afrique sub-saharienne accédaient à l'indépendance.
« C’est cette décolonisation voulue par le Général de Gaulle en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que nous allons célébrer en Afrique et en France avec la volonté commune de faire d’un héritage pesant un capital fructueux » a déclaré Jacques Toubon.
Il a par ailleurs indiqué que Bordeaux avait, à différents titres, compétence pour être ville référence de ces commémorations.
La plupart des manifestations programmées devraient être soutenues et labellisées par le commissariat général du centenaire.
Alain Juppé a, quant à lui, présenté le programme des manifestations bordelaises, renouvelant son « acte de foi en l’Afrique, continent qui possède tous les atouts pour mettre en place un nouveau modèle de société qui ferait appel aux ressources locales, naturelles et humaines ».
4 temps forts
- 16 avril : rencontre-dialogue à l’Hôtel de ville avec les communautés africaines résidant à Bordeaux,
- 14 juin : inauguration de la rue des Combattants d’Afrique (Bordeaux-sud) et vernissage de l’exposition Les Combattants d’Afrique 1939-1945 au Centre Jean Moulin
- 19 et 20 juin : week-end festif et populaire (concerts, stands d’artisanat, de présentation des associations culturelles et de solidarité internationale), place des Quinconces, en amont de la fête de la musique,
- 18 Septembre : rencontre grand public sur les Nouvelles Générations et une réflexion prospective adossées à un colloque rassemblant les universitaires africanistes dans toutes les disciplines, porté par le Centre d’Etudes d’Afrique Noire.
Et aussi :
- 22 au 27 mars : biennale des littératures africaines, à la bibliothèque municipale
- 9 avril : baptême de la dernière promotion de Santé navale,
- avril : cycle de projections sur l’ethnologue et cinéaste Jean Rouch, au Musée d’Aquitaine,
- du 7 au 9 mai : « focus » sur la ville de Bamako dans le cadre d’Agora, biennale d’architecture, d’urbanisme et de design
- Visite concomitante du Maire de Bamako pour la signature-retour du plan d’actions,
- 1er et 2 juin : la tenue des rencontres franco-africaines de l’entreprise organisées par la CCIB,
- octobre : visite du Maire de Ouagadougou pour la signature-retour du plan d’actions et l’inauguration de la rue de Ouagadou
Bordeaux, Patrimoine Mondial de l'Unesco
![]() ![]() Le 28 juin 2007, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a inscrit Bordeaux, Port de la Lune, sur la liste du Patrimoine mondial au titre d’Ensemble urbain exceptionnel. La distinction de ce vaste périmètre de 1810 hectares est une première. La Commission du Patrimoine mondial de l'Unesco n'avait encore jamais honoré un ensemble urbain de cette ampleur.
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S'engager à préserver et à transmettre |
Etre classé au titre du patrimoine mondial n’est pas une fin en soi. L’Unesco demande aujourd’hui aux candidats à cette distinction prestigieuse, de s’engager à préserver et à transmettre aux générations futures un patrimoine bâti et immatériel exceptionnel et à se doter des moyens humains, juridiques et financiers de le faire. C’est l’objet du Plan de gestion du patrimoine mondial, dont la Commission, créée par la Ville en avril 2007, est garante. La gestion du patrimoine suppose de concilier plusieurs exigences complémentaires : la conservation du patrimoine, le développement économique et social, la mise en valeur du patrimoine historique et de la culture vivante, comme la qualité de vie des bordelais.
Le plan de gestion est donc évolutif. Il comprend des éléments réglementaires, tels que le plan local d’urbanisme, le règlement du secteur sauvegardé, la protection au titre des monuments historiques. Il contient aussi les éléments fondateurs de l’identité bordelaise. Les oeuvres d'art voisinent aux côtés de l'histoire, avec l'art de vivre, dont font bien sûr partie la gastronomie ou la culture du vin. C'est encore la spécificité de Bordeaux comme Patrimoine mondial : un patrimoine historique ou contemporain, architectural ou végétal, consensuel ou contesté, dans une continuité urbaine homogène sans rupture depuis plus de deux siècles.
Les membres de la Commission du Patrimoine
mondial se réunissent au moins deux fois par an
sous la présidence du Maire
La Commission a également une mission de suivi des actions entreprises sur le bien. Elle contribue, notamment, à l’élaboration du rapport périodique que l’Unesco demande tous les cinq ans aux états membres sur la gestion des sites inscrits au Patrimoine Mondial.
Ce rapport argumenté permet à l’Unesco de statuer sur la qualité de gestion, ses évolutions, ses mutations et de décider si la ville mérite toujours ou non d’avoir cette distinction.
La commission du Patrimoine mondial
Trois questions à ... Alain Juppé, maire de Bordeaux
Alain Juppé, maire de Bordeaux © DR
Bordeaux a engagé, il y a 12 ans, un projet de requalification urbaine unanimement salué aujourd'hui et qui lui a valu d'être classée par l'Unesco en 2007 pour la qualité de son patrimoine. Comment concilie-t-on la valorisation d'un patrimoine ancien et modernisation urbaine ?
AJ - Ces deux objectifs ne me semblent pas contradictoires. Compte tenu de la richesse patrimoniale de Bordeaux, il était impensable de ne pas faire de sa mise en valeur une priorité forte : d'où le plan lumière, la campagne de ravalement, la requalification des espaces publics comme la place de la Comédie ou la place Pey Berland, l'aménagement des quais. Mais, dans le même temps, je ne voulais pas d'une ville musée : d'où le tramway avec son système innovant d'alimentation par le sol qui évite tout système aérien inélégant dans le centre historique. Et puis aussi l'aménagement de la rive droite et la Zac Bastide qui replacent ces quartiers au centre de la ville où ils apportent de la modernité.
La transformation de la ville se poursuit. Quels sont les grands projets aujourd'hui et que sera Bordeaux demain ?
AJ - Si je voulais résumer notre nouveau projet urbain, j'utiliserais l'image de l'axe ou du croissant. J'entends par là les espaces à urbaniser qui se succèdent du Lac aux bassins à flot puis sur la rive droite au débouché du pont Bacalan Bastide, sur la nouvelle Zac Bastide Niel puis, en parallèle, la Garonne, remontant jusqu'au secteur Deschamps, au pont Jean Jacques Bosc et enfin dans le secteur de la gare.
La gare de Bordeaux sera dans 10/12 ans au cœur d'une toile de TGV qui nous mettra à 2 heures de Paris, 1 h de Toulouse, 1 h 30 de Bilbao. Ce secteur accueillera 10 000 logements, 30 000 habitants et un centre international de tertiaire supérieur que nous baptisons Euratlantique. C'est ainsi que Bordeaux pourra se hisser au rang de métropole européenne.
Les Sem comme BMA ou InCité jouent un rôle important dans la politique de transformation urbaine. Comment estimez-vous la pertinence des Sem dans la mise en œuvre d'un projet aussi ambitieux que celui que vous portez sur Bordeaux ?
AJ - Les Sem sont des partenaires de projet. Sur la base d'un objectif politique dans un cadre contractuel, elles offrent la possibilité de mettre en œuvre avec souplesse et efficacité différents dispositifs d'action (études, négociation foncière, portage foncier, restructuration d'immeubles ou d'îlots, relogement, incitation ou déclenchement de l'action de propriétaires privés). Avec InCité, nous requalifions ainsi le centre historique pour offrir un habitat contemporain dans un patrimoine préservé. 2 000 logements seront réhabilités d'ici 2010. Ces logements sont plus grands et confortables, en locatif à loyer maîtrisé ou libre, ou en accession. Nous luttons contre les logements indignes et insalubres tout en maintenant dans leurs quartiers les habitants qui le souhaitent, nous démolissons ponctuellement le bâti trop dense pour créer des jardins en cœur d'îlots et offrir un nouveau confort dans la ville. Mais nous avons aussi des territoires nouveaux où les Sem peuvent agir efficacement : Bastide II avec BMA et demain Euratlantique.
Voir aussi











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