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lundi 31 mai 2010

SANTE:JOURNEE MONDIALE SANS TABAC

VIDEO CAMPAGNE ANTI-TABAC 2010: Campagne DNF Ne vous faites pas rouler par la cigarette (01:25)

Le tabac est la deuxième cause de mortalité dans le monde. Il est actuellement responsable du décès d'un adulte sur 10.

L'augmentation du prix du tabac doit être en priorité au profit de la lutte contre le tabac et pas le contraire...

Initiative pour un monde sans tabac

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ETAT DES LIEUX DE LA SUBVERTION DES CIGARETTIERS DANS LE MONDE:

Canada:Tentative de chantage au Sponsoring par les cigarettiers

http://www.info-tabac.ca/bull14/offens.html

Suisse:Détournement de la prevention par les cigarettiers

http://www.at-suisse.ch/fr/page-daccueil/facts/industrie-du-tabac/les-cigarettiers-detournent-la-prevention.html

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Rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme, 2009:

Ce rapport aborde la question des environnements sans tabac en raison de la nocivité du tabagisme passif, qui provoque environ 600 000 décès prématurés par an, d’innombrables maladies invalidantes.

Il rend également compte des efforts déployés par les pays pour mettre en oeuvre les mesures du programme de lutte antitabac MPOWER établi en 2008 pour aider les pays à appliquer des mesures relatives à la réduction de la demande de tabac figurant dans la Convention-cadre.

Tabac et appartenance sexuelle: le marketing auprès des femmes...

Les femmes sont une cible de choix pour l’industrie du tabac qui doit recruter de nouveaux consommateurs pour remplacer près de la moitié des consommateurs actuels, qui mourront prématurément de maladies liées au tabagisme.

À l'occasion de la Journée mondiale sans tabac 2010, l'OMS appelle les gouvernements, la société civile et le grand public à protéger les femmes de la fumée du tabac et de la publicité.

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Campagnes de Prévention

Nouvelle campagne de prévention DNF : « Ne vous faites pas rouler par la cigarette »

Site officiel:http://dnf.asso.fr/-Campagne-.html

Malgré l’effort national pour freiner la consommation de tabac, le tabagisme s’accroît chez les jeunes : les indicateurs repartent à la hausse. Selon « Paris sans Tabac » repris par l’Office Français de Prévention du Tabagisme (21 octobre 2009), entre 2004-2007, le taux de fumeurs quotidien chez les « 14 ans » était de 5%, il est passé à 8% en 2008-2009, et pendant les mêmes périodes, ce taux est passé de 8% à 10% pour les « 15 ans », de 14 à 18% pour les « 16 ans », de 20 à 22% pour les « 17 ans » et de 24 à 25% pour les « 18 ans ».

Un constat d’autant plus alarmant que plus on commence à fumer jeune, plus la dépendance sera forte et les dégâts sur la santé importants. Aujourd’hui, 40% des fumeurs de 12 à 25 ans sont déjà dépendants.

Campagne presse et affichage

Une soumission irréversible Vous pensez maîtriser votre consommation de tabac comme tous ceux qui ont commencé la cigarette. Mais la cigarette engendre plusieurs dépendances (comportementale, psychologique et physique) rendant l’arrêt extrêmement difficile. Aujourd’hui, 40% des fumeurs de 12 à 25 ans sont dépendants.

Pernicieuse Quand vous fumez, vous inhalez des centaines de produits hautement toxiques comme l’acétone, le naphtalène (antimite), le cadmium (utilisé dans les batteries), l’arsenic (poison violent), le polonium 210 (élément radioactif), le DDT (insecticide), le mercure, le goudron, le plomb… Chaque année, 66000 personnes meurent du tabagisme en France.

Financière Un fumeur dépense en moyenne 1277 euros par an. En 2009, la vente de cigarettes représente plus de 15 milliards d’euros, consolidant une industrie dont la fortune est déjà colossale.

Sournoise Malgré la législation, l’industrie joue en permanence sur l’image soi-disant positive du tabac : fumer, ce serait se donner plus d’assurance auprès des autres, s’affranchir de l’autorité ou encore quitter le monde de l’enfance. En achetant les bonnes faveurs d’acteurs, de réalisateurs et de magazines, on ne nous présente que l’aspect convivial et festif de la cigarette au détriment de ses conséquences réelles sur la santé et le portefeuille.

La campagne a d’abord été lancée par 3 cartes postales diffusées dans des lieux de sorties des jeunes. Ce volet n’a jamais eu pour but de faire l’objet d’un plan de diffusion massif auprès du grand public. Ceux qui se sont soulevés dans les médias pour dénoncer ces visuels sont ceux qui ont fait leur visibilité. Cette polémique a permis de replacer la question du tabagisme précoce au coeur de l’actualité et des débats. C’est une victoire pour tous ceux qui pensent qu’il est urgent de se donner les moyens appropriés pour combattre ce fléau.


Pour ne plus alimenter cette polémique, et parce que la campagne n’a plus besoin d’être exposée davantage, Droits des Non-Fumeurs et son agence confirment que la diffusion des visuels de la campagne sera limitée aux actions très ponctuelles déjà réalisées ou lancées. Nous poursuivons notre action par ce qui constitue le coeur de la campagne, à savoir le film TV/cinéma gracieusement réalisé et produit par Yvan Attal et Wanda.

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Campagne TV et cinéma

Film publicitaire réalisé par Yvan Attal Droits des Non-Fumeurs lance un film imaginé par BDDP & Fils et réalisé par Yvan Attal

Ce film souhaite imposer l’idée que fumer n’a rien d’une attitude cool et rebelle mais est au contraire signe d’une personnalité facilement influençable.

Il rappelle que fumer n’est autre qu’une soumission docile à un produit contenant les pires substances toxiques et cancérigènes telles l’acétone, le naphtalène (antimite), le cadmium (utilisé dans les batteries), l’arsenic (poison violent), le polonium 210 (élément radioactif), le DDT (insecticide), le mercure, le goudron, le plomb…

Pour mieux créer cette prise de conscience, le film est une fiction qui crée un parallèle imaginaire avec ce qu’aucun jeune n’accepterait : devenir une décharge de produits toxiques pour servir des intérêts industriels. Comble de l’ironie : les jeunes fumeurs acceptent de payer pour ça, un fumeur dépense en moyenne 1277 euros par an.

Ce film imaginé par BDDP & Fils a été réalisé gracieusement par Yvan Attal et la société de production Wanda. Merci également aux acteurs : Félix Baum (le Président), Fogli Lilou, Ossola Charles Philippe, Ludovic Pinette, Nicolas de Lavergne, Benoîte Chivot, Gérard Defosse, Pierre Glenat, Jean Claude Matthey, Agnes Parmantier et Nicolas Planchais.

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    Posté par PORTIER VINCENT à 11:10 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]
    Tags : SANTE


    mardi 18 mai 2010

    SANTE: BILAN 2009/APRES "LA PANDEMIE" QUELS OBJECTIFS POUR DEMAIN...

    GI

    Professeur Marc Gentilini

    "Chaque année, un million de personnes meurent du paludisme et il y a, dans notre pays, 150 000 accidents vasculaires cérébraux.On a dépensé en France 1,5 milliard d'euros pour une maladie qui a causé 350 décès. Il faut certes déplorer ces morts, mais aussi rappeler que leur nombre équivaut à celui des gens qui meurent chaque année anonymement dans la rue sans que l'on consacre beaucoup de moyens à prévenir leur décès."

    "Il y a un milliard d'affamés dans le monde, on estime jusqu'à 3 milliards le nombre d'êtres humains qui n'ont pas accès à l'eau ou à une eau potable - auxquels ne pouvait s'adresser la description donnée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des onze opérations nécessaires pour bien se laver les mains."

    extrait de l'audition du Professeur Marc Gentilini par la Commission d’enquête du Sénat sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)v,  le 05 mai 2010

    DEBAT VIDEO: Marc Gentilini & Jean-Paul Moatti

    Marc Gentilini, est l'ancien président de la Croix-Rouge française de 1997 à 2003, il a également été membre de la Halde de sa création en 2005 jusqu'en 2007. Il est Délégué général de la fondation Chirac pour l'accès aux médicaments et à une santé de qualité depuis 2009.Face à lui Jean-Paul Moatti, professeur d'économie à l'université Aix-Marseille-II, directeur de l'Institut fédératif de recherche "Sciences humaines, économiques et sociales de la santé" (CNRS/université Aix-Marseille /Inserm/IRD).

    BILAN 2009 EN FRANCE:

    AUDITION DU 05 MAI 2010 DE LA COMMISSION DU SENAT:

    Commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)v :

    audition de M. le professeur Marc Gentilini, professeur émérite des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, président honoraire et membre de l’Académie de médecine, membre du Conseil économique, social et environnemental.

    Audition de Mme Marie-Dominique Furet, chargée de mission auprès du directeur général de la santé au ministère de la santé et des sports, auteur d'un rapport sur l'indépendance et la valorisation de l'expertise venant à l'appui des décisions en santé publique

    Audition de M. le Professeur Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l'université de Bordeaux, directeur de l'unité de recherche « Pharmaco-épidémiologie et évaluation de l'impact des produits de santé sur les populations »

    Audition de MM. Christian Lajoux, président, Philippe Lamoureux, directeur général, Mme Aline Bessis, directeur en charge des affaires publiques, et M. Fabrice Meillier, responsable des affaires réglementaires des entreprises du médicament (Leem)

    aperçu

    Voir l'intégralité de l'audition en vidéo sur: Les firmes pharmaceutiques et la gestion de la grippe A (H1N1)

    Lire la transcription de l'audition sur: http://www.senat.fr/bulletin/20100503/grippea.html

    BILAN DANS LE MONDE:L’OMS sommée d’être plus transparente

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    Le docteur Keiji Fukuda, le numéro 2 de l’OMS, mais aussi un porte-parole des fabricants européens des vaccins Photo REUTERS/Vincent Kessler

    L’Organisation mondiale de la santé tient sa 63e Assemblée annuelle.

    Article par Sandra Titi-Fontaine/InfoSud

    Critiquée pour sa gestion de la pandémie de grippe A, elle déplore la réduction de ses budgets

    Alors que la lutte contre le virus H1N1 avait largement dominé les débats en 2009, la 63e Assemblée mondiale de la santé se focalise cette année sur le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans la perspective de l’échéance de 2015, sont-ils suffisamment éclectiques pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne s’attarde pas sur les questions délicates? L’ombre du H1N1 plane toujours, et avec elle de nombreuses interrogations restées sans réponses.

    Cité par l’AFP, Paul Flynn, le parlementaire britannique qui dirige la commission d’enquête du Conseil de l’Europe sur le sujet, affirme que «des sommes énormes ont été dépensées par beaucoup de pays pour acheter des antiviraux et vaccins qui n’ont jamais été utilisés et n’allaient jamais l’être». Soit une facture exorbitante de 83 millions de francs rien que pour la Suisse, où seulement 1,3 million de doses ont été utilisées sur les 10 millions produites.

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    Face à une menace de pandémie apparemment surévaluée, Paul Flynn et d’autres accusent l’OMS d’avoir cédé aux pressions des groupes pharmaceutiques. Mais pour Margaret Chan, directrice générale de l’agence onusienne, il s’agit «d’une simple question de chance». Et d’ajouter dans son discours d’ouverture: «Les vaccins se sont montrés très fiables, avec des effets réduits. Si la situation a été moins grave que prévu, l’OMS est prête à répondre à la critique sur sa gestion de la santé publique.»

    Avec des Etats membres qui lui demandent sans cesse de réduire les dépenses d’un budget qui n’a pas augmenté depuis vingt ans, selon une source travaillant pour l’agence onusienne, «l’OMS est depuis longtemps sensible à l’influence des politiques qui défendent les intérêts de leurs pharmas». Les enjeux sanitaires cristallisent les tensions Nord-Sud, notamment sur les questions de propriété intellectuelle et de production de génériques.

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    «Les Etats du Nord protègent avant tout les brevets déposés par leurs industries», souligne Patrick Durisch, responsable de la santé pour la Déclaration de Berne, association pour un développement solidaire. «Le plan d’action de l’OMS pour relancer la recherche et le développement au Nord en faveur des maladies qui touchent le Sud n’est toujours pas opérationnel depuis son adoption en 2008, en raison notamment d’un manque de financement et de l’opacité de ses experts, accusés de connivences avec les trusts pharmaceutiques.»

    Leishmaniose, maladie du sommeil, dengue… Autant de maladies négligées affectant près d’un milliard de personnes, surtout dans les campagnes du Sud, «qui ne représentent pas un marché rentable pour les pharmas», estime Patrick Durisch. Si la Suisse se montre généreuse pour la recherche et le développement en général – en 2010, les suisses Roche et Novartis se classent respectivement au 2e et 3e rang mondial des industries pharmaceutiques, selon une étude de Pharmactua –, la Confédération consacre seulement 3 millions de francs par an, en moyenne, pour les maladies négligées. Et délègue ensuite la transformation en médicaments au secteur privé.

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    De toutes les batailles d’importance pour la santé, celle des contrefaçons est certainement la plus emblématique aujourd’hui. L’OMS a récemment durci sa définition et donc ses restrictions en matière d’imitations, pénalisant aussi la production et l’exportation de médicaments génériques. Souvent fabriqués en Inde, peu coûteux, ils sont pourtant utilisés par une majorité de malades du Sud.

    Lire l'Article:FAUX-MEDICAMENTS: CHRONIQUE D'UN COMBAT POUR L'EGALITE...

    En ce sens, les membres de la société civile et des ONG espèrent que cette énième conférence sur la santé débouchera sur une résolution pour un processus plus transparent de l’OMS sur ses mécanismes de financement et sur les critères de sélection de ses experts. Pour la Déclaration de Berne, l’agence onusienne doit «donner un signal fort en supprimant les nouvelles restrictions internationales sur la propriété intellectuelle pour mieux renforcer les dispositifs nationaux de surveillance».

    Mais la pression n’est pas près de retomber: selon le cabinet en conseil économique PricewaterhouseCoopers, le marché mondial de l’industrie pharmaceutique devrait tripler pour atteindre près de 1300 milliards de dollars à l’horizon 2020.

    article depuis: http://www.letemps.ch

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    Tags : SANTE

    FAUX-MEDICAMENTS: CHRONIQUE D'UN COMBAT POUR L'EGALITE...

    "De toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé..."
    Jacques Chirac

    Vidéo:L'appel de Cotonou contre les faux médicaments from Fondation Chirac .

    10e rencontre entre les Autorités de santé des pays francophones et Les entreprises du médicament, Genève, 16 mai 2010:Trouver une réponse concertée et organisée au fléau des faux médicaments 

     

    medicaments_624047404 

    Le trafic de faux médicaments est "vingt-cinq fois plus rentable que la vente de drogue".

     

    Alors que la convention Médicrime, destinée à renforcer la lutte contre la contrefaçon de médicaments a été présentée à Bâle, il y a 1 mois, dans le cadre d’une conférence internationale organisée par le Conseil de l’Europe, la 10ème rencontre entre les Autorités de santé des pays francophones et Les entreprises du médicament s’est déroulée dimanche 16 mai à Genève. Cette rencontre qui se tient traditionnellement à la veille de l’ouverture de l’Assemblée Mondiale de la Santé, a réuni les délégations et les acteurs francophones de la santé. La convention Médicrime devrait déboucher sur l’instauration d’un dispositif juridique européen qui permettra la criminalisation de la contrefaçon, de la fabrication et de la distribution de produits pharmaceutiques sans AMM. Le Professeur Gentilini, Délégué général de la fondation Chirac pour l’accès aux médicaments et à une santé de qualité, a participé à cette conférence, et a rappelé aux ministres de la Santé francophones, la démarche de la Fondation contre le trafic de médicaments falsifiés. Il a souligné qu’il est essentiel « de répondre à l’audience très importante constatée après l’Appel de Cotonou (lancé en octobre 2009 par Jacques Chirac et plusieurs chefs d’Etat, NDLR). Il a également rappelé qu’il faut maintenant à la fois mobiliser les opinions publiques, le tissu sanitaire des États, et mobiliser tous les décideurs politiques ».(Lire l'intégralité de son discours en bas de page)

    ffComment lutter à grande échelle contre la contrefaçon de médicaments ? La convention MEDICRIME doit faciliter la coopération internationale et encourager les sanctions. On estime qu’en Europe, un produit médical sur cent est une imitation. Corinne Fugler,France Info :

    Cette convention a été élaborée par le Conseil de l’Europe. Elle concernera à la fois les 47 et leurs partenaires. Pour Kristian Bartholin, juriste au Conseil de l’Europe, MEDICRIME est tout simplement une convention “historique”. C’est le premier instrument juridique international lancé en Europe pour combattre la contrefaçon. Elle doit favoriser la coopération entre douaniers, policiers et services sanitaires par delà les frontières. Dans les pays émergents, on estime qu’un médicament sur deux est un faux, contre un pour cent en Europe. Dans certaines régions d’Europe, pourtant, les faux médicaments représentent jusqu’à 20% du marché, et le trafic est en hausse constante. Pour les faussaires, c’est une activité rentable, un moyen de gagner beaucoup d’argent sans risques. Les signataires de MEDICRIME s’engagent à punir sévèrement la fabrication ainsi que la vente de produits et d’accessoires médicaux contrefaits, même à usage vétérinaire. Parallèlement, le Conseil de l’Europe veut protéger les consommateurs qui achètent leurs médicaments en ligne, une pratique courante en Allemagne ou au Royaume-Uni, qui pourrait se populariser bientôt en France, le ministère de la santé y réfléchit. Jean-Marc Spieser, de la DEQM, la direction européenne de la qualité du médicament et soins de santé, évoque par exemple une signalétique bien visible, pour permettre aux internautes d’identifier les sites fiables. A Bâle, cette semaine, les experts du Conseil de l’Europe ont réglé les derniers détails de cette convention. Elle sera adoptée le 11 mai par le Comité des Ministres, l’instance de décision des 47. Les Etats pourront la signer dès le 25 novembre 2010.(voir en bas de page)

    La chronique de Corinne Fugler en PODCAST sur :http://www.france-info.com/chroniques-l-europe-au-quotidien-2010-04-18-medicrime-la-medication-sans-contrefacon-430458-81-172.html

    Le discours du Professeur Marc Gentilini,Ancien Président de la Croix Rouge,Délégué général de la Fondation Chirac:

    La fondation Chirac, lancée en 2008 à la fin du dernier mandat du Président Jacques Chirac, développe des projets autour de 4 axes définis par le Président :

    Accès à l’eau et à l’assainissement, Lutte contre la déforestation et la désertification, Défense de la diversité culturelle, L’accès à une santé et des médicaments de qualité.

    Chacune de ces problématiques peut être une source de conflits. Entre les populations, et entre les Etats.

    Sur l’accès aux médicaments de qualité, la Fondation prolonge l’engagement du Président Chirac pour un égal accès aux soins :

    -En 1997 à Abidjan, il avait mobilisé les décideurs de ce monde pour agir sans tarder pour l’accès universel aux médicaments contre le VIH/Sida.

    -Sous son action, la France est devenue deuxième contributeur du Fonds Mondial,

    -Des financements innovants ont été initiés et ont permis la mise en place d’Unitaid, pour l’accès aux médicaments des plus pauvres.

    Depuis dix ans et la Déclaration du Millénaire pour le Développement, les inégalités devant la santé reculent. Mais un phénomène a cru à grande échelle pendant la même période. La production et le commerce de faux médicaments, parfois plus rentables que celui de la drogue, représentent aujourd’hui selon les estimations environ 30% des médicaments en circulation dans les pays en développement.

    Jacques Chirac l’a dit dans son discours de Cotonou : « De toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé ». Ces trafics sont de nature à miner encore les populations les plus faibles et à creuser les écarts de richesse dans les pays en développement

    .

    Un médicament illicite est tout aussi bien :

    1. Un médicament sous-standard, dont la fabrication ne satisfait pas les exigences de qualité de l’OMS, pour des raisons qui appartiennent aux producteurs et à leur manque de compétences le cas échéant.

    2. Un médicament falsifié de manière délibérée et vendu dans des emballages qui copient les vrais produits, princeps ou génériques : son principe actif est mal dosé ou sous dosé, il est parfois simplement toxique, composé de produits chimiques indéterminés.

    Sans ignorer les dérives possibles à la contrefaçon de brevets, ce sont ces deux types de faux médicaments qui ont mené la fondation Chirac à mobiliser les responsables politiques avec l’Appel de Cotonou.

    La lutte contre les faux médicaments concerne aussi bien le marché officiel (par le renforcement des contrôles de qualité, et la sécurisation du circuit pharmaceutique, que le marché parallèle en renforçant les capacités des douanes, le système de répression et le système de sanctions.

    La complexité du sujet rend évidemment nécessaire la concertation entre les acteurs (producteurs, professionnels de la santé, administrations, décideurs), la coopération entre les pays (en particulier la coopération douanière et la mutualisation des outils de contrôle de la qualité), et enfin, la motivation de ceux qui peuvent agir (professionnels de santé, ONG, consommateurs).

    L'Appel de Cotonou que le LEEM a aimablement permis à la Fondation d’incorporer dans vos mallettes, a été créé pour initier une dynamique en ce sens. La fondation Chirac s'attache depuis cette date, à porter son message à plusieurs niveaux complémentaires :

    -Auprès des pays signataires, en encourageant des comités nationaux de lutte contre les faux médicaments. Ces comités réunissent les administrations concernées (douanes, polices, ministères de la santé, de l'intérieur, de la communication, des finances, des affaires étrangères parfois), les professionnels de santé et les consommateurs.

    -Auprès des Etats, pour recueillir de nouveaux engagements politiques, et permettre de meilleures coopérations et l’adoption au niveau minimal de la sousrégion, de politiques et d’outils législatifs et normatifs communs.

    -Auprès des organisations internationales concernées et partageant un agenda sur le sujet, telles que l’ONU, l’OMS, l’ONUSIDA, l’Organisation Mondiale des Douanes, , Interpol, le Conseil de l'Europe et la Commission européenne, afin de faire converger les agendas et les outils élaborés.

    Forte de ce plan d’action dont je viens de vous exposer les grandes lignes, la fondation Chirac souhaite travailler en lien avec l’Organisation Internationale de la Francophonie et ses Etats membres, afin de porter ce sujet à l’ordre du jour du Treizième Sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre à Montreux, en Suisse.

    Nous espérons avoir d’ici-là, avec l’aide des personnalités et organisations engagées avec  nous contre les faux médicaments, défini et hiérarchisé les politiques à mettre ensemble en oeuvre pour faire échec aux trafiquants et promoteurs de ce crime contre les plus pauvres.

    Un crime défini le 12 octobre 2009 à Cotonou par Jean-Louis Borloo, représentant le  gouvernement français : « une organisation internationale d’homicides volontaires en bande  organisée »

    .

    Professeur Marc Gentilini, Délégué général pour l’Accès à des médicaments et à une santé de qualité

    Fondation Chirac

    " Nous devons procéder à une révolution de nos modes de pensée et d'action,
    une révolution de nos modes de vie. Nous devons le faire maintenant.
    Demain, il sera trop tard. "Jacques Chirac

    http://www.fondationchirac.eu/

    LA CONVENTION MÉDICRIME:

    Le Conseil de l’Europe a élaboré une convention internationale qui constitue, pour la première fois, un instrument juridique contraignant dans le domaine du droit pénal en criminalisant la contrefaçon mais aussi la fabrication et la distribution de produits médicaux mis sur le marché sans autorisation ou en violation des normes de sécurité (Convention MÉDICRIME).

    Le Conseil de l'Europe s’est depuis longtemps préoccupé de l'absence d'une législation harmonisée au niveau international, de la non application de sanctions dissuasives proportionnelles aux dommages causés aux patients et de l'implication d’organisations criminelles opérant au niveau international.

    La contrefaçon de produits médicaux et la criminalité associée menacent le droit à la vie inscrit dans la Convention européenne des droits de l'Homme et des libertés fondamentales (CEDH). Elles ont pour incidence l’ébranlement de la confiance du public dans les systèmes de santé et dans leurs autorités de surveillance.

    La criminalité liée à la contrefaçon de produits médicaux se propage au niveau mondial et n’épargne aucun pays.

    Le Conseil de l’Europe considère comme une responsabilité commune pour la communauté internationale d’éradiquer ce phénomène, et ainsi d’avoir accès à la Convention Médicrime, qui devrait être adoptée au cours de cette année et ouverte à la signature de tous les Etats ayant un intérêt à travailler avec le Conseil de l’Europe sur ce sujet vital.

    Destinée à protéger la santé publique, la Convention introduit des sanctions pénales et des mesures de prévention et de protection des victimes; ouverte aux pays du monde entier, la Convention offre également un cadre de coopération internationale et des mesures destinées à améliorer la coordination au niveau national.

    Les valeurs fondamentales du Conseil de l'Europe, organisation politique paneuropéenne comprenant 47 Etats membres en Europe, sont la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la promotion de la primauté du droit et des démocraties pluralistes. L'organisation vise à identifier des solutions aux défis posés aux sociétés d'aujourd'hui.

    http://www.coe.int

    Posté par PORTIER VINCENT à 10:41 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]
    Tags : SANTE

    dimanche 28 mars 2010

    RECHERCHE:SIDACTION 2010

    http://www.sidaction.org/

    La grande collecte des dons pour la lutte contre le sida, le Sidaction, commence le 26 mars 2010. Objectif ? Dépasser les 7 millions d'euros de promesse de dons. Cette nouvelle édition qui prendra fin le 28 mars, bénéficie d'une grande mobilisation des télévisions mais aussi des sites internet.

    L'an dernier, le Sidaction avait récolté 6 millions 450 milles euros. La somme a été consacrée au financement de la prévention et d'aide aux malades en France et dans les pays en développement et au soutien à  la recherche.

    Cette année, parallèlement aux grandes chaines de télévision et radio nationales, celles de la TNT proposent pour la première fois des programmes dédiés à l'opération afin de multiplier les appels aux dons.

    Plus de 7000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année en France

    Les années précédentes, la générosité des Français a permis de faire des progrès dans la lutte contre le VIH. Pourtant le Sida continue à faire des ravages.

    monde_sida_prevalence_2008

    Sidaction 2010

    On ne le répètera jamais assez, le sida tue encore. Il n'a pas disparu de la surface de la terre et les ravages sont énormes.

    Une épidémie de sida toujours très active

    Les efforts de prévention du VIH se sont nettement accrus et améliorent la situation. Cependant, ils ne font pas encore reculer l'épidémie.
     


    Dans le monde en 2007
    • 2,7 millions de nouvelles contaminations
    • 33 millions de séropositifs
    • 2 millions de morts du sida

    dont :

    Afrique subsaharienne :
    • 1,9 millions de nouvelles contaminations
    • 22 millions de séropositifs (soit 67 % du total mondial)
    • 1,5 millions de morts du sida

    Europe Orientale et Asie Centrale :
    • 110 000 nouvelles contaminations
    • 1,5 millions de séropositifs
    • 58 000 morts du sida


    Asie du sud et sud-est :
    • 330 000  nouvelles contaminations
    • 4,2 millions de séropositifs
    • 340 000 morts du sida

    L’épidémie en France (données pour 2008) :

    VIH-sida : les hommes homosexuels particulièrement touchés en France et en Europe
    • 6 500 découvertes de séropositivité
    • En 2008, 67% des personnes découvrant leur séropositivité  sont des hommes, proportion qui augmente régulièrement depuis 2003 (58%).
    • L’âge moyen au diagnostic d’infection à VIH en 2008 est de 38,2 ans. L’âge moyen a augmenté chez les femmes depuis 2003 (de 33,7 à 36,0 ans), il est stable chez les hommes autour de 39 ans.    
    • Les personnes de nationalité étrangère représentent 41%  des découvertes de séropositivité, proportion en diminution depuis 2003 (52%).
     
    •  Parmi les personnes découvrant leur séropositivité en 2008, 60% ont été contaminées par rapports hétérosexuels, 37% par rapports homosexuels et 2% par usage de drogues injectables.
     
    L'InVS conclu dans son rapport annuel (BEH)  que "l’année 2008 est marquée par une stabilisation à la fois de l’activité de dépistage du VIH, du nombre de découvertes de séropositivité et du nombre de cas de sida, stabilisation qui peut paraître préoccupante puisqu’elle fait suite à une période où ces indicateurs de surveillance de l’infection par le VIH étaient dans une phase de diminution. "Deux sites internet, 24 plateaux téléphoniques et plus de 4500 bénévoles s'ajoutent au dispositif mis en place. Mais la grande nouveauté est une mobilisation sur internet - de nombreux sites ou blogs ont la possibilité de former une chaine de solidarité en relayant le lien du site de Sidaction qui enregistre les promesses de dons.Deux sites internet, 24 plateaux téléphoniques et plus de 4500 bénévoles s'ajoutent au dispositif mis en place. Mais la grande nouveauté est une mobilisation sur internet - de nombreux sites ou blogs ont la possibilité de former une chaine de solidarité en relayant le lien du site de Sidaction qui enregistre les promesses de dons.[sidaction2006.jpg]

    Art of Noise "Moment in love..."

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    mercredi 2 décembre 2009

    SANTE:SIDA/1959-2009/50 ANS DE LUTTE

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    Vincent Portier par Vincent Portier

    1959/2009:

    LE SIDA à 50 ans,triste anniversaire.Mais il semble que la recherche progresse de mieux en mieux.MSF appelle les compagnies pharmaceutiques à mettre en commun leurs brevets sur les médicaments anti-sida.
    Environ quatre millions de séropositifs bénéficient désormais d'un traitement dans le monde, soit dix fois plus qu'il y a cinq ans, mais cinq millions d'autres sont toujours en attente de médicaments, selon un rapport de l'ONU publié mercredi.

    Prions Dieu qu'il ni ait pas de 60 ème Anniversaire.


    etymologie sida



    Red Ribbon.svg

    Le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida.



    VIDEO:

    http://www.tibotec-vih.fr/?source=google&gclid=CNKP0rmFnZ0CFcgSzAodVXA11Q

    La lutte contre le sida marque des points

    Santé . Quatre millions de séropositifs ont désormais accès aux soins dans les pays pauvres.

    Bien, mais peut mieux faire. Selon un rapport publié hier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (Onusida), le nombre de personnes séropositives qui bénéficiaient, fin 2008, d’un traitement antirétroviral dans les pays « à revenu faible ou intermédiaire » est en augmentation de 36 %.

    Fichier:Préservatif enroulé.jpg


    VIH, virus du Sidavirus du sida..jpg



    VIH désigne le Virus de l'Immunodéficience Humaine. Ce virus, lorsqu'il pénètre dans le corps par voie sexuelle ou sanguine, a pour particularité de s'attaquer à l'un des composants essentiels du système immunitaire, les lymphocytes T, qui assurent la défense de notre organisme contre les microbes. On dit alors que la personne est séropositive. Des maladies graves peuvent alors se développer: on les appelle "maladies opportunistes". Lorsqu'une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit alors qu'elle a le sida (Syndrome d'Immuno Déficience Acquise). Selon les estimations, près de 33 millions de personnes seraient actuellement infectées à travers le monde dont 150.000 en France. Le VIH est actuellement la principale pandémie mondiale et tue chaque année plus de 2 millions de personnes. Bien que des traitements existent, ils ne sont pas toujours efficaces et plus de 70% des personnes touchées dans les pays en voie de développement n’y ont pas accès.


    Les recherches sur le sida, une priorité pour l'Institut Pasteur

    C'est en 1983 qu'une équipe de l'Institut Pasteur isole pour la première fois le virus responsable du sida. C'est à partir de cette découverte et de l'interaction exemplaire qu'il y a eu entre les spécialistes des différentes disciplines que des progrès ont pu être réalisés. Plus de 20 ans après, le sida reste un fléau et donc un champ de recherches prioritaire pour l'Institut Pasteur. Il s'agit de recherches sur l'évolution de l'infection, la variabilité du virus, les mécanismes d'entrée et de multiplication du VIH dans les cellules humaines, la transmission du virus - y compris entre la mère et l'enfant - et bien sûr, les traitements et les candidats-vaccins.


    Les traitements

    L'Institut Pasteur travaille par exemple à l'amélioration de la trithérapie. Associant la prise de trois antirétroviraux (ARV), elle permet de contrôler la multiplication du VIH et d'empêcher sa prolifération, mais elle a de nombreux effets secondaires lourds pour les patients. De plus, cette trithérapie reste chère et n'est pas accessible à tous les pays sous-développés ou en voie de développement.


    La recherche vaccinale

    La nécessité d'un vaccin peu coûteux et pouvant être largement distribué est plus que jamais d'actualité. L'Institut Pasteur a donc développé un projet visant à élaborer un vaccin anti-sida à partir du vaccin rougeole. Le vaccin contre la rougeole est constitué d'un virus vivant atténué, qui confère une très bonne immunité, protectrice à vie, après une seule injection. L'objectif est de faire un vaccin dit "recombinant", c'est-à-dire d'introduire deux à trois gènes du VIH dans le génome du virus atténué de la rougeole. Seul inconvénient: ce vaccin serait essentiellement à visée pédiatrique, la plupart des adultes étant déjà vaccinés contre la rougeole. Les premiers résultats obtenus chez la souris et le primate se sont révélés encourageants. Des essais cliniques doivent désormais être réalisés chez l'homme.


    Les cellules qui arrêtent le virus du Sida


    De rares individus infectés par le virus du sida, appelés « contrôleurs du VIH», contrôlent l'infection et ne développent pas la maladie malgré plus de 10 ans de séropositivité et l'absence de traitement. En collaboration avec l'Hôpital Bicêtre, une équipe de l'Institut Pasteur et une équipe de l'Inserm ont montré que les cellules tueuses (T CD8) des ces individus sont capables d’éliminer très efficacement les cellules infectées par le VIH. Ces résultats, sont susceptibles d’avoir des implications importantes pour l'immunothérapie du sida et la recherche d'un vaccin..


    LES CHIFFRES

    VIH/sida Transmission Mère Enfant

    Transmission mère enfant :

    90% des enfants séropositifs ont été infectés par leur mère à la naissance ou pendant l’allaitement au sein. Ce chiffre atteint à peine 2% en Amérique du nord et en Europe, où les services de Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) associent thérapie antirétrovirale, accouchement par césarienne et allaitement artificiel. Or dans les pays les plus touchés par le VIH/sida, moins de 10% des femmes enceintes bénéficient de tels traitements.

    Source : UNICEF, 2006    

    Femmes enceintes séropositives :
       
    Nombre estimatif de femmes enceintes séropositives ayant besoin de ARV pour la PTME, 2006
    Afrique de l’Est et Afrique australe : 927 370
    Afrique de l’Ouest et Afrique centrale : 440 319
    Pays à revenu faible et intermédiaire : 1 514 086
    Source : ONUSIDA 2008    

    Nombre enfants nés séropositifs :
       
    À l’échelle mondiale, en 2007, 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans vivaient avec le VIH sur un total estimé à 33,2 millions de personnes séropositives.
    L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée et abrite près de 90 % des enfants vivant avec le VIH. La majorité de ces enfants sont infectés par le virus quand ils sont encore dans le ventre de leur mère, au cours de l’accouchement ou de l’allaitement maternel, en dépit de l’accélération des efforts visant à développer les interventions de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. En 2007, près de 420 000 enfants ont été contaminés par le virus et 290 000 enfants ont perdu la vie (contre 700 000 enfants infecté par le VIH en 2004).
    Source : ONUSIDA décembre 2007    

    Pourcentage de femmes traitées durant leur grossesse :   

    2005 : 9% de femmes ont eu accès au dépistage anténatal et à la prévention de la transmission du VIH à l’enfant en Afrique subsaharienne
    2003 : 7% de femmes ont eu accès au dépistage anténatal et à la prévention de la transmission du VIH à l’enfant en Afrique subsaharienne
    Source : Conférence francophone VIH/sida, 2007   
    2007 : 33% femmes enceintes séropositives recevaient des antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus à leur enfant en Afrique subsaharienne
    2005 : 15% femmes enceintes séropositives recevaient des antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus à leur enfant en Afrique subsaharienne
    Source : UNICEF 2008
    "En 2006, 351 034 femmes enceintes séropositives vivant dans des pays à revenu faible et intermédiaire ont reçu un traitement antirétroviral prophylactique ayant pour but de réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant, soit une augmentation de 60 % par rapport aux 220 085 femmes traitées en 2005."
    Source : UNICEF 2008

    Nombre d’enfants séropositifs bénéficiant de traitements :
       
    2007 : 200 000 enfants séropositifs bénéficiaient de programmes de traitement du sida
    2006 : 127 300 enfants séropositifs bénéficiaient de programmes de traitement du sida
    2005 : 75 000 enfants séropositifs bénéficiaient de programmes de traitement du sida
    Source : UNICEF 2008    

    Nombre d’enfants contaminés par le lait :
       
    "On estime que 30% à 50% des transmissions maternelles sont le fait de l’allaitement, pendant les deux premières années. Toutefois les enfants qui cessent d’être allaités tôt présentent un risque accru de morbidité."
    Source : Journal of Infectious Diseases & APM 2008   

    "Dans les pays industrialisés, on conseille aux femmes séropositives de ne pas nourrir leurs bébés au sein pour éviter la transmission postnatale du virus. Mais dans la plupart des pays à revenu faible et intermédiaire, la décision de ne pas nourrir au sein comporte d’autres risques pour la santé des nourrissons et des jeunes enfants, notamment un risque accru de morbidité et de mortalité dues à la diarrhée et à la pneumonie. Les autres méthodes d’alimentation ne sont pas toujours disponibles, d’un prix abordable et acceptables sur le plan culturel dans les populations où l’alimentation au sein est la norme.

    L’impact de la thérapie antirétrovirale sur le risque de transmission du VIH pendant la période de l’allaitement au sein est en cours d’évaluation, mais les résultats provisoires sont encourageants. Par ailleurs, une étude réalisée au Botswana où les mères avaient accès à un traitement prophylactique antirétroviral révèlent que le risque d’infection par le VIH et de décès avant l’âge de 18 mois était pratiquement identique pour les enfants nourris au sein et ceux qui recevaient une préparation pour nourrissons dès la naissance."
    Source : Thior, Ibou, et al., ‘Breastfeeding Plus Infant Zidovudine Prophylaxis for 6 Months vs Formula Feeding Plus Infant Zidovudine for 1 Month to Reduce Mother-to-Child HIV Transmission in Botswana : A Randomized Trial –The Mashi Study’, Journal of the American Medical Association

    TOUT SAVOIR SUR LE SIDA:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d%27immunod%C3%A9ficience_acquise:




          



    INFORMATION :

    http://www.europeanaidsclinicalsociety.org/

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    jeudi 15 octobre 2009

    SANTE:COTONOU /15 OCTOBRE 2009

    "ATTENTION:DROGUES MEDICA-MENTEUSES"

    Vincent Portier par Vincent Portier

    En cette époque où l'homme ne dirige plus ses pieds avec sa tête mais avec ses dents,voici un article responsable sur le besoin urgent de rétablir un ordre mondiale sur la fabrication,la vente et l'utilisation à travers le Monde et surtout l'Afrique "de médica- ments" .

    L’Appel de Cotonou - 15 octobre 2009

    L’appel de Cotonou contre les faux médicaments

    Lundi 12 octobre 2009, le Président Jacques Chirac, avec les membres du Comité d’honneur de la mobilisation internationale contre les faux médicaments, a lancé l’Appel de Cotonou.

    POUR LIRE L'ARTICLE COMPLET CLIQUER SUR:

    http://portier.canalblog.com/archives/2009/10/12/15076571.html

    Posté par PORTIER VINCENT à 19:25 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]

    lundi 12 octobre 2009

    SANTE:COTONOU /12 OCTOBRE 2009

    "ATTENTION:DROGUES MEDICA-MENTEUSES"

    Vincent Portier par Vincent Portier

    En cette époque où l'homme ne dirige plus ses pieds avec sa tête mais avec ses dents,voici un article responsable sur le besoin urgent de rétablir un ordre mondiale sur la fabrication,la vente et l'utilisation à travers le Monde et surtout l'Afrique "de médica- ments" .

    A ce propos,il y a deux jours,avec un ami,je suis passé au métro Barbés Rochechouart à Paris.

    Un jeune garçon vient vers moi et me demande si je cherche quelque chose...Je lui répond:"Et toi,tu cherche quelque chose...?Il me dit sur un ton amical:"Je suis vendeur!" Moi je répond:"De quoi?"Il me dit:"de cigarettes."(Fausses et à moitié prix).Je lui demande:"Tu as quel âge?"Il me répond:"18 ans"et toutes ses dents...

    Ma réponse fut simple:"Tu as deux minutes pour partir."Mon ami,interdit me dit:"Vincent,tu es malade,il y en a partout,on va se faire massacrer,et puis pourquoi lui et pas ceux qui vendent des fausses ceintures?Ma réponse a été évidente:"Les cigarettes tues les plus pauvres et les plus ignorants,pas les ceintures!"

    Il devient urgent de stopper l'utilisation de l'ignorance de l'homme par l'homme pour éviter l'autodestruction de celui ci.

    Mobilisation internationale contre le trafic de faux médicaments

    Logo de la Fondation Chirac

    Jacques Chirac 2.jpg

    " Nous devons procéder à une révolution de nos modes de pensée et d'action, une révolution de nos modes de vie. Nous devons le faire maintenant. Demain, il sera trop tard. "
    Discours de Jacques Chirac le 9 juin 2008

    Objectifs de la mobilisation internationale

    Cette mobilisation a l’ambition, à terme, de répondre aux trois problèmes majeurs liés à ce trafic

    1. Pallier le manque d’informations afin d’éveiller les consciences

    - Les comportements d’achat doivent changer. Pour que l’accès à la santé soit banalisé, même pour les populations les plus pauvres, il est essentiel de les informer sur les médicaments génériques de qualité, disponibles à un coût dix fois inférieur dans les circuits publics et privés.

    - Il est impératif d’informer systématiquement les pharmaciens d’officine qui doivent prévenir les patients sur les dangers des faux médicaments.

    2. Former les techniciens de laboratoires de contrôle de la qualité

    - Pour permettre le bon fonctionnement des laboratoires et en assurer leur pérennisation, il est essentiel de former des personnes sur le terrain et de leur fournir les ressources nécessaires.

    - Pour optimiser cette mesure, il s’agira de réunir une équipe de techniciens assurant la maintenance et la formation des différents laboratoires.

    3. Élaborer un instrument répressif afin de réglementer la distribution de médicaments et de renforcer le droit des malades pour un accès aux médicaments de qualité contrôlée

    - Parce que le trafic de médicaments falsifiés est bien un problème de santé publique, il est aujourd’hui un devoir d’établir une loi, internationalement reconnue, permettant de mettre un terme à ce fléau. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la France disposent de législations pouvant servir de modèle.

    - La mise en application de ces législations devra fédérer les acteurs de la santé (les pharmaciens d’officine et les conseils de l’ordre des pharmaciens, les laboratoires…) et du contrôle (services de police et de douane) pour sécuriser la chaîne de distribution des médicaments. Il sera alors impératif de les former sur les circuits qu’emprunte cette économie parallèle.

    L’Appel de Cotonou, Bénin, 12 octobre 2009

    L’Appel de Cotonou se déroulera au Centre International des Conférences de Cotonou au Bénin.

    Le Président Jacques Chirac, Monsieur Thomas Boni Yayi, Président du Bénin, et Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, avec d’autres chefs d’Etat et dirigeants d’organisations internationales, s’engageront à :
    -    endiguer la banalisation de la production et de la vente de faux produits pharmaceutiques,
    -    soutenir les acteurs publics et privés, déjà engagés dans cette lutte,
    -    éveiller les consciences aux risques encourus par la prise de ces faux médicaments.

    Cet acte fondateur de la mobilisation est la première étape du processus de demande d’un vote d’une Convention d’interdiction de la production et du commerce de faux médicaments devant les Nations Unies.


    Programme de la journée du lundi 12 octobre 2009 :

    9h15-11h15 : L’Appel des chefs d’Etat et de gouvernement avec Jacques Chirac
    -    Présentation des enjeux et dangers du trafic des faux médicaments
    -    Les chefs d’Etat et de gouvernement expliquent leur engagement
    -    Déclaration du Président Jacques Chirac
    -    Lecture de l’Appel de Cotonou
    -    Signature de l’Appel de Cotonou par le Comité d’honneur

    11h30-12h30 : Conférence de presse avec les experts

    15h00-16h30 : Visite du Laboratoire National de Contrôle de la Qualité des Médicaments du Bénin, menée par le Directeur, Monsieur Farid Baba Moussa.

    http://www.fondationchirac.eu/mobilisationinternationale-contre-trafic-faux-medicaments/

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    mardi 6 octobre 2009

    SANTE:FRANCE/TABAC:OFFENSIVE DES CIGARETTIERS

    Fichier:Carotte vendeur tabac.jpg

    Vincent Portierpar Vincent Portier

    France:Les cigarettiers tentent une augmentation de 6 % net de nouvelles taxes pour ce mois d'Octobre 2009.Le gouvernement explique qu'il n'est pas au courant?Lire l'article et la réaction de Madame Roselyne Bachelot qui estime que le tabac doit être taxé de 10% tous les ans et que toute augmentation des cigarettiers doit être surtaxé.

    L'augmentation du tabac doit être en priorité au profit de la lutte contre le tabac et pas le contraire

    ETAT DES LIEUX DE LA SUBVERTION DES CIGARETTIERS DANS LE MONDE:

    Canada:Tentative de chantage au Sponsoring par les cigarettiers

    http://www.info-tabac.ca/bull14/offens.html

    Suisse:Détournement de la prevention par les cigarettiers

    http://www.at-suisse.ch/fr/page-daccueil/facts/industrie-du-tabac/les-cigarettiers-detournent-la-prevention.html

    AFP, Mise a jour: 02/10/2009 19:43

    Tabac: Bachelot favorable à forte augmentation, les buralistes et l'UMP inquiets

    Santé-tabac-gouvernement

    La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le 18 septembre 2009 à Paris

    AFP/Archives

    La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est dite vendredi favorable à une augmentation du prix du tabac de 10% chaque année pendant plusieurs années, une stratégie qu'elle estime "gagnant-gagnant pour tout le monde", au grand dam des buralistes et de certains députés UMP.

    Interrogée par RMC et BFM TV, elle a indiqué d'abord être "favorable à une augmentation importante du prix du tabac". Comme on lui parlait de l'augmentation envisagée de 10% par an pendant plusieurs années, elle a répondu que "la ministre de la Santé y est favorable".

    "Je plaide pour cela, je ne dis pas que ça va se faire", a-t-elle ajouté, notant que l'annonce serait faite par Nicolas Sarkozy.

    Pour elle, "l'augmentation du prix du tabac est une stratégie gagnant-gagnant pour tout le monde". Elle s'est réjouie que "les achats transfrontaliers ne cessent de diminuer".

    Mercredi, le journal les Echos indiquait que le prix des cigarettes n'augmenterait pas avant la fin du mois d'octobre, après un discours du président de la République sur le cancer.

    Aussitôt, les buralistes se sont émus de cette prise de position de Mme Bachelot. Le président de la confédération des buralistes, Pascal Montredon, a estimé ce positionnement "effrayant" et "inacceptable".

    "Ce serait l'explosion du marché parallèle, que ce soit la contrefaçon, les achats à l'étranger ou via internet, a-t-il ajouté, surtout en période de crise !".

    De leur côté, trois députés UMP, Richard Mallié, Thierry Lazaro et Jean-Marie Binetruy, chargés depuis début juin d'une mission d'information sur la situation des 29.000 buralistes par leur chef de file Jean-François Copé, ont estimé que contrairement aux affirmations de Mme Bachelot ce n'était "pas une stratégie gagnant-gagnant".

    "En voulant aller trop vite et trop loin, c'est une fausse baisse de la consommation à laquelle nous allons assister, puisque ce sont les achats légaux de tabac qui diminueront et faiblement la consommation", ont-ils ajouté.

    Les trois députés, qui doivent rendre public leur rapport dans le courant du mois, ont jugé, au regard de leurs consultations, qu'"une augmentation de 6% (était) la hausse la plus forte que l'on puisse faire en une seule fois".

    Une hausse du prix du tabac d'environ 6% et demandée par les fabricants, était prévue le 5 octobre, mais elle a été repoussée de "quelques semaines", Bercy (chargé d'homologuer les prix du tabac, NDLR) préférant "s?assurer de sa compatibilité avec le futur plan cancer".

    La dernière hausse des prix des cigarettes, de 6%, remonte à août 2007, tandis que les cigares et cigarillos ont augmenté de 4% en juillet.

    Posté par PORTIER VINCENT à 09:31 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]
    Tags : SANTE

    mercredi 30 septembre 2009

    SANTE:GRIPPE A ? :GRIPPE AMERICAINE!

    Vincent Portier par Vincent Portier

    Alors que Septembre 2009 a marqué le Sommet du G20 et le lancement de la lutte pour l'environnement ,Octobre 2009 arrive en débutant par la fin du mythe de la grippe "Assassine".
    Enfin le début d'une prise de conscience Internationale à 60 jours de la nouvelle Année.
    Alors pour faire un parallèle rapide je dirais simplement:
    OMC/OMS  COMMERCE/SANTE  AMERIQUE/EUROPE ARGENT/ESCROCRIE 
    TAMIFLU/HOMME

    En effet,c'est le
    laboratoire pharmaceutique américain Gilead Sciences qui a développé l'Oséltamivir un peu avant 1996.C'est ce "Groupe" qui en  possède le brevet et  qui vend la molécule (pour 50 millions de dollars et 10 % du chiffre d’affaires) au groupe suisse Hoffman La Roche qui possède la licence exclusive sous la marque commerciale Tamiflu. Depuis août 2005, la société Gilead dénonce le contrat qui le lie à Roche, accusant cette dernière de sous-estimer ses royalties .



    Fichier:Tamiflu.JPG


    "On a craint un valet de pique, c'était une dame de trèfle"

    Bernard Debré, chef de service de l'hôpital Cochin à Paris a répondu à toutes les questions des  metronautes sur la grippe a.

           

     

    Bernard Debré

     

    Photo : DR

                 

     

     

    L'oms, les ministères de la santé des différents pays sont maintenant d'accord pour dire que ce virus, s'il peut se propager vite n'est pas dangereux. Certains aiment agiter le catastrophisme, d'autres sont plus optimistes, ceux-là sont plus proches de la vérité, j'en fais partie.

    Bonsoir

    Lila : Pourquoi une telle affaire autour de cette grippe ?
    D'abord parce que nous avons eu peur lorsque la grippe a été annoncée au Mexique. Nous avons cru qu'elle pourrait être dangereuse, associant la grippe aviaire, porcine et humaine en un seul virus. En réalité, on a craint un valet de pique, c'était une dame de trèfle.

    Fichier:H1N1 influenza virus.jpg
    Influenzavirus A sous-type H1N1.

    Ludmilla : On dit que la grippe A n'est finalement pas aussi dangereuse qu'une grippe normale (actuellement). Est-ce vrai ?
    Cette grippe semble être moins dangereuse qu'une grippe normale, saisonnière, car elle semble épargner les personnes âgées de plus de soixante ans. Or, ce sont ces personnes là qui sont les plus fragiles. Ces personnes de plus de soixante ans ont vraisemblablement pour beaucoup d'entre elles croisé une grippe similaire, lors de l'épidémie de 1956-1957 et sont donc plutôt protégées.

    Fils : Comment expliquer que des biens portants en soient décédés si cette grippe n'est pas plus dangereuse qu'une grippe lambda ?
    Un, il y a très peu de bien portants décédés (vraisemblablement 2 en France) et lors d'une grippe lambda, il y a également des biens portants qui peuvent décéder. Aujourd'hui en France métropolitaine et dans les DOM TOM, plus d'un million de personnes ont croisé le virus. 1 million, c'est trop mais c'est très faible par rapport à une grippe normale.

    Minou : Je suis vaccinée contre la grippe depuis 25ans et tous les ans. N'ai-je pas une chance d'être immunisée contre cette grippe A ?
    Vraisemblablement pas, car comme vous le savez, chaque année, la grippe saisonnière est différente de la précédente, et il faut chaque année se revacciner. Cette année, il y aura donc deux vaccins nouveaux, un pour la grippe saisonnière et un pour la grippe A H1N1. Cependant, il n'est pas impossible que ceux qui sont vaccinés depuis longtemps puissent non pas être protégés à 100% mais développer une grippe moins dangereuse, moins virulente que les autres. Quoi qu'il en soit, il est indispensable de se vacciner dès maintenant contre la grippe saisonnière qui, je le rappelle, fait entre 3000 et 7000 morts par an en France.

    Fils : Pourquoi deux noms pour la même grippe. A et H1N1 ?
    Les grippes sont répertoriées d'abord par une lettre A, B, et C puis par deux autres lettres H (H1, H2, H3...) et N (N1, N2, N3...) on peut ainsi avoir une grippe A H1N1, OU B H2N2, etc. Chaque lettre détermine la constitution du virus. Par exemple le H veut dire hémagglutinine. Nous avons donc affaire à une grippe de la catégorie A et du sous groupe H1N1. Les grippes précédentes étaient A H5N1 pour la grippe aviaire qui a fait trembler le monde mais n'était pas transmissible d'homme à homme.

    Janniot : Y a-t-il une différence entre les deux vaccins - l'un de Novartis et l'autre de GSK - que la Commission européenne a autorisé aujourd'hui ?
    Il y a très peu de différences de fond. Vraisemblablement, une différence existe dans les adjuvants. Dans tous les cas, c'est la même souche virale, pour l'un comme pour l'autre. Je rappelle que certains vaccins sont sans adjuvant et que d'autres ont des adjuvants pour accélérer l'apparition d'anticorps. Ce sont ces adjuvants qui ont pu faire polémique. Et qui ont pu, il y a quelques années, aux Etats-Unis, entrainer quelques accidents graves. Actuellement, ces adjuvants sont parfaitement contrôlés.

    Mich : Comment peut on savoir si on a une grippe a ou normale ?
    Il est très difficile de la savoir maintenant. Au début de l'épidémie, les tests étaient obligatoires. Un prélèvement sanguin était envoyé dans un service spécialisé pour rechercher le virus. Actuellement, les recommandations, tant de l'OMS que du Ministère de la Santé sont de ne plus faire de recherche, sauf cas grave. Il est donc difficile de savoir s'il s'agit d'une grippe saisonnière banale ou A H1N1. Un exemple: dans une ville moyenne, en France, une école a fermé ses portes car le directeur pensait que les phénomènes grippaux présentés par les élèves étaient du au H1N1. Il a demandé expressément une recherche de virus. Il s'est avéré que c'était la grippe saisonnière.

    Taupe : La grippe est partie à la mi-mai de Mexico alors qu’un mois et demi plus tôt, très précisément le 9 mars, les laboratoires Sanofi-Aventis signaient dans cette ville, en présence de Nicolas Sarkozy, un contrat pour la construction d’une usine de vaccins contre les grippes saisonnières et pandémiques. Drôle de coïncidence, non ?
    Depuis des années, chaque fois qu'un exploit est réalisé (marcher sur la lune) qu'un drame surgit (les attaques du 11 septembre) qu'une épidémie arrive (le SIDA), il y a toujours quelqu'un qui dénonce des manipulations. Elles sont toujours fausses.
    En ce qui concerne le virus, si un laboratoire était capable d'en fabriquer un, il serait capable de fabriquer la vie, ce qui n'est pas pour demain. Un virus est composé d'ADN ou d'ARN qui se réplique. Ce qui est la base de la vie.

    Ludmilla : Est-ce que personnellement vous vous êtes fait vacciner ou allez vous faire vacciner contre la grippe A ?
    Il n'existe pas encore de vaccins contre la grippe A. Je me suis fait vacciner contre la grippe saisonnière et je me ferai vacciner contre la grippe A entre trois et six semaines plus tard, car je suis en contact avec des malades, affaiblis, qui présentent soit des cancers, soit une déficience immunitaire etc. Il serait irresponsable de ma part de leur transmettre un virus qui, s'il n'est pas dangereux pour moi, peut l'être pour eux.

    Al : Peut-on se faire vacciner contre la grippe normale et la grippe a ?
    Bien entendu. Il faut se faire vacciner contre la grippe saisonnière maintenant et contre la grippe A quand le vaccin sera sur le marché, dans plusieurs semaines. De toute façon, il faut laisser un certain laps de temps qui est de l'ordre de 6 semaines entre les deux vaccins.

    Annie : Vous avez dénoncé la cohue médiatique autour de cette grippe. Mais franchement votre parti l'UMP, n'a t'il pas lui aussi sa responsabilité dans la panique ?
    La panique est due aussi bien aux hommes politiques -de tout bord- puisque même un éminent député écologiste, en séance publique, a demandé que l'on fasse une réserve de combinaisons étanches, "comme des scaphandres lunaires" pour que les Français puissent éviter la contamination. Un député socialiste, toujours en séance publique, a dénoncé l'"insuffisante communication" autour de la grippe A qu'il annonçait comme extrêmement dangereuse. Les députés socialistes n'ont pas été en reste et aussi fait du catastrophisme. J'ajoute que les médias, cet été, pour certains d'entre eux, ont réalisé un feuilleton quotidien sur la grippe A
    Ce qui, en période d'été, a permis de remplir les colonnes de leurs journaux, mais n'a pas contribué à apaiser la crainte des Français. J'ajoute également que je reviens de Chine (1.3Milliard d'habitants) et qu'il n'existe aucune panique, ni pour les voyageurs qui débarquent de leur avion. Ni pour les habitants de Shanghai et Pékin.

    Prissivanne : Est-il vrai qu'en argentine et en Australie le taux de contamination de la population n'a pas dépassé 2,5% cet hiver (hémisphère sud) alors qu'en France je lis des prévisions de l'ordre de 30% ? Pourquoi une telle estimation, si différente et alarmiste ?

    Il est vrai que la prévision de 30%, établie par certaines officines semble être exagérée. Il est vrai également qu'en Argentine le taux a été plus bas mais la promiscuité est moindre que dans d'autres pays, sauf à Buenos Aires, où semble-t il le taux de contamination est plus important que celui de la moyenne du pays. En France, en Nouvelle Calédonie, comme à la Réunion, il semble que 10% de la population aient été contaminé, mais il faut savoir que pour un cas de grippe cliniquement évident, il existe un autre cas sans aucun signe clinique. Autrement dit quand 1000 personnes "font" une grippe, il y en a 1000 autres qui ne développent aucun signe clinique.

    Mamy : Les femmes enceintes doivent elles se faire vacciner contre la grippe a alors que ce vaccin n'a pas été testé ?
    Pour l'instant! Il n'est pas question que les femmes enceintes se fassent vacciner, le vaccin n'est pas sur le marché. Quand il le sera, il faudra vraisemblablement qu'elles le soient avec un vaccin sans adjuvant. Ce sujet est un sujet difficile, les réponses données par les spécialistes restent encore ambigües.

    guytou13 : Excusez-moi, mais ayant des problèmes de santé, je me pose la question de savoir si je dois me faire vacciner le moment venu, étant donné que beaucoup de personnels soignants ne semblent pas vouloir se faire vacciner. Peut-on en savoir la vraie raison ?
    Ce nouveau vaccin fait peur. A tort. Il sera testé et sera mis sur le marché après accord du ministère de la santé. Toutes les précautions seront prises. On pense que seules les personnes à risques, ou celles, comme moi, qui sont en contact avec des malades, doivent être vaccinées. Le personnel de santé se doit d'être vacciné. Il serait contraire à l'éthique médicale de transmettre à une personne affaiblie un virus parce que l'on n'a pas voulu se faire vacciner. Je recommande donc à tout le personnel de santé de se faire vacciner pour pouvoir exercer sa mission en toute sérénité.

    Fils : Et si la pandémie touche l'Afrique, court-on vers la catastrophe ?
    La pandémie n'étant pas grave en elle-même, il n'y a pas plus de risque que pour d'autres pays. Cela dit, il existe en Afrique, beaucoup plus qu'ailleurs, malheureusement, des malades, des hommes des femmes fragilisés par d'autres pandémies ou d'autres épidémies (SIDA, paludisme, rougeole, etc.) qui fragilisent ces habitants. Il est évident que la grippe H1N1 pourrait être plus dangereuse, mais il semblerait aussi que les virus de la grippe, du fait de la chaleur, se propage beaucoup moins qu'ailleurs. Je vous rappelle que la rougeole, maladie évitable (en Europe, grâce à la vaccination) fait près d'un million de morts chez les enfants africains...IL serait temps qu'un plus de solidarité existât entre les pays riches et les pays pauvres. Je signale par exemple qu'à Bombay, en Inde, toutes les 3 minutes, un homme meurt de tuberculose, faute de traitement et qu'il y a eu moins de 10 morts par le virus H1N1...

    Pépite : Je dois me rendre à l'étranger en Afrique du Sud début octobre et je souhaiterais me fais vacciner contre la grippe A. On m'a dit que je ne pouvais pas demander parce que c'était sur convocation?
    Début octobre, le vaccin ne sera pas encore sur le marché. Il pourra l'être au plus tôt vers le 15 octobre. Vraisemblablement début novembre. Allez sans crainte en Afrique du Sud, l'été austral commence, condition défavorable pour la propagation de la grippe quelle qu'elle soit.

    Fils : Les gels hydro alcooliques sont ils efficaces ?
    Ils sont tout aussi efficaces que l'eau et le savon. Mais les laboratoires ne vendent pas d'eau et de savon, et il est vrai qu'il est plus commode de mettre une petite bouteille de gel hydro alcoolique que de se triballer avec son savon et sa bouteille d'eau...

    Mich : Pourquoi y a 't il autant de sons de cloche différents sur cette grippe A ?
    L'oms, les ministères de la santé des différents pays sont maintenant d'accord pour dire que ce virus, s'il peut se propager vite n'est pas dangereux. Certains aiment agiter le catastrophisme, d'autres sont plus optimistes, ceux-là sont plus proches de la vérité, j'en fais partie. Je n'ose imaginer que des politiques, des laboratoires ou des médecins puissent agiter un certain catastrophisme pour faire parler d'eux...

    Nadia : Bonjour. Lorsqu'on est vacciné contre la grippe, peut-on néanmoins être contagieux ?
    Pendant les 15 premiers jours après le vaccin oui, mais pas après. Lorsque la vaccination ne comporte qu'une injection. 4 à 5 semaines après dans le cas d'une double injection. En gros la vaccination stoppe les épidémies. Regardez par exemple la variole qui a disparu grâce à la vaccination, ou la poliomyélite est en train de disparaitre grâce à la vaccination.

    Fils : Que doit faire si son conjoint est atteint de la grippe a ? Quelles précautions?
    Si on veut éviter d'attraper la grippe, ce qui semble difficile si c'est son conjoint, il faudrait vivre masqué, faire chambre à part, mais je ne veux pas rentrer dans les détails intimes. En réalité, quand le conjoint déclare une grippe, le temps de s'en apercevoir, on a toutes les chances de l'avoir déjà attrapée.

    Merci à tout le monde. Je reste à votre disposition bien entendu. Aussi bien sur la grippe A que sur d'autres sujets. Bonne soirée!

    article depuis www.metrofrance.com


    RELIRE L'ARTICLE :GRIPPE A:REALITE OU FICTION?le meilleur des mondes?

    http://portier.canalblog.com/archives/2009/08/31/14907987.html


    Grippe A (H1N1) de 2009:

      C'est une maladie respiratoire aiguë contagieuse provoquée par un virus de la grippe A de sous-type H1N1. Ce virus est réapparu en 2009 sous une nouvelle forme génétique transmissible d’homme à homme. Ce nouveau virus grippal, contenant des gènes de plusieurs virus connus d’origine porcine, aviaire et humaine[1], est un virus réassorti[2].

     

     

    Influenzavirus A sous-type H1N1.

    Le virus se propage généralement par la toux et les éternuements ou en touchant une surface contaminée. Les symptômes, qui peuvent durer jusqu'à une semaine, sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, et peuvent inclure fièvre, éternuements, mal de gorge, toux, maux de tête et douleurs musculaires et articulaires.

    Au niveau mondial, la mortalité est faible et concerne principalement des personnes déjà affaiblies. Dans la majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète[3].

    Les personnes présentant les symptômes de la grippe A (H1N1) sont traitées avec du paracétamol[4] et pour les cas plus sévères avec des inhibiteurs de la neuraminidase des virus grippaux tels l’oseltamivir ou le zanamivir[5]. Les premiers lots de vaccins contre cette nouvelle grippe seront probablement disponibles au courant du mois d'octobre 2009[6].

    Le 11 juin 2009, l’OMS décide le passage à la phase 6 ; la grippe A (H1N1) de 2009 est donc considérée comme une pandémie[7].

    Posté par PORTIER VINCENT à 22:09 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]

    lundi 31 août 2009

    GRIPPE A:REALITE OU FICTION?le meilleur des mondes?

    Rentrera, rentrera pas ?

    LE POINT SUR LA GRIPPE A

    Guillaume Benoit pour Evene.fr - Août 2009

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    Le rêve partagé de milliers d'enfants n'a jamais été aussi près de se réaliser. Le cancre responsable de la désaffection probable des salles de classe ? Un petit cochon. Ou plus précisément un petit virus qui risque bien de mettre une sacrée pagaille dans l'organisation de la rentrée des classes 2009 et qui fait finalement tourner les têtes de tout le monde.


    Ils sont les premiers concernés. Plus sensibles au virus, les enfants sont également aux premières loges, de par leur présence obligatoire au sein d'établissements scolaires, des mesures gouvernementales en cas de pandémie. Mais leurs parents ne sont pas loin derrière, et c'est peut-être d'eux qu'il faut craindre le plus grand emballement. Entre une intervention de l'Etat discutable tant sur son manque de réactivité que sur sa confiance aveugle en "un bon sens" et une "solidarité" spontanée de la population en cas de crise, la grippe déchaîne les passions autant qu'elle mortifie d'avance les plus pessimistes. Entre menace réelle et fantasmée, entre des élèves scolarisés et des parents au travail, difficile de se faire une idée de la grippe A, qui oscille entre vacances forcées et travail consenti.


    Prévention et prévision

    Zoom

    Concrètement, la France est sur ses gardes, mais pas au front ; aujourd'hui, le pays est en alerte de niveau 5. Si les cas se multipliaient et la contagion s'accélérerait - ce qui est à craindre avec l'arrivée de l'automne et la baisse de température, plus favorable à la propagation du virus - ou pire, si le virus mutait pour devenir plus virulent, les niveaux 5b ou 6 seraient déclarés, entraînant la fermeture des structures publiques et, par là, des établissements d'enseignement. (1) Impossible de prévoir l'avenir aujourd'hui, les spéculations vont bon train mais les facteurs bien trop nombreux pour affirmer avec certitude l'issue de la situation. Pourtant, les établissements scolaires sont d'ores et déjà au travail pour envisager les solutions de secours en cas de fermeture. C'est que, depuis plusieurs années, les structures publiques travaillent de concert avec les autorités sanitaires pour élaborer des mesures en cas de pandémie. Si le spectre de la grippe espagnole de 1918 et ses plus de 50 millions de morts continue de peser dans l'imaginaire collectif, c'est bien la grippe aviaire (H5N1) qui a forcé les choses, encourageant, en 2004, la rédaction d'un rapport. Publié à nouveau en février dernier (2), il indique la marche à suivre et détaille les mesures à appliquer en cas de pandémie.


    "La rentrée aura bien lieu"

    Après plusieurs semaines d'attente et à quelques jours de la rentrée, le ministère de l'Education nationale est revenu sur le devant de la scène, avec un dispositif de prévention contre la grippe A, présenté par Luc Chatel le 18 août 2009. Pas de précaution superflue, le ministère maintient bien la rentrée au 2 septembre, la grippe n'étant finalement, en France, que "modérée" (à peine plus de 1.000 cas quand le Royaume-Uni en compte plus de 100.000). Par contre, des mesures sont d'ores et déjà en place ; si trois élèves d'une même classe ou partageant les mêmes activités présentent des symptômes grippaux dans la même semaine, l'établissement pourrait bien se voir fermé, et ce pendant au moins six jours. Mais rien de systématique rassure le ministre ; la fermeture d'un établissement ne sonnera pas, a priori, la fin des cours de toute la France. Ce sera au préfet d'intervenir et, à partir d'ici, le reste concerne les familles, et les professeurs, forcés de faire de la prévention auprès de leurs élèves. Car l'épidémie requiert une certaine pédagogie, notamment en termes sanitaires. Les professeurs se verront ainsi distribuer (à quelques jours à peine de la rentrée), des fiches d'information sur la maladie et les comportements à adapter.

    Pas de système de garde organisé, aucune allonge budgétaire pour d'éventuels congés des parents forcés de s'occuper de leurs enfants et encore moins pour rémunérer une éventuelle aide à domicile. Le ministre l'a dit clairement ; "solidarité familiale ou de voisinage" sont attendues. En termes d'implication de l'Etat, il faut chercher du côté des médias du service public, et en premier lieu France 5 et France Culture qui disposeront de 552 heures (respectivement 264 et 288 heures) d'enregistrements pédagogiques reprenant l'essentiel des programmes scolaires. Petite consolation pour les plus réfractaires, le mercredi, aucune émission ne sera diffusée… Les vieilles habitudes se gardent. De même, un ou deux enseignants par établissement seront d'astreinte et à disposition des élèves afin de les aider. Reste à savoir si les heures d'enseignement seront suivies et comment les autres chaînes réagiront en cas de pandémie, sachant qu'une France vissée devant son poste de télé ou de radio a de faux airs de paradis pour les annonceurs.   Lire la suite de Rentrera, rentrera pas ? »

    (1) Plan national de prévention et de lutte "Pandémie grippale", 4e édition, 2009, p. 60 : Fermeture des crèches, établissements d'enseignement et de formation, internats, accueils collectifs de mineurs (mesure indispensable dont l'efficacité est démontrée pour limiter la contagion lors d'épidémies grippales). http://www.grippeaviaire.gouv.fr/IMG/pdf/PLAN_PG_2009.pdf

    (2) http://www.liberation.fr/societe/0101584920-grippe-a-il-faudra-fermer-bien-plus-que-les-ecoles

    Le meilleur des mondes ?

    Zoom

    Pas de quoi paniquer alors. Les enfants, comme les cochons, seront bien (re)gardés. Et les adultes alors ? A priori, les craintes justifiées relèvent pour l'instant plus de la prudence, l'épidémie n'ayant progressé, dans les zones les plus sensibles du monde, que faiblement par rapport aux prévisions des spécialistes. Une bonne chose dans la mesure où le vaccin, bien que déjà efficace, ne sera vraisemblablement pas prêt avant décembre ou janvier, le temps pour les laboratoires pharmaceutiques de le fabriquer pour une utilisation massive. Pas de quoi paniquer on vous dit... Mais c'est sans compter les craintes de tout bord, enclines à rêver l'épisode grippe porcine comme le plus dramatique de la saison.

    La grippe, faut-il le rappeler, en son sens ancien, ne désignait qu'une fantaisie soudaine, un caprice. Une bien curieuse coïncidence quand on voit aujourd'hui se déployer les disputes incessantes autour d'une épiphanie macabre et sa promesse façon paysages post-apocalyptiques avec arrêt des transports en commun, fin des rassemblements et annulations d'événements culturels. Dans le meilleur des cas, selon certains spécialistes (3), les villes seront vidées de leur population et la moitié de ses habitants cloîtrés chez eux, s'occupant de leur famille, de leurs enfants. Télétravail, retour à la cellule familiale, communication filtrée par masques et vigilance nationale en cas de symptôme. Travail, famille, patrie… La grippe A a des airs de fantasme absolu d'une société ultra-hygiéniste où l'alcool se verse sur les mains et les rencontres sont régies par le périmètre d'immunité (le virus continue d'être contagieux jusqu'à 1,50 m). Face à l'inconnu, la société a vite fait de se replier vers ses images les plus illusoires.


    Porcinet superstar

    Zoom

    Le fantasme c'est également d'y voir juste, de parier, chacun selon ses convictions, sur l'issue possible d'un virus qui, depuis plusieurs mois, n'a rien fait d'autre que surprendre. Alors on s'emballe, dans les journaux, à la télévision, sur Internet et dans l'édition. Puis on se questionne ; "Et si on avait été trop loin ?" Annoncé comme le drame sociétal le plus virulent depuis la grippe espagnole, la voilà piquant la vedette, dans le hit-parade du malheur, à la crise... Tremblements, puis stupeur. La grippe A ne serait qu'une grippe comme les autres, un peu plus virulente, certes (deux à trois décès pour mille cas déclarés quand la grippe saisonnière ne compte qu'un décès pour mille (4)), mais en aucun cas le démon précurseur de la panique sociale. Les cas se multiplient, les morts s'accumulent, mais rien, dans les faits, d'affreusement plus assassin que la bonne vieille grippe.

    Mais sous son nom de code H1N1, comme issue des expérimentations sauvages de scientifiques les plus fous, la grippe A cache un vilain secret ; sa "mutation" automnale. Véritable risque, elle n'a pourtant rien de sûr et le monde des médecins reste dans l'expectative. On ne compte plus ainsi les menaces, depuis le début de l'été, d'une mutation sévère du virus, qui, de soufflet médiatique retombé à l'annonce de sa faible capacité à tuer, s'apprêterait à devenir un redoutable prédateur. Les annonces ont des airs de bandes-annonces pour film d'horreur ; la grippe A reviendra à l'automne, et elle sera bien plus meurtrière. Mais voilà, cela fait plusieurs mois maintenant que le virus "peut" muter. Mutera, mutera pas ? Toujours est-il que, face aux conjectures, nous ne sommes pas plus avancés et que, dans tous les cas, on n'en saura probablement jamais autant que lorsqu'on saura… La tautologie a de quoi frustrer ; attention donc aux oiseaux de mauvais augure qui, en l'absence de réponses, fabriquent des théories du complot responsables de l'épidémie.

    Alors, en attendant la fin, autant savourer avec joie le retour des vacances, les queues interminables à la caisse, la cohue délicieuse de la vie en communauté et se contenter de suivre les quelques règles d'hygiène élémentaires. Et rester optimiste ; qui sait, avec un peu de chance, la "solidarité nationale" escomptée pourrait bien émerger et donner au gouvernement de nouvelles pistes pour affronter, le coeur léger, la crise économique...

    (3) http://www.liberation.fr/societe/0101584920-grippe-a-il-faudra-fermer-bien-plus-que-les-ecoles
    (4) http://www.lefigaro.fr/sante/2009/07/29/01004-20090729ARTFIG00263-grippe-a-les-questions-que-vous-vous-posez-.php


    Guillaume Benoit pour Evene.fr - Août 2009

    Posté par PORTIER VINCENT à 16:41 - RECHERCHE - Commentaires [0] - Permalien [#]


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