samedi 21 avril 2012
AFGHANISTAN, LES MONTAGNES DE LA LIBERTÉ
Préambule:
Convoité par de nombreuses puissances tant régionales que mondiales, l’Afghanistan s'est toujours trouvé sur le chemin depuis l’Inde hier lorsque les Perses, Grecs, Moghols, ou Turcs rêvent d’en prendre le contrôle à l'Iran aujourd'hui. Inversement, l’Afghanistan d'hier s’est toujours trouvé sur le chemin des empereurs indiens comme Ashoka, dans leur volonté d’expansion vers l’ouest et l'Afghanistan d'aujourd'hui sur la route d'une Islamisation fondamentaliste à l'image de l'Iran. Cette vaste région est comparable à la région des Balkans tant au plan géopolitique que géostratégique.Le rôle de l’islam est également fondamental dans l’histoire de ce pays. Les premières armées arabo-musulmanes répondent à l’agression des Sassanide de Perse et défient le puissant voisin à la bataille d’al-Qadisiyya. La déroute des sassanides ouvre la voie à la jeune armée musulmane qui finit par absorber le grand Empire dont l’Afghanistan faisait partie intégrante. L’islamisation de l’essentiel du pays a pris plus de 200 ans. La résistance légendaire des shahs de Kaboul, encore bouddhistes, l’a considérablement retardée. La région du Nourestân a été la dernière région du pays à se convertir à l’islam. En effet, les Nouristanis ne sont majoritairement musulmans que depuis le xixe siècle, soit plus de 1 200 ans après les toutes premières conquêtes arabes.
Les Montagnes de la Liberté...
Depuis l’expansion des tribus pachtounes(1), au XVII ème et XVIII ème siècles, des zones (2) à prédominance ethnique ouzbèque, turkmène ou encore tajik ont été rattachées au royaume d’Afghanistan. A partir de 1709, le pouvoir central a toujours était partagé suivant les siècles, les envahisseurs,les guerres de succession et les assassinats entre les pachtounes issus de la tribu Ghilzai, branche sunnite (dynastie Hotaki au pouvoir de 1709 à 1738 dont Mir Wais Khan Hotaki fut Roi d'Afghanistan et Chah d'Iran de 1709 à 1715 puis les Talibans(3) de 1996 à 2001) et de la tribu Abdali , branche chiite (dynastie Durrani au pouvoir de 1747 à 1978 avec les Baraksai /Amanullah Khan,dernier Roi ou Padshah d'Afghanistan de 1919 à 1929 et les Popalzai /Amid Karzaï,1er président de la République islamique d'Afghanistan depuis 2004).
A l’origine, le mot « Afghan » n’englobait que les populations pachtounes. Il fallut attendre 1919 et l’accession de l’émir Amanullah Khan au pouvoir (pachtoune,tribu Durrani, autoproclamé roi d'Afghanistan) pour que la première fois dans l’histoire du pays tous les habitants, quel que soit leur ethnie ou leur religion, soient tous regroupés sous la dénomination d ‘« Afghans ». Cette situation perdura sous le roi Zaher Shah, puis à l’époque du président Daoud Khan. Une politique d’intégration de toutes les ethnies avaient alors cours.
La révolution de 1978 et l’invasion soviétique (anciens alliés d'Abdur Rahman Khan(4) vinrent remettre la « fracture ethnique » à jour.Les Soviétiques envahissent l'Afghanistan dans le but, selon certains, de rallier ce pays au bloc soviétique, pour d'autres, de répondre, à ses frontières, au soutien actif des États-Unis d'Amérique aux moudjahidines luttant contre le régime communiste de Kaboul. C’est ainsi que pendant toute la période de l’occupation puis pendant la guerre civile, les diverses ethnies s’entredéchirèrent, chacune appuyant un ou plusieurs chefs de guerre représentant leurs intérêts. On peut citer les plus connus, Dostam pour les Ouzbeks, Hekmatyar(5) pour les Pachtouns ou encore Massoud pour les Tajiks.
En 1996, l’accession des Talibans au pouvoir ne vint qu’accentuer le ressentiment des minorités contre la majorité pachtoune. Puis à la chute des étudiants en religion, les exactions contre les populations pachtounes du Nord de l’Afghanistan élargirent encore le fossé. En Mars 2001, 6 mois avant les attentats de New york,la destruction des statues de Bouddha préislamiques de Bâmiyân marque le prémice d'un renversement d'alliance et la réponse des Talibans à la décision de l'administration Bush de ne plus soutenir le régime islamique de Kaboul suite à la pression internationale et la mise à mort en directe de plusieurs femmes dont une journaliste.
Depuis 2001, sous couvert de chasse aux sorcières le vaste territoire Afghan est devenue le terrain d'entrainement de toute les armées du monde. Le bourbier Afghan reste la guerre la moins chère de ces 100 dernières années et pour cause, derrière un prétendu humanisme moderne elle n'est qu'une variante d'un pseudo colonialisme que l'on croyait mort en 1952.
Alors à la lumière de cette analyse et dans un tel contexte, qu'en est-il des militaires et autres journalistes et humanitaires qui meurent derrière ce rideaux de fumé médiatique? Je répondrais au pire que se sont des risques liés à leurs fonctions et qu'au mieux c'est le prix à payer pour tenter de donner une chance aux droits de l'homme de grandir dans une région qui à défaut d'être un pays un jours devienne une zone de droit pour tous.
Dans ses conditions quel avenir pour l'Afghanistan au départ des troupes ( humanitaires) dans les mois qui viennent? Dans un premier temps il y a peu de chance que le Président actuel reste longtemps à sa place, son avenir s'annonce sombre sauf accord des différentes tribus qui forment le noyau dur armé de la résistance à la pacification de la région. Dans un second temps, le retour d'un régime de type Taliban semble probable tel une piqûre de rappel d'une société rétrograde . Puis dans un troisième temps, l’assèchement de l'aide en munitions des uns et des autres, et le tarissement des ressources marquera peut être le début d'une vrai révolution populaire arabe ou après 3 siècles de lutte fratricide pour le contrôle du pouvoir entre les tribus pachtounes, l'Afghanistan rentrera dans une époque propice à l'établissement d'une vrai démocratie, fondement même d'un pays moderne et de l'unification d'une région. On ne peut du reste exclure dans un avenir proche, l'éclatement de l'Afghanistan en trois entités islamiques...L'une Pachtoune à dominance sunnite, l'autre Hazara à dominance chiite et la troisième Tadjik sous forme d'une République Islamiste orthodoxe...Je finirais par cette citation à destination de tous les musulmans du monde:
"Je remercie Dieu d'avoir connu les musulmans avant de connaître l'islam"
Vincent Portier
Ps: à lire également l'article très intéressant De l'origine du conflit entre sunnites et chiites...
http://www.bakchich.info/international/2007/06/20/de-lorigine-du-conflit-entre-sunnites-et-chiites-50541
(1):Pachtounes (groupe éthnique divisé deux tribus,les Ghilzais au nord et les Durrani au sud descendants de l'émir Sulaiman)
-Les Ghilzais (aussi connu sous le nom de Khiljis ou Ghaljis) sont un des deux plus grands groupes de Pachtounes, avec la tribu Durrani, que l'on trouve en Afghanistan et dans une moindre mesure au Pakistan voisin. Ils forment la tribu pachtoune la plus importante en Afghanistan, occupant la région au nord de Kandahar qui s'étend vers le Mont Suleyman.
Les Ghilzais sont concentrés dans une zone entre Ghazni et Kalat-i-Ghilzai à l'est sur le territoire du Pakistan occidental. Ce groupe est majoritairement nomade, au contraire des Durrani qui sont plutôt sédentaires. Les estimations de population peuvent varier mais représentent environ 20 à 25 % de la population afghane, et probablement un nombre de 9 millions en Afghanistan seul et 2 millions au Pakistan. Comme tous les Pachtounes, les Ghilzais descendent des tribus aryennes parlent le pachto est sont à la base de la dynastie Hotaki (1709 - 1738). Ils se sont rebellés contre les persans au début du xviiie siècle. L'armée perse a été battue et les Afghans ont brièvement contrôlés l'Afghanistan et des parties orientales de l'Iran entre 1719 et 1729. Ils étaient à cette époque menés par Mir Wais Khan qui s'est rebellé contre le pouvoir du gouverneur d'origine géorgienne Gurgin Khan et a battu les armées Safavides à Kandahar. Après la mort de Mir Wais en 1715, son fils Mahmoud mène une armée afghane avec le but d'envahir la Perse. But atteint en 1722 quand l'armée afghane bat les Safavides à Gulnabad en 1722 et établissent ainsi leur pouvoir sur la perse.
Cette dynastie était une dynastie violente, et les conflits permanents entre les chefs ont rendu l'exercice du pouvoir difficile. Il est possible qu'ils descendent aussi des Turcs Khalaj (ou Khilji), qui sont entrés en Afghanistan au xe siècle en même temps que d'autres envahisseurs d'Asie centrale et du Moyen-Orient. La plupart des Ghilzais sont des musulmans sunnites de l'école Hanafite, sont souvent très dévots et suivent aussi le code d'honneur pachtoune connu sous le nom de Pachtounwali. La plupart des Ghilzais travaillent comme éleveurs mais aussi dans la construction et d'autres métiers leur permettant de voyager. Ils ont un taux d'alphabétisation très bas d'environ 10%.
Les Ghilzais ont joué un rôle prépondérant dans l'histoire du Moyen-Orient, de l'Asie centrale et de l'Asie du sud. La dynastie Ghaznévide fait probablement partie des ancêtres des Ghilzais, ainsi que la dynastie des Lodi, qui régnèrent sur le Sultanat de Delhi (1450–1526). En 1709, Mir Wais Khan, un Pachtoun Ghilzai, fonda la dynastie Hotaki (1709-1738), qui favorisa l'éclatement d'une révolte tribale contre les maîtres persans amenant la domination afghane de l'Iran de 1722 à 1734 par Mahmoud (Ghilzai) puis par Ashraf (Ghilzai) avant que Nâdir Châh ne reprenne le pouvoir en Iran.
Au début du xxe siècle, Sher Khan Nasher gagna une grande influence politique en tant que Khan Ghilzai qui devint gouverneur de Kunduz. Il fut suivi de son fils, Gholam Serwar Nasher qui dirigea la compagnie Spinzar, et de son neveu, le parlementaire Gholam Nabi Nasher. Pendant la période de l'invasion soviétique de l'Afghanistan, de nombreux moudjahidines étaient aussi des Pachtounes Ghilzai, comme par exemple Gulbuddin Hekmatyar. Les dirigeants et les rangs des Talibans étaient aussi fournis en Ghilzais, ce qui les plaça à l'opposé de la scène politique par rapport à leurs cousins Durrani, qui sont actuellement représentés dans le gouvernement de Hamid Karzai.
-Les Durrani représente la seconde tribu afghane de l'ethnie pachtoune. Connu avant 1747 sous le nom des Abdali (ابدالی persan), la tribu change de nom en 1747 lors du couronnement d'Ahmad Shâh Durrani comme padishah d'Afghanistan. Durrani est un dérivé de dur-é-duran qui signifie la perle des perles en langue pachtou.
Cette tribu influente de l'Afghanistan, se subdivise en plusieurs branches comme: Sadozaï, Barakzaï ou encore Mohammadzaï. Tous les souverains de l'Afghanistan sont d'ailleurs issus de ces trois branches. Ces branches se subdivisent ensuite en clans : comme par exemple le clan Popalzaï (dirigé aujourd'hui par Hamid Karzaï, le chef de l'État afghan) qui fait partie de la branche des Mohammadzaï de la tribu des Durrani.
Présents essentiellement dans le sud de l'Afghanistan, les Durrani ont la particularité de maîtriser les deux langues nationales (le dari et le pachto) et font partie de l'élite intellectuelle pachtoune. La tribu est forte de 5 millions d'individus dispersée d'un côté et de la l'autre de la frontière afghano-pakistanaise.
(2): Il existe en Afghanistan, principalement quatre peuples : les Tadjiks, les Ouzbeks, les Hazaras (d'origine mongole, mais parlant un dialecte persan et à majorité chiite), et les Pachtounes. Les Ouzbeks sont présents au nord ainsi qu´en Ouzbékistan, les Tadjiks parlent une langue iranienne et sont en majorité sunnite, vivant dans l´ouest, le nord-est et au Tadjikistan.
-Tadjik
A l’époque où le Yémen était une satrapie de l’empire Sassanide, les arabophones de la région, étaient désignés par le nom de leur ville principale, qui se trouvait être Taez, au Yémen. Alors, Taezi, habitant de Taez, devenait en persan "Pahlavi" "Taesik" et puis ce "Taesik" a désigné dans l’empire Perse, tous les arabes. Lorsque les perses se sont convertis à l’islam après la bataille de Talas (bataille qui a marqué l’arrivée des Arabes jusqu’aux confins de la Chine), le terme Tadjik a été utilisé pour différencier les musulmans des non musulmans.
Il est aussi dit que le mot tadjik provient du mot « tâdj » couronne, c’est un terme qui servait aux arabes à différencier les persanophones au pouvoir des turcophones.
Disséminés à travers le pays, ils représentent 25 % de la population. Les Tadjik vivent essentiellement dans le nord, dans la vallée du Panjsher, au nord de Kaboul, dans les provinces de Parwan, Takhar, Badakhshân, Baghlân, Samangân et en plusieurs îlots autour d’Hérât à l’ouest et de Ghazni à l’est.
Les Tadjiks sont persanophones ils parlent le dari (persan parlé en Afghanistan) ou le dialecte Tadjik (persan du Tadjikistan). On distingue deux catégories de Tadjiks : les « Tadjiks montagnards » (Badakhshân) par opposition aux « Tadjiks des plaines » ; les premiers sont des musulmans chiites ismaéliens, alors que les seconds sont sunnites de rite hanafite.
En règle générale, les Tadjiks sont des cultivateurs ou commerçants. Ils ne représentent plus aujourd’hui une véritable ethnie, mais plutôt un ensemble de peuples ayant une culture et une langue commune, le dari. Autrement dit, le mot Tadjik désigne en Afghanistan tous les persanophones sunnites du pays.
En Afghanistan, les Tadjiks comptent traditionnellement parmi les adversaires les plus déterminés des Pashtouns.
Outre l’Afghanistan, on trouve aussi des Tadjiks au Tadjikistan, en Ouzbékistan, au Kazakhstan, en Iran et en Chine, pour un total de quelque onze millions de personnes, dont quatre en Afghanistan.
-Ouzbeks
Le mot Ouzbek est issu de deux mot d’origine turque, « ouz » qui signifie authentique et « bek » qui signifie homme. Ouzbek veut donc dire homme authentique.
Ils vivent dans le nord et l’ouest du pays, le long de la frontière avec l’Ouzbékistan.
A l’instar de nombreux peuples de la région, les Ouzbeks sont d’origine turco-mongole, ils se sont métissés avec les peuples iraniens.
Ils ont fait partie de l’empire de Gengis Khan en rejoignant la Horde d’or (XIVe siècle) et se sont fixés au nord de l’Amou-Daria après leur défaite en 1506 devant les Timourides basé à Hérat. Ils y fondent les khânats (territoire soumis à un khân) de Khiva, de Boukhara et de Kokand.
Au XIXe siècle, ces petites principautés souvent en guerre les unes contre les autres sont annexées par la Russie.
Au moment de la Révolution russe, les Ouzbeks tentent de recouvrer leur indépendance et s’opposent aux bolcheviques jusqu’en 1924. Beaucoup refusent la domination soviétique et se réfugient en Afghanistan.
Regroupés dans le nord de l’Afghanistan, les Ouzbeks ont établi onze places fortes entre Maymana et Koundouz dirigées par de puissants leaders parfois indépendant parfois vassal de Boukhara ou Kaboul mais toujours en concurrence pour le pouvoir.
A la fin du XIX siècle Abdul Rahman rallie ces khânats sous son autorité.
Les Ouzbeks ont un long passé de cohabitation (parfois conflictuelle) avec les Tadjiks et partagent avec eux un certain genre de vie, toutefois chaque ethnie garde son quartier respectif.
Les Ouzbeks se désignent par d’ancien nom de tribu ou par le nom de la ville de leur ancêtres. La société ouzbek en Afghanistan est patriarcale, l’autorité est aux mains de leader appelé beg, arbâb, ou khân. L’endogamie (mariage avec un membre de la tribu) est primordiale. Bien qu’il y ait des mariages interethniques entre ouzbek, turkmène et tadjik l’aversion pour le mariage avec les pachtounes est répandue mais ce phénomène est réciproque.
Les Ouzbeks sont principalement agriculteurs et éleveurs. Nombre d’entre eux vivent en ville et sont hommes d’affaire ou artisans (argentier, orfèvre, travaillent le cuir, ou carpette).
Ils représentent 5% de la population afghane.
Il y a aussi des Ouzbeks en Ouzbékistan ou ils sont majoritaire (76p100 ; 17 millions de personnes), ainsi qu’au Turkménistan (9p100) et au Tadjikistan (23p100).
Ils parlent l’ouzbek appelé aussi Jagatai, un dialecte turc et sont musulmans sunnites de rite hanafite.
-Qizilbash
Le terme Qizilbash signifie les « têtes rouges », nom donné en raison de leur coiffe rouge. Ils sont dispersée en Afghanistan et considérés comme les descendants militaires et administratifs qui gouvernaient les provinces afghanes pour le compte de l’empereur Safavide Nader Shah Afshar au XVIII e siècle (1736-47).
Sous le règne d’Ahmad Shah Durani les Qizilbash ont acquis une force et une influence à la cour, concurrençant l’ethnie pachtoune. Ils se rallièrent aux Britannique durant la première guerre anglo-afghane (1838-1842). Tout comme les chiites Hazara, l’émir Abdul Rahman déclare les Qizilbash ennemi de la nation : il leur confisque leurs terres et les persécute.
Les Qizilbash sont chiites. Leur population est estimée à 50 000 personnes en Afghanistan, mais il est difficile de les dénombrer du fait que beaucoup se font passer pour des Tadjiks sunnites ou membre de confrérie soufie pour éviter les discriminations religieuses.
Il est à noter qu’ils sont considérés comme l’ethnie la plus cultivée. Ils occupent des postes bureaucratiques et professionnels importants.
De langue Afshari, un dialecte Azerbaidjanais fortement influencé par le persan, ils n’utilisent pas l’alphabet cyrillique, ou de langue dari, tous sont bilingues avec le dari ou pashto.
Les Qizilbashs sont en grand nombre en Turquie, mais leur dénomination a changé depuis le XIX è siècle on les appelle maintenant Alévis.
-Hazara
Le terme Hazara signifie « les mille ». Ils ne sont pas contrairement à la légende les descendants de Gengis Khan. Toutefois il est probable que leur nom soit issu du fait que Gengis Khan ait implanté une unité de mille guerriers à sa solde dans la région.
De type mongoloïde il s’agit d’un peuple dont on ne connaît pas exactement les origines. Il s’est installé dans le Hazarajat actuel et s’est mixé aux peuples voisins. Les mongoles ont atteint cette région pour la première fois durant la période sassanide (420apJC). De 425 à 566, Bamiyan a été une place forte du bouddhisme, accueillant beaucoup de pèlerin chinois.
Les Hazaras vivent au centre du pays dans le Hazarajat qui signifie « pays des Hazaras » (sa superficie est d’environs 50 000 kilomètres carré).
Pendant les campagnes « anti-hazaras » mené par Abdul Rahman nombre d’entre eux ont fuis vers le Turkménistan ou dans les provinces de Jawzjan et Badghis.
Les Hazara sont majoritairement chiites, ismaéliens, peuvent être sunnites à Kaboul, dans le nord ou à Bamiyan.
Durant la guerre soviéto-afghane les Hazaras ont été exclus des parties de la résistance parce que chiites (la politique pakistanaise n’a accepté que des partis sunnites et pro pachtoune excepté le Djamiat).
Les discordes entre hazaras et pachtounes proviennent de différents au sujet des fertiles pâturages dont les Hazaras ont été spoliés au profit des pachtounes transplantés au Hazarajat par le coup de force mené par Abdul Rahman 1895-96 pour hérésie. Mais d’une manière plus générale les Hazaras sont considérés comme au plus bas de l’échelle sociale en Afghanistan. Aujourd’hui encore ils occupent les emplois les plus ingrats.
On peut donner deux principales raisons à cet état de fait ; d’une part le chiisme est considéré comme hérésie par la majorité sunnite du pays et d’autre part, leurs traits physiques de type mongoloïde les distinguent plus encore.
Les Hazaras ont été organisé en groupe dirigé par des khâns jusqu’à ce que les pachtounes s’approprient les pouvoirs politico-économiques. Depuis ils ont perdu leur structure tribale.
Ils sont de langue dari ou hazâragi, un dialecte persan local au Hazarajat avec une forte influence mongole en ce qui concerne le vocabulaire.
Ils représentent 15% de la population.
(3) Talibans (étudiants) descendants de l'ethnie Ghilzai (nord de l'Afghanistan et sud du Pakistan): Les talibans sont issus majoritairement des Pachtounes, estimés à 15 millions d'habitants. Le "noyau dur" du mouvement vient des tribus pachtounes du Sud, qui ont fourni une grande partie des réfugiés au Pakistan. Selon leurs vicissitudes, les talibans obtiendront, puis perdront le soutien de la plupart des chefs tribaux pachtouns.Durant la guerre contre les Soviétiques, des millions de jeunes Afghans furent éduqués dans les madrasas de la zone tribale pakistanaise. Ils y furent fortement influencés par une école de pensée, l'école deobandi, qui prône le retour à « un islam juste et respectant les principes islamiques ».Les talibans sont donc des « néo fondamentalistes ». Ils veulent d'abord réislamiser les mœurs, la justice, les êtres humains. La forme de l'État n'a pas d'importance pour eux à la condition de respecter la loi divine. Et seuls ceux qui l'ont étudiée, c'est-à-dire les talibans, sont à même de l'expliquer et d'en assurer le respect.
C'est pour cela qu'ils déclarent dans leurs premières années qu'ils ne veulent pas le pouvoir politique. C'est aussi pour cela qu'ils attachent tant d'importance à tout ce qui touche à la vie quotidienne, publique ou privée.
Durant les premières années de leur prise de pouvoir, les talibans jouissent d'un réel soutien populaire, surtout, mais pas uniquement, de la part des populations pachtounes du sud et de l'est. Les Afghans sont fatigués de leur guerre avec l'URSS et des exactions des chefs de guerre qui ensanglantent le pays, et beaucoup accueillent volontiers ces religieux qui amènent l'ordre et la sécurité. Les contraintes morales ne changent, en fait, pas grand-chose dans les campagnes où les femmes portent déjà la burqa, et où, dans leur très grande majorité, elles ne travaillent ni ne vont à l'école.
De 1994 à fin 1997, les talibans profitent aussi d'un soutien moral, sinon financier et militaire, de la part des services secrets pakistanais, dans une relative indifférence internationale. La présence sur le territoire afghan, à partir de 1996, d'Oussama Ben Laden, qui a déclaré haut et fort qu'il allait, entre autres, s'attaquer aux États-Unis par tous les moyens, change la donne. Ben Laden avait déjà eu l'occasion de rencontrer le ministre taliban aux frontières, Jalaluddine Haqqani, en 1986, lors du programme afghan de la CIA. Depuis Carter, les Talibans et autres Moudjahidine (tous deux opposés au régime communiste de Kaboul mis en place par les Russes) ont été soutenus par l'administration Américaine,notamment Clinton, jusqu'en Janvier 2001 date de la prise de pouvoir du gouvernement Bush fils.
(4)/Abdur Rahman Khan (surnommé l'« émir de fer » grand père du roi Amanullah Khan, descendant de l'émir Sulaiman, dynastie Barakzai/Durrani ) : Quand Abdur Rahman accède au pouvoir en 1880, les différents territoires composant l'Afghanistan sont pratiquement autonomes. Les vallées et les villages s'administrent eux-mêmes, sous l'autorité d'un chef ou d'un mollah ; quant aux tribus, clans, ou groupes ethniques ils se reconnaissent des chefs dont le pouvoir est égal à celui des émirs du « royaume de Kaboul ». Tels sont les émirs du Turkestan, les Hazaras, ou les chefs des Ghilzaïs ou d'autres groupes pachtouns. Le premier souci du monarque va donc consister à affirmer son pouvoir sur un royaume dont les frontières Est et Sud ne seront définitivement fixées qu'en 1893, celles du Nord et du Nord-Est en 1896.Abdur Rahman va placer à la tête des provinces des gouverneurs pachtounes. Dans le même temps, il s'efforce de briser le système tribal, jouant habilement les uns contre les autres, ou corrompant des notables pour acheter leur docilité ou leur neutralité. Il demande parfois que des chefs de clans lui confient un ou plusieurs enfants afin d'assurer leur éducation à Kaboul ; il s'agit en fait d'une véritable prise d'otages. Lorsqu'il le faut, il emploie la force avec une armée qu'il modernise et qui fait l'objet de toutes ses attentions.
(5) Hekmatyar ( leader islamiste afghan, descendant de l'ethnie Ghilzai,ancien premier ministre et chef du parti Hezb-e-Islami Gulbuddin,HIG (Moudjahidines), rallier implicitement aux talibans)
Pour le leader pachtoune, les militaires français en Afghanistan sont "en mauvaise posture. (...) Ils ne peuvent espérer enregistrer des succès contre les moudjahidins. Ils sont fatigués, démoralisés. Ils n'ont aucune idée de contre qui, pourquoi et comment ils se battent". A propos de l'embuscade du 18 août 2008, il explique que "les troupes françaises voulaient arrêter un commandant réputé du Hezb-e Islami. Elles se sont heurtées à une résistance qu'elles n'avaient pas anticipée".
Gulbuddin Hekmatyar donne sa vision de la fin des combats. Parlant des forces de la coalition, il affirme : "Elles doivent avoir quitté l'Afghanistan dans un an. Puis nous organiserons des élections générales, libres et indépendantes. Le but du plan est de mettre fin au conflit de façon pacifique et d'éviter les erreurs commises lors du départ des Russes. Il est indispensable que toutes les factions acceptent d'arrêter cette guerre." En contrepartie du départ des troupes occidentales, il affirme que "les moudjahidins sont prêts à garantir que les Afghans ne créeront aucun problème aux autres pays et ne menaceront ni les Etats-Unis ni les pays européens". M. Hekmatyar assure aussi n'avoir aucun contact ou accord avec les "autres mouvements insurgés, le mollah Omar et Sirajuddin Haqqani, ainsi qu'avec Al-Qaida". Il ajoute que "le départ des forces d'occupation entraînera l'arrêt des combats". Il demande aussi la fin de l'ingérence des pays frontaliers : Iran, Pakistan, Inde et Russie.
A propos du processus politique (les élections législatives du 18 septembre), le chef du Hezb-e Islami affirme qu'il ne participera pas à des élection "supervisées par les étrangers". M. Hekmatyar ajoute qu'il n'entrera pas dans un gouvernement Karzaï "tant que les forces internationales occuperont le pays". Enfin, à propos des combats opposant talibans et membres du Hezb-e Islami dans les provinces de Baghlan et de Wardak, il soutient que certains "talibans ont été influencés par les services secrets américains".
vendredi 4 juin 2010
CHYPRE: TENSION AUX PORTES DE L'EUROPE....
Flash spécial "Eglise en Turquie", présenté par Philippine de Saint Pierre.
Mgr Luigi Padovese, président de la Conférence épiscopale de Turquie, a été assassiné ce jeudi 3 juin dans sa maison d’Iskendurn, dans le sud de la Turquie. Selon la chaîne de télévision turque NTV, Mgr Padovese a été attaqué à l’arme blanche par son chauffeur et a succombé à ses blessures à l’hôpital.
L’assassinat du Vicaire apostolique d’Anatolie intervient un jour avant la visite de Benoît XVI sur l’île de Chypre auquel devait également participer l’évêque d’origine italienne. KTO revient sur cet événement tragique.
Vidéo: http://www.ktotv.com/
Au moment où un pape se rend pour la première fois à Chypre, KTO diffuse un documentaire inédit sur la situation des chrétiens chypriotes. En 1974, après dix ans de guerre civile, l'île de Chypre est coupée en deux par un « rideau de fer » de 180 km de long. Près de 280 000 personnes doivent quitter leurs villages, abandonnant ainsi leurs amis, leurs familles.
Parmi eux, la minorité Maronite, les seuls chrétiens d’Orient directement rattachés à Rome. Avant le conflit, ils habitaient quatre villages du nord de l’île, aujourd’hui occupés par les Turcs. La guerre civile puis la construction du mur va les contraindre à l’exil. Mais un exil un peu particulier puisqu’ils s’installent parfois à quelques kilomètres de chez eux, de l’autre côté du mur. Ils sont réfugiés sur leur propre terre.
Un film à voir vendredi 04 juin à 20h40 sur KTO, puis en différé sur la page http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/documentaire-chypre-de-l-autre-cote-du-mur/00049388
Chypre, champ de mines pour le pape
CITE DU VATICAN (AP) — Souvent critiqué pour ses faux-pas diplomatiques lors de déplacements à l'étranger, Benoît XVI entame vendredi une visite à haut risque à Chypre. Sur cette île divisée au coeur de la Méditerranée, le pape devra éviter tout dérapage risquant de fâcher la Turquie et le monde musulman.
Les divisions entre grecs et turcs, les failles au sein de la communauté chrétienne orthodoxe, la question des destructions d'édifices religieux chrétiens et musulmans s'annoncent comme autant de champs de mines pour Benoît XVI. Son voyage apostolique de trois jours sur l'île d'Aphrodite et de Saint-Paul apparaît comme un test, après ses propos controversés sur le lien entre Islam et violence, ses remarques sur le SIDA et le préservatif en Afrique ou encore sur les bienfaits de la christianisation en Amérique latine.
Ce voyage à Chypre intervient alors que le président chypriote-grec Dimitris Christofias et le tout juste élu dirigeant chypriote-turc Dervis Eroglu viennent de reprendre les pourparlers de paix après une pause de deux mois.
voir: http://portier.canalblog.com/archives/2009/10/16/15458911.html
Officiellement, la division de l'île n'est pas au menu du pape, qui n'a pas l'intention de se rendre dans le nord, dans cette "République turque de Chypre-Nord", née de l'invasion par l'armée turque en 1974 et d'une douloureuse partition, auto-proclamée indépendante en 1983 et que seule Ankara a reconnue.
Le Vatican, en revanche, a organisé ce déplacement autour de la localisation géographique de Chypre comme antichambre de l'Orient: Benoît XVI y rencontrera les chefs des Eglises catholiques de la région pour y préparer l'Assemblée spéciale pour le Proche-Orient du synode des évêques, en octobre au Vatican.
Outre les problèmes plus vastes du Proche-Orient, il sera impossible d'ignorer les tensions chypriotes, qui imprègnent toute la physionomie d'une île où des cathédrales devinrent mosquées au cours des siècles... A Nicosie, Benoît XVI résidera à la Nonciature apostolique, située juste sur la Ligne Verte, cette zone-tampon patrouillée par les Nations unies et séparant les deux communautés.
Si l'ambassadeur de Chypre auprès du Vatican se réjouit de cette visite, l'ambassade de Turquie a elle déploré que le pape ne se rende pas dans le nord de l'île, rappelant l'existence en RTCN d'une petite minorité catholique et maronite et de trois églises.
Benoît XVI devra donc jouer les équilibristes dans cette île où la religion pèse lourd et dont la grande figure de l'indépendance et premier président, Makarios III, était aussi primat de l'Eglise orthodoxe locale.
Ankara a annoncé qu'elle surveillerait de près tout commentaire susceptible d'être analysé comme un soutien aux Chypriotes-grecs, ou toute allusion à la destruction des églises du Nord.
En 2006, reçu en audience au Vatican, feu le président chypriote d'alors, le nationaliste Tassos Papadopoulos, avait offert au pape un album de photos des églises du Nord détruites par l'envahisseur turc, d'autres reconverties en restaurants, d'autres en magasins, ou affectées à des usages séculiers. Benoît XVI avait alors trouvé ces destructions "incroyables".
Ici, la cathédrale St Nicolas est depuis lors devenue la Mosquée Lala Mustafa Pasa.
De son côté, la RTCN a publié un livre documentant les destructions de mosquées, cimetières et autres signes de la culture turque au Sud, intitulé "Effacer le passé; la culture chypriote-turque et l'héritage religieux sous le contrôle de l'administration chypriote-grecque".
Autre sujet délicat, les relations entre la communauté catholique -maronite et latine, locale et immigrée- de Chypre et la majorité chrétienne-orthodoxe du Sud. Certains membres ultraconservateurs du clergé orthodoxe, qui jugent le pape hérétique, estiment qu'il devrait rester à Rome et ne pas venir provoquer les 800.000 orthodoxes de l'île.
On est loin de l'époque du "Grand Schisme" du XIe siècle qui vit se séparer les Eglises d'Orient et d'Occident, désormais réconciliées et vivant en général en bonne intelligence, mais certains rechignent toujours.
Ces mauvais coucheurs "peuvent rester chez eux" s'ils ne sont pas heureux de la venue du pape, a tonné l'archevêque Chrysostome II, actuel primat de l'Eglise orthodoxe de Chypre.
Pour désamorcer toute éventuelle agitation fomentée par les groupes anti-pape, le synode a diffusé une circulaire, lue dans les églises, assurant les fidèles qu'aucune discussion sur des sujets religieux sensibles n'aura lieu pendant ce voyage. AP
PUBLICATION:
Connue depuis l'Antiquité pour la qualité du cuivre qu'elle produisait, la troisième île de la Méditerranée fut pour son malheur sur le chemin de nombreux conquérants.
De son histoire tourmentée, Chypre a hérité de vestiges grecs, vénitiens, francs ou ottomans qui jalonnent ses paysages enchanteurs aujourd'hui voués au tourisme. D'églises en mosquées, de monastères en théâtres antiques, de sentiers de montagne en plages baignées d'eaux clémentes, l'île d'Aphrodite - c'est ici que serait née la déesse - est aussi un jardin d'Éden aux marchés colorés, aux tables gourmandes.
Tout y serait pour le mieux, si un conflit entre ses communautés grecque et turque, n'avait abouti à la partition de l'île en 1974, infligeant aux populations des blessures toujours à vif. Aujourd'hui européenne, Chypre vit avec ces contradictions, au cœur d'un conflit politique et culturel dont les enjeux concernent à la fois l'Europe et le Proche-Orient. Questions douloureuses que sa beauté fait oublier...
Chypre - Le jardin divisé d'Aphrodite-Olivier Bourguet /Renaissance du Livre (La)
lundi 10 mai 2010
AFRIQUE/LIBERTES: DEMOBILISATION DE 800 ENFANTS-SOLDATS AU TCHAD

Illustration de Jöelle Gellert,série "A hauteur du regard", peinture ,2008 (voir son portrait en fin d'article)
Vidéo: Enfants soldats en RDC

"Au total, 805 retraits d’enfants sont enregistrés depuis 2007" au Tchad dans le cadre de "la démobilisation et la réinsertion des enfants associés aux forces et aux groupes armés", affirme Ocha dans ce bulletin reçu par l’AFP à Libreville.
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Tchad : démobilisation de 800 enfants-soldats
publié le 05/05/2010 sur: http://www.linternationalmagazine.com

Plus de 800 enfants-soldats qui combattaient à la fois avec les forces armées et des rébellions tchadiennes ont été démobilisés depuis 2007, indique le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) au Tchad dans un bulletin publié mardi.
L’opération est menée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui "poursuit les efforts" et a pu sortir dix enfants du rang durant le premier trimestre de l’année 2010, selon la même source, qui ne précise pas leur âge, leurs régions d’origine, ni s’il s’agit de garçons et filles.
D’après ses chiffres, plus de la moitié des enfants (496) ont été démobilisés en 2007. D’autres ont suivi chaque année : "59 en 2008, 240 en 2009".
Parmi les démobilisés, "623 enfants ont regagné leurs familles, 162 attendent la stabilité sécuritaire et le rétablissement des liens familiaux dans les zones de retour", explique Ocha, citant l’Unicef.
Les autres "sont placés en vie autonome en groupe à N’Djamena", ajoute-t-il. De même source, certains des ex-enfants soldats ont été formés "dans les domaines de la cuisine, de la maintenance des forages, de la mécanique automobile et de l’agriculture.
Le Tchad est régulièrement le théâtre d’affrontements entre forces gouvernementales et rebelles depuis son indépendance en 1960. Depuis 2007, les insurgés stationnés dans l’est du pays ou au Soudan voisin ont lancé plusieurs offensives, réussissant notamment à atteindre N’Djamena en février 2008.
Début avril, une délégation du gouvernement tchadien a rencontré des représentants de la rébellion pour entamer les premières négociations depuis 2007 entre les deux parties.
Kadogo: enfants des guerres d’Afrique centrale
voir également le site: http://sthiramany.free.fr/kadogo/
ENTRETIEN:
avec Hervé Cheuzeville:

Longtemps consultant auprès de l’organisation des Nations unies pour la protection des enfants, l’Unicef, Hervé Cheuzeville se sent lui-même comptable de la vie de certains enfants-soldats de l’Ituri, morts au combat après une démobilisation ratée. De ses séjours au Soudan, en Ouganda, au Rwanda et au Congo-Kinshasa, l’auteur rapporte des tranches de vie singulières inscrites dans des contextes culturels différents. Mais d’un groupe armé l’autre, Hervé Cheuzeville a observé «les mêmes rites sanglants qui consistent à contraindre ces enfants à commettre le plus rapidement possible des atrocités, de préférence contre leur propre communauté, afin de rendre impossible tout retour, toute désertion». Dans l’Ituri congolais par exemple, l’enrôlement des enfants accompagne depuis 1998 la multiplication des milices tribales. Au nord de l’Ouganda, il alimente depuis dix-sept ans la stratégie de la terreur de l’Armée de libération du seigneur, la LRA, une rébellion mystico-militaire.
Hervé Cheuzeville: La LRA sévit pratiquement depuis l’arrivée au pouvoir de Museveni en 1986, mais la situation n’a jamais été aussi grave qu’aujourd’hui. C’est une rébellion essentiellement acholi, l’ethnie majoritaire au nord de l’Ouganda. Au départ, la population acholi ne lui était pas hostile. Mais elle s’en est prise en premier lieu aux civils et aujourd’hui, l’immense majorité de la population vit dans des camps de déplacés que l’on appelle des villages «protégés». Ils peuvent regrouper
50 000 habitants, dans un espace très restreint, avec tout ce que cela comporte de promiscuité, d’inaction, d’alcoolisme, de malnutrition. En outre, ces soit-disant villages «protégés» sont la cible des raids de la LRA qui continue à enlever des enfants. En fait, le régime soudanais a instrumentalisé la LRA pour couper les voies d’approvisionnement des rebelles de l’Alliance pour la libération du peuple soudanais (SPLA) en Ouganda. La mission de LRA était de contrôler le nord de l’Ouganda pour prendre la SPLA à revers, mais elle a échoué dans sa mission confiée par les militaires soudanais.
RFI: Mission confiée dans un premier temps à cette «grande prêtresse», Alice Lakwena…
HC: Oui, Alice Lakwena, qui vit des rations alimentaires du Programme alimentaire mondial (Pam) dans un camp de réfugiés dans la ville de Dadab, près de la frontière somalienne. Elle est sous la protection du Haut commissariat aux réfugiés de l’Onu (HCR). Le gouvernement ougandais cherche à la récupérer pour affaiblir la LRA et son successeur Kony, en vain jusqu’à présent. La LRA dispose de bases au Sud Soudan, en territoire contrôlé par l’armée soudanaise. Elle s’est longtemps contentée de raids à partir de ces bases, des campagnes d’un mois ou deux, le temps de rafler un maximum d’enfants. Les rebelles les utilisent pour ramener le fruit de leurs pillages et, une fois arrivés au Sud Soudan, ils leur donnent une formation militaire avant la campagne suivante, quelques mois plus tard.
RFI: Militairement, comment la LRA est-elle organisée, quelle est la proportion d’enfants dans ses rangs ?
HC: Il y a dix-sept ans, c’étaient les soldats de l’ancienne armée ougandaise de Tito Okello et d’Obote. Vaincus par Museveni, ces soldats de métier se sont réfugiés au Soudan avec armes et bagages. Certains d’entre eux ont décidé de reprendre la lutte dans l’armée d’Alice Lakwena. Mais aujourd’hui, la LRA rassemble surtout des enfants pour environ dix pour cent seulement de soldats aguerris. L’année dernière, en février-mars, l’armée ougandaise a donc cru malin d’attaquer Joseph Kony, le nouveau chef de la LRA, dans ses bases au Sud Soudan. Et cela avec l’accord de Khartoum d’ailleurs. A ce moment là, le nord de l’Ouganda connaissait un certain répit. Ils ont voulu donner l’estocade à Kony. Ils ont seulement tapé dans la fourmilière. Cela a rendu les rebelles encore plus fous furieux. Au lieu de s’enfoncer au Sud Soudan, ils ont décidé de rentrer massivement en Ouganda. Depuis lors, ils n’ont jamais quitté le Nord ougandais. Les populations qui n’avaient pas encore été déplacées ont dû fuir leurs terres. La rébellion a même débordé le pays acholi. Depuis cette l’offensive gouvernementale, on estime à plus de dix mille le nombre d’enfants recrutés de force. Ils se rajoutent aux dix ou quinze mille recrutés ces dernières années, dont beaucoup sont devenus des adultes. Beaucoup sont morts aussi. Dans ce cas là, ils font les manchettes des journaux comme «rebelles tués» au combat par l’armée ougandaise. En revanche, quand ils sont capturés vivants, la presse évoque toujours des «enfants libérés».
RFI: Quel est le sort des «enfants libérés» ?
HC: Comme cela dure depuis des années, ils sont assez bien rodés. Les enfants sont d’abord «débriefés» par les services de renseignement de l’armée ougandaise. Ils sont ensuite remis à des ONG spécialisées. Ces enfants ont beaucoup de mal à se réinsérer. Ils ont souvent commis des atrocités. Dans les rues de Gulu, au Nord, des enfants «libérés» ont été lynchés.
RFI: Qu’est-ce qu’ils racontent ces enfants ?
HC: C’est pour ça que j’ai écrit le livre parce que chaque histoire, chaque itinéraire est différent. Dans certains cas, un groupe armé rafle toute une classe, voire toute l’école. D’autres enfants se sont enrôlés volontairement. Lorsque les parents n’ont rien à offrir, quand il n’y a plus d’école, on se dit qu’avec un fusil on n’aura plus faim. Et puis aussi pour le prestige, dans des pays où plus rien n’existe, en dehors des gens qui portent l’uniforme. Enfin, une propagande plus subtile des groupes armés incitent certains enfants à croire que leur ethnie est menacée, que c’est un devoir de se défendre contre le génocide etc.
RFI: Au Congo, c’est un drame qui se joue depuis moins longtemps qu’en Ouganda. Mais est-ce qu’il prend la même forme ?
HC: Non, les conséquences peuvent être les mêmes pour les enfants, mais cela se présente différemment. Lorsque la deuxième guerre a commencé dans l’Est congolais, le 2 août 1998, un seul mouvement rebelle, le RCD, luttait contre le gouvernement de Laurent Désiré Kabila. Depuis, le RCD s’est transformé en poupée russe avec une multitude de petits RCD. auxquels s’ajoutent toute une série d’autres groupes armés. Non seulement, la rébellion a éclaté, mais ses parrains rwandais et ougandais ont parfois aidé les uns et les autres en même temps ou les ont au contraire opposé, au gré de leurs intérêts ou de ceux de tel officier. En outre, on observe une dérive ethnique, en Ituri par exemple. Là, les leaders rebelles du RCD ont rejeté la domination des non originaire de l’Ituri sur le mouvement pour créer leurs propres groupes armés. L’Ituri est un puzzle ethnique d’une quinzaine de communautés différentes. Il n’en est guère aujourd’hui qui n’aient pas leur propre milice, en dehors des pygmées, éternels laissés pour compte. L’Ituri c’est le royaume de seigneurs de la guerre qui contrôlent leurs petits territoires, leurs armées et qui nouent des alliances successives avec d’autres factions, avec l’Ouganda ou le Rwanda et même ailleurs. Dernièrement, un de ces seigneurs de la guerre a fait un voyage en Libye où il a été reçu par le colonel Kadhafi.
RFI: La militarisation aussi est grandissante !
HC: Oui, maintenant, on trouve par exemple des mines anti personnelles en Ituri. Elles ont été obligeamment fournies par le régime de Kigali à l’UPC de Thomas Lubanga. L’arme la plus fréquente, c’est évidemment la kalachnikov. Mais ils ont aussi des mitrailleuses, des mortiers et même des lance roquettes RPG. Aujourd’hui, les soldats Français de l’opération Artémis contrôle très bien l’aéroport de Bunia. Mais qu’en est-il des dizaines d’autres petites pistes d’atterrissage dans tout l’Ituri ? C’est par là que les armes et les instructeurs entrent. C’est par ces pistes que les enfants sont envoyés en formation militaire, au Rwanda ou ailleurs. Qu’en est-il du lac Albert où les armes passent de l’Ouganda au Congo ? Si on veut arrêter cette tragédie, il faudrait commencer par fermer le robinet , donc par prendre le contrôle de tous les aérodromes, mais aussi des ports du lac Albert.
RFI: Qu’en est-il de la démobilisation des enfants-soldats?
HC: C’est moi qui ai raccompagné chez eux à Bunia ces 165 enfants de l’Ituri, démobilisés en 2001. L’Unicef avait fait une grosse opération bien médiatisée. Des télégrammes de félicitations étaient arrivés de partout. C’était la première opération de démobilisation d’enfants soldats dans l’est du Congo. Mais une fois les enfants rentrés chez eux, l’attention s’est portée ailleurs. Dans les mois qui ont suivi, la majorité de ces enfants ont été repris par les groupes armés. Un grand nombre sont morts à l’heure où je vous parle, faute de suivi. Démobiliser un enfant, c’est facile. Ce qui ne l’est pas, c’est de le réinsérer socialement. C’est un travail de terrain à long terme.
par Propos recueillis par Monique Mas
LIVRES:

En 2003, son premier livre "KADAGO, enfants des guerres d'Afriques Centrale", publiée aux éditions l'Harmattan, relate son expérience avec les enfants victime de la guerre, tels que les enfants soldats.
En 2006, son second livre paru chez Persée Edition, "Chroniques africaines de guerres et d'espérance", est une série de chroniques rédigée sur le terrain entre 2003 et 2006.
Actuellement, Hervé Cheuzeville prépare son troisième livre, intitulé "Nouvelles chroniques d'un ailleurs pas si lointain", où il sera question, en grande partie, du Malawi, mais également du Prix Nobel de la Paix remis cette année à Barack Obama, ou encore de la désinformation dont est victime la Corse, comme l'Afrique.
PEINTURE:
Joëlle Gellert
Une artiste engagée...
« Pour décider, laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire. »
Simone de Beauvoir
http://joellegellert.com
Joëlle Gellert nous transmet son regard au travers sa plume et ses pinceaux. Ecrivaine et Peintre, ce qui compte pour elle, c'est la qualité de ce que chacun tente. Elle anime des ateliers d'écriture et elle est Présidente de LA MAISON D'EDITIONS " Respire". La création de cette maison d’éditions est la volonté de communiquer sur des cultures différentes, de soulever des préoccupations et de révéler des expériences singulières.
C’est aussi, de rapprocher deux pays le Congo et la France, notamment Orléans et Diosso afin que chacun, à parité, puisse collecter et produire des écrits et des images révélant sa propre culture ou la culture de « l’autre ».
Avec rigueur, sérieux et détermination les membres de l’association conduiront des projets en prenant part à une mission d’aide au développement, en lien avec des engagements de la population.
"Dans une démarche humanitaire, citoyenne et de lutte pour le respect de l’être humain, nous produirons des livres, une revue, des affiches… uniquement avec les équipes et les entreprises locales du Congo afin d’échanger nos savoirs faire."J.Gellert
Oeuvres:
Aucun être humain n’est illégalA hauteur du regard
voir son portrait sur: http://portier.canalblog.com/archives/2010/05/12/17868591.html
lundi 3 mai 2010
JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE
Gaza,Liban,Afghanistan,Soudan,Israël,Iran,Iraq...Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression...

Liberté de la presse, sentinelle du Droit Humain...
"Le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle.Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre...Si je devais choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je retiendrais sans hésiter la seconde solution.La liberté de presse est l’un des plus puissants bastions de la liberté (…) ." Président Thomas Jefferson, le père de l’indépendance des États-Unis.
03 mai 2010, 20ème journée mondiale pour la Liberté de la Presse:
La Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste. Ce séminaire s'est déroulé à Windhoek (Namibie), en 1991, et a conduit à l'adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes

.Pour marquer l’attachement de la France à cette liberté fondamentale, Bernard Kouchner a souhaité placer cette 20ème journée mondiale, sur le terrain de la liberté de la presse sur Internet.
Même si l'on célèbre depuis 1993 la Journée mondiale de la liberté de presse, celle-ci s'enracine encore plus loin dans l'histoire des Nations Unies. En effet, il est stipulé, dans l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 que : " Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
40 prédateurs de la liberté de la presse
La liste des prédateurs de la liberté de la presse comporte cette année 40 noms : 40 hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois.
Pour plus d'information cliquez sur: Voir la liste des prédateurs
Bon nombre d’entre eux confirment leur présence dans le classement depuis l’année dernière. En Amérique latine, les violences proviennent toujours du même quatuor infernal : narcotrafiquants, dictature cubaine, FARC et groupes paramilitaires. Le continent africain voit également peu de modifications. Certains rapports de force évoluent en revanche au Moyen-Orient et en Asie.
Plusieurs prédateurs ont disparu de la liste, comme en Somalie : Mohamed Warsame Darwish, le chef des services de renseignements, commanditaire de raids musclés, d’arrestations arbitraires et de tirs délibérés sur les rares journalistes du pays, a été révoqué en décembre 2008. Au Nigeria, le SSS, Service de sécurité d’Etat, a perdu son pouvoir. La police nationale, et plus particulièrement son responsable Ogbonna Onovo, apparaît depuis peu dans ce pays comme l’acteur central des exactions contre la presse. La police, déjà mal formée, est encouragée à user de violences contre les journalistes afin d’écarter les témoins lors de ses opérations.
En Irak, les professionnels de l’information sont confrontés à de réels dangers pour faire leur travail du fait de l’actuel conflit larvé. Mais la situation s’améliore peu à peu et les violences touchent plus la population en général et moins les journalistes en particulier. C’est la raison pour laquelle Reporters sans frontières a retiré les groupes islamiques des prédateurs. Un peu plus au Sud, dans le Golfe persique, Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, fait lui son apparition dans la liste. Depuis un an, le pouvoir yéménite s’est raidi : création d’un tribunal spécial pour les délits de presse, une dizaine de journaux poursuivis, une douzaine de journalistes en cours de procès. Rien ne doit filtrer des deux sales guerres que le régime mène au nord et au sud du pays.
Il était difficile de ne pas faire une place de choix aux milices privées aux Philippines suite au massacre par les nervis du gouverneur local d’une cinquantaine de personnes, dont 30 journalistes, dans la province de Maguindanao le 23 novembre 2009. Les circonvolutions de la justice philippine montrent l’absence de volonté politique à juger les responsables, soutiens trop proches et trop importants pour la présidente Gloria Macapagal-Arroyo. L’impunité prévaut.
Le mollah Omar, chef des taliban, dont l’influence s’étend d’Afghanistan au Pakistan, mène une guerre sainte également contre la presse libre, une guerre d’occupation de l’espace médiatique. Une quarantaine d’attaques ont visé directement les journalistes et les bureaux de rédactions en 2009. Le mollah Omar a gagné sa place dans la liste des prédateurs, tout comme Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, que Reporters sans frontières avait rencontré en mars 2009. Ses poses crânes sur sa supposée tolérance, ses vues faussement bienveillantes sur la liberté de la presse ne trompent personne. Anna Politkovskaïa et Natalia Estemirova, toutes deux ferventes dénonciatrices de la "question tchétchène" ont été abattues, la première à Moscou en octobre 2006, la seconde près de Grozny en juillet 2009. Ramzan Kadyrov n’est pas étranger à ces assassinats, comme à de nombreux autres en Tchétchénie où il a mis en place un régime de terreur.
Les trois chefs d’Etat Kim Jong-il, Mahmoud Ahmadinejad et Mouammar Kadhafi illustrent la nouvelle campagne de Reporters sans frontières contre les prédateurs de la liberté de la presse, conçue par l’agence Saatchi&Saatchi et réalisée par les artistes Stephen J Shanabrook et Veronika Georgieva
Pour plus d'information cliquez sur: Voir la liste des prédateurs
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jeudi 8 avril 2010
RASSEMBLEMENT:SOUTIEN AUX OTAGES EN AFGHANISTAN

Appel de soutien aux journalistes de France 3 enlevés en Afghanistan
Pour les cent jours de détention en Afghanistan de nos confrères de France3,
manifestation jeudi 8 avril à 14 heures devant la mairie de Paris !. Le Club de la Presse et le SNJ France 3 organisent un rassemblement, en association avec la Ligue des Droits de l’Homme
Voir les signataires
Nous, amis et soutiens des deux journalistes et de leurs accompagnateurs afghans comprenons et respectons les consignes de silence et de discrétion autour de leur enlèvement afin de ne pas gêner les négociations qui s’engageraient avec les ravisseurs. Pour autant, nous ne pouvons pas admettre que des responsables politiques mettent en cause la probité professionnelle de nos confrères et amis.
Les journalistes de France Télévision enlevés sont tous deux très expérimentés, avec chacun plus de vingt ans d’expérience professionnelle sur de nombreux théâtres d’opération. Afghanistan, Proche Orient, conflit de l’ex-Yougoslavie, Rwanda, guérillas du Cambodge, ex-URSS, ils ont effectué de nombreux reportages dans des pays en guerre. C’est à ce titre que la rédaction de France 3 leur a confié cette mission d’information en Afghanistan.
Journalistes et amis, nous n’accepterons pas que la réputation de nos confrères soit salie et diminuée alors même qu’ils sont encore aux mains de leurs ravisseurs et qu’ils n’ont pas encore livré le récit de leur enlèvement. Les propos tenus sont outrageants au regard du parcours professionnel de nos confrères, des risques qu’ils ont encourus avec certains d’entre nous pour informer le public lors d’autres conflits et des motivations profondes qui les guident dans l’accomplissement de leur métier. Le dénigrement de nos confrères est en outre très blessant pour les familles. Et puisque la recommandation est à la discrétion, nous aurions souhaité que les responsables politiques soient les premiers à faire preuve de retenue. Loin des contre-vérités et des polémiques. L’Etat doit assistance à tout citoyen français, fût-il journaliste.
Tous les confrères et amis des deux journalistes
Lire le dernier communiqué de Reporters sans frontières : http://www.rsf.org/Des-declarations...
jeudi 11 mars 2010
LIBERTES:JOURNEE MONDIALE CONTRE LA CENSURE SUR INTERNET

24 h contre la censure sur Internet
Reporters Sans Frontières avec l’Unesco appellent la communauté des internautes à participer à la Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet à travers l’opération «24 h contre la censure» en manifestant virtuellement avec un avatar du mercredi 12 mars à 11h jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris)sur le site de l’organisation contre les ennemis de l’Internet et pour la liberté d’expression.
Il y a 5 ans en novembre 2005, Tunis a accueilli la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI). A cette occasion, l'association Reporters sans frontières a clairement désigné quinze « ennemis de l'internet », et épinglé une dizaine de pays dont la politique en matière de réseau est jugée préoccupante. Outre l'exemple paradoxal de la Tunisie, c'est la Chine, avec 42 cyberdissidents en prison, un contrôle des fournisseurs d'accès à Internet et plus de 300 000 sites bloqués, qui a bâti l'une des plus grandes murailles contre Internet.
Pour exemple voici deux photos d’écran :
Google traduit en chinois avec les photos du massacre de la place Tian An Men
Le Google nettoyé pour la Chine :
Des noms et des sites sont censurés (grâce à la collaboration des plus grands moteur de recherche de l’Internet - Google, Yahoo….), et depuis janvier une loi interdit toute diffusion de podcast vidéo ou audio non autorisé par l’Etat. Le pays compterait autour de 20 millions de blogueurs.
La chasse aux cyberdissidents est ouverte !
En noir, les 15 "ennemis de l'Internet" pointés du doigt par RSF
(Crédit : Reporters sans frontières)
Plus de cent blogueurs et cyberdissidents emprisonnés
Pour la première fois depuis l’apparition d’Internet, Reporters sans frontières recense près de 110 blogueurs, cyberdissidents et internautes emprisonnés dans le monde pour avoir exprimé sur le Web leurs opinions. Ce chiffre illustre la répression qui sévit sur le Net dans une dizaine de pays. Plusieurs Etats ont définitivement adopté une politique de criminalisation de l’expression en ligne, mettant à mal les espoirs d’un Internet sans censure.
Internet a été le moteur de la contestation démocratique en Iran, en Chine et ailleurs. C’est avant tout pour cela que les gouvernements autoritaires sont si enclins à punir sévèrement les internautes, comme ces deux blogueurs azerbaïdjanais condamnés à deux ans de prison pour avoir tourné en dérision les élites politiques dans une vidéo.
Si, en 2009, la Chine est restée le principal censeur d’Internet, l’Iran, la Tunisie, la Thaïlande, l’Arabie saoudite, le Viêt-nam et l’Ouzbékistan ont également eu recours aux blocages récurrents de sites et de blogs, et à la surveillance de l’expression en ligne. L’Internet turkmène demeure en outre sous contrôle total de l’État.
Cette année encore, des blogueurs et de simples citoyens s’exprimant sur le Net ont été agressés, menacés ou interpellés alors que la popularité des réseaux sociaux et des sites participatifs a pris davantage essor. L’Egyptien Kareem Amer est toujours détenu, tandis que le célèbre comédien birman Zarganar a encore 34 ans de prison à purger. Des figures de proue de la défense de la liberté d’expression sur Internet, notamment les Chinois Hu Jia et Liu Xiaobo ou les Vietnamiens Nguyen Trung et Dieu Cay, font partie de la centaine de victimes des policiers du Net.
La crise compte désormais parmi les thèmes susceptibles de provoquer des réactions de censure, en particulier sur la Toile. Ainsi, en Corée du Sud, un blogueur a été détenu à tort pour avoir commenté la situation catastrophique du pays. En Thaïlande, une demi-douzaine de net-citoyens qui ont été interpellés ou intimidés pour avoir évoqué la crise au sein du royaume. Le simple fait d’avoir mis en relation la santé du roi et la chute des cours de la Bourse de Bangkok, en a fait des cibles de choix pour les autorités. Enfin, à Dubaï, la censure a été imposée aux médias locaux quand ils ont dû relater l’effondrement du marché intérieur.
Les pays démocratiques ne sont pas en reste : alors que plusieurs États européens planchent sur de nouvelles mesures de contrôle de la Toile au nom de la lutte contre la pédopornographie ou le téléchargement illégal, l’Australie a annoncé son intention de mettre en place un système obligatoire de filtrage, dangereux pour la liberté d’expression. La justice turque a encore augmenté le nombre de sites Internet, notamment YouTube, censurés pour des critiques à l’encontre de la personnalité du premier président de la République, Mustafa Kemal Atatürk.
"D’une année sur l’autre, le nombre de pays touchés par la censure d’Internet a été multiplié par deux. Une tendance inquiétante qui illustre le renforcement du contrôle exercé sur les nouveaux médias alors que des millions de net-citoyens sont de plus en plus mobilisés sur la Toile. C’est pour mieux dénoncer cette criminalisation de l’expression sur le Net que Reporters sans frontières va organiser le 12 mars prochain une nouvelle mobilisation contre les Ennemis d’Internet", a affirmé Lucie Morillon, responsable du Bureau Internet et Libertés.
D'après Reporters sans frontières, « Le paradoxe tunisien:
Comme tient à le signaler RSF, la cas de la Tunisie est assez paradoxal. En effet, si elle a été choisie par l'Union internationale des télécommunications pour accueillir la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information en 2005, elle est accusée d'avoir instauré un dispositif de surveillance et de censure d'Internet, mais surtout d'emprisonner régulièrement les internautes qui s'opposent au régime. RSF explique dans son rapport que le président Ben Ali « ... La Grande Muraille de Chine
Un internaute chinois ne pourra jamais voir la séquence forte de ce jeune homme anonyme arrêtant une colonne de chars venue réprimer le mouvement démocratique des étudiants, installé sur la place Tian An Men en 1989 (mouvement du 4 juin). Les citoyens et internautes chinois subissent la censure à chaque instant. Une petite démonstration le prouve. Tapez «tiananmen» sur le Google traduit en Chinois et sur Google.Cn, l’édition du moteur de recherche dont le contenu est contrôlé. Tout l’Internet est filtré par un gigantesque par feu («Le grand pare-feu de la Chine»). L'Internet explose en Chine : tous les ans, le nombre de sites est doublé et le nombre d'internautes est multiplié par quatre. Mais, parallèlement, la censure et la mainmise du gouvernement sur la toile s'accélèrent. Aujourd'hui, en Chine, une myriade de lois liberticides entravent la liberté d'expression, 42 cyberdissidents sont en prison (données de RSF) et près de 300 000 sites sont bloqués. Petit historique de la construction de la Grande Muraille électronique de Chine : Outre le développement du dispositif de surveillance et de censure chinois, depuis 2001, la chasse aux cyberdissidents est ouverte. En effet, les foudres de l'autorité chinoise fulgurent sur les webmasters jugés « hors-la-loi » et les internautes qui tentent de s'informer librement, ou d'utiliser la toile pour critiquer ouvertement le Parti communiste. Au printemps 2001 : Liu Weifang, accusé d'avoir publié sur son forum des articles fustigeant les réformes économiques entreprises à l'époque par le gouvernement, a été condamné à trois ans de prison. Mais l'exemple qui est sur toutes les lèvres actuellement reste celui de Huang Qi, qui a commis, à la veille du onzième anniversaire du massacre de Tiananmen, l'erreur irréparable de publier des articles « A l'occasion du Sommet de Tunis, sa femme a pris le risque de braver l'interdit et d'accorder une interview à un journaliste étranger. S'ils restent sujets à caution, ses propos sont déconcertants : « Les quinze "ennemis de l'Internet" Voici la liste des quinze pays pointés du doigt par Reporters sans Frontières. Pour la plupart, ils étaient présents au Sommet de Tunis... Alors, après avoir publié cet article, Futura-Sciences rejoindra-t-il les sites de Reporters sans Frontières, Amnesty International, CNN.com et BBC.co.uk sur la liste noire des sites bloqués par la Chine ? article depuis:www.futura-sciences.com et pour le même thème sur http://www.rsf.org/
Internet sous contrôle ?
(Crédit : Reporters sans frontières)les 15 ennemis de l'Internet sont les pays les plus répressifs de la liberté d'expression en ligne : ils censurent les sites d'information indépendants et les publications d'opposition, surveillent le Net pour faire taire les voix dissidentes, harcèlent, intimident et parfois emprisonnent les internautes et les bloggers qui s'écartent de la ligne officielle.
» (source : Reporters sans frontières) a mis en place un système très efficace de censure d'Internet. Toutes les publications de l'opposition sont bloquées, de même que de nombreux sites d'information. Les autorités cherchent par ailleurs à dissuader les internautes d'utiliser des webmails, plus difficiles à surveiller que les comptes mails classiques
.» Et d'ajouter « qu'en avril 2005, l'avocat démocrate Mohammed Abbou a été condamné à trois ans et demi de prison pour avoir critiqué le Président sur un site Internet
. » 
La Grande Muraille électronique de Chine en construction ? toute personne impliquée dans des activités d'espionnage telles que voler, découvrir, acheter ou divulguer des secrets d'Etat, grâce entre autres à Internet, risque une condamnation à mort ou une peine de prison allant de dix ans à la perpétuité
. » domaines stratégiques et sensibles
» sont tenus de consigner les renseignements sur leurs visiteurs, comme leurs adresses postales et leurs numéros de portables, mais aussi de mettre en place un système de surveillance des courriels et de bloquer les messages qui contiendraient des propos « subversifs
». Sans oublier que les FAI sont contraints de dénoncer tout comportement abusif aux services du ministère de l'Information et de la Technologie.étrangers
» qui évoquaient clairement la responsabilité de la Chine dans cet événement sanglant. Arrêté le 3 Juin 2000, il a été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour « subversion
». Oui, il a été battu. Il a une longue cicatrice sur le front et une dent en moins (...) Une fois, il est tombé dans le coma pendant quelques jours après avoir été roué de coups. Des anciens codétenus m'ont précisé qu'ils l'avaient frappé sur les parties génitales. » Et de surenchérir : « Il refuse d'arrêter d'écrire en prison donc les gardiens le frappent régulièrement. Je pense qu'il y a des ordres de la hiérarchie de le battre.
»
jeudi 28 janvier 2010
PALESTINE:GAZA,PRISE D'OTAGE HUMANITAIRE...

Une nouvelle entrave à l’action humanitaire dans les Territoires palestiniens
Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Handicap International - Enfants du Monde-Droits de l’Homme...
Le gouvernement israélien vient de prendre la décision de ne plus accorder de permis de travail pour les ONG internationales opérant dans les Territoires palestiniens.
Seul un visa de touriste sera dorénavant délivré à leurs équipes sur place. Ce type de visa interdit le travail en Israël et ne l’autorise pas formellement dans les Territoires palestiniens. Il est de plus délivré avec des durées allant d’une semaine à un an, ce de façon totalement aléatoire. Une centaine d’ONG est directement concernée. Cette nouvelle mesure israélienne remet en cause leur mission humanitaire dans les Territoires palestiniens et aura une influence désastreuse sur le sort des populations.
Jérusalem, que l’Etat d’Israël considère comme territoire national, est directement visé. L’interdiction de travailler en Israël signifie pour les ONG internationales l’impossibilité de mener toute forme d’action humanitaire depuis et à Jérusalem-Est, territoire palestinien selon le droit international. L’objectif israélien est clair : pousser ces organisations vers Ramallah et sceller ainsi l’isolement de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie.
Le gouvernement israélien entretient le flou face aux demandes de clarification. Il a été indiqué, de façon informelle, qu’un visa de touriste donnerait la possibilité de travailler dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne. Or ces zones ne concernent que 18% de la Cisjordanie. Toutes les ONG présentes sur place faisaient déjà part de graves difficultés pour mettre en place les programmes d’action humanitaire dans les conditions imposées par la politique d’enfermement israélienne. Leur zone d’action se réduit donc encore davantage. Mais en l’absence de toute indication écrite, la situation des équipes sur place reste extrêmement précaire et tributaire des soldats israéliens présents aux checkpoints.
Selon l’article 55 de la 4ème Convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation « d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux ; elle devra notamment importer les vivres, les fournitures médicales et tout autre article nécessaire lorsque les ressources du territoire occupé seront insuffisantes ». Depuis 42 ans, cette obligation qui n’a jamais été respectée a été prise en charge par les ONG palestiniennes et internationales.
Après l’opération militaire israélienne de l’hiver 2008/2009 et alors que se poursuit le blocus de la bande de Gaza, les conséquences humanitaires de cette nouvelle mesure israélienne seront considérables.
Nous, ONG travaillant en faveur des populations palestiniennes, craignons que cette mesure ne vienne sceller encore plus radicalement le sort de ces populations, allant ainsi à l’encontre du droit de ces hommes, ces femmes et ces enfants à recevoir une aide légitime et nécessaire dans la situation qui est la leur. Nous demandons au gouvernement israélien de renoncer à cette mesure qui constitue clairement une entrave à l’action humanitaire.
Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Handicap International
Enfants du Monde-Droits de l’Homme
CCFD-Terre Solidaire
Secours Catholique-Caritas France
Secours Islamique France
Première Urgence
Article depuis :http://www.france-palestine.org/article2091.html
vendredi 16 octobre 2009
LIBERTES:CHYPRE SUR LA VOIE DE L'UNIFICATION...
Un geste de plus pour montrer la bonne volonté des uns et des autres pour aller vers un réglement pacifique de la guerre d'usure entre la Turquie et la Gréce. Le Président Chypriote-Grec Demetris Christofias et le dirigeant Chypriote-Turc Mehmet Ali Talat ont planté ensemble un arbre symbolisant la Paix,hier,dans lazone des Nations Unies de la Capitale, Nicosie.Un geste symbolique eddectué au second jour des pourparlers en vue d'une réunification de l'île. QUI SONT ILS?:
par Vincent Portier
Monsieur Mehmet Ali Talat (né le 6 Juillet, 1952) est l'actuel Président de la de facto République turque de Chypre-Nord (ou KKTC dans Turc), Qui contrôle le tiers nord de l'île de Chypre, Mais est non reconnus par aucune nation, sauf Turquie et le Organisation de la Conférence islamique. Parce que le Nations unies ne reconnaît pas la RTCN qu'elle traite comme Mehmet Ali Talat bona fide négociateur pour la communauté chypriote turque de la République de Chypre. Il était le chef de l'aile gauche Parti républicain turc (Cumhuriyetçi Türk Partisi). Il est devenu premier ministre en 2004, Et par la suite remporté l'élection présidentielle tenue le 17 avril 2005. Talat a été inauguré le 25 avril 2005, Succédant au Président sortant Rauf Denktaş.
Monsieur Dimitris Christofias (en grec Δημήτρης Χριστόφιας ; on trouve également la transcription Demetris en anglais) (né le 29 août 1946 à Dhikomo) est un homme politique chypriote devenu président de la République le 24 février 2008. Il fut secrétaire général de l'AKEL (Parti communiste) de 1988 à 2009, et était le président de la Chambre des Représentants chypriote jusqu'à son élection à la tête de l'État.
M. Christofias, qui était le premier dirigeant communiste chypriote candidat à une présidentielle, devient également le premier et le seul chef d'État membre d'un parti communiste au sein de l'Union européenne.
mardi 6 octobre 2009
LIBERTES:AFGHANISTAN;OBAMA LUTHER KING FACE A L'OPINION AMERICAINE
par Vincent Portier
Monsieur Barak Obama monte en première ligne pour prendre une décision lourde de sens en direction des Libertés et des Droits de l'Homme.Peut être un premier geste sur le chemin qui doit amener les Etats Unis à l'Abolition de la peine de mort.
Pour comprendre relire l'article dans la catégorie LIBERTES sur "le Testament de Massoud" du 29 septembre 2009.
Flash actualité - International
La question est de savoir si M. Obama fournira effectivement de tels indices à des parlementaires dont l'impatience grandissante renforce les pressions s'exerçant de toutes parts sur le président, ou s'il tâchera surtout d'apaiser les esprits.
M. Obama, qui accueillera les parlementaires dans l'après-midi à la Maison Blanche, est engagé dans des consultations intenses sur la stratégie à appliquer en Afghanistan et sur les effectifs nécessaires à cette stratégie. Il est pris entre les demandes de ses généraux, qui réclament plus de soldats, et les inquiétudes de son opinion.
Les sondages reflètent une opposition grandissante chez les Américains à un engagement vieux de huit ans, dont rien n'annonce la fin. Au contraire, l'attaque dans laquelle huit soldats américains ont été tués samedi dans la province du Nouristan est venue illustrer l'intensification des combats au cours des derniers mois.
Les adversaires républicains de M. Obama le pressent d'accéder sans plus attendre aux demandes des généraux. Mais il est aussi confronté à un fort mouvement antimilitariste dans son propre camp.
Une vingtaine de membres de la Chambre des représentants, de la gauche du parti démocrate, viennent de déposer un texte de loi interdisant tout financement à une extension du déploiement américain en Afghanistan, a-t-on appris lundi.
Les effectifs américains en Afghanistan approchent les 68.000.
"Le fait est qu'il faut prendre cette décision et qu'il faut aider ces 68.000 soldats et que, plus nous attendons, plus ils sont nombreux à être en danger", a dit l'ancien adversaire de M. Obama à la présidentielle, John McCain, à la chaîne Fox.
Jusqu'alors, la Maison Blanche s'est retranchée derrière la concertation en cours. Elle dit qu'il faut d'abord s'entendre sur la stratégie, et décider seulement après du nombre de soldats nécessaire. M. Obama s'est contenté de prévenir qu'il examinerait toute demande de renforts "avec scepticisme".
Il a déjà présidé à deux réunions de son équipe de sécurité nationale, en août et la semaine passée. Il doit en tenir deux nouvelles, mercredi et vendredi, et au moins encore une ensuite. Selon son porte-parole Robert Gibbs, sa décision pourrait prendre encore "plusieurs semaines".
La rencontre avec les responsables des deux partis dans les deux chambres du Congrès mardi est destinée à "leur dire où nous en sommes dans le processus et à solliciter leurs points de vue", a dit M. Gibbs, et non pas à les informer d'une quelconque décision qu'aurait prise M. Obama.
Mais les parlementaires voudront discerner les desseins de M. Obama.
Son porte-parole, lui, n'a pas lâché grand-chose, sinon pour dire que parmi toutes les options envisagées, il n'était pas question d'un retrait d'Afghanistan. Il a donné une piste en disant que, si des renforts étaient dépêchés, ils le seraient dans des zones plus peuplées que celle dans laquelle a eu lieu l'attaque de samedi. Il a aussi, comme le conseiller à la sécurité nationale James Jones la veille, insisté sur l'importance d'inclure le Pakistan dans la réflexion.
Les affaires de M. Obama ont été compliquées par l'imbroglio auquel a donné lieu la présidentielle afghane, mais aussi par le général Stanley McChrystal, le commandant américain en Afghanistan. Il recommanderait entre 10.000 et 40.000 hommes supplémentaires. Un discours du général McChrystal désavouant fermement certaines des options discutées par l'administration a placé celle-ci dans une situation encore plus délicate.
mercredi 23 septembre 2009
LIBERTES/FRANCE:Nicolas Sarkozy "Président d'inconscience"
"Nicolas Sarkozy a l'âme qui lui est tombé dans les pieds".
par Vincent Portier
Edgar Faure disait:
Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit ! Sauf le
cochon.
Dans cette citation,nous aurons tous compris que le cochon représente "les Français".Octobre 2009 arrive doucement.
Le silence du mois de septembre 2009 marqué par le réveil d'un homme Monsieur Dominique De Villepin laisse à penser que le mois d'octobre 2009 marquera le réveil douloureux d'une France abattue,appauvrie,volée,trahie,abandonnée par son Président aux mains des grandes puissances dont elle n'est plus que le chien fou sans collier.
Qu'est ce que la France sans Honneur?Qu'est ce que la France Trahie?Qu'est ce que la France oubliée?Sûrement pas la France!
Nous sommes un peuple fier,libre,gardien des valeurs et des traditions Républicaines.
Octobre 2009 marquera le début de la période la plus sombre du gouvernement Sarkozy.
Que Dieu nous préserve et qu'il ne nous abandonne pas comme nous l'avons abandonné.
VOIR ARTICLE de septembre 2009:
"C'est triste un homme,seul,face à lui même..."
http://portier.canalblog.com/archives/2009/09/14/15073625.html
"50 millions de moutons dans un couloir"
http://portier.canalblog.com/archives/2009/09/10/15024308.html
"La France, caniche des puissants ou voix des opprimés?"
http://portier.canalblog.com/archives/2009/09/07/14985606.html

À
quoi sert l'État ? Taraudante question en période de grands
bouleversements ! Devenir chef de l'État, est-ce la réussite suprême du
bateleur à colifichets, avant qu'il ne se recase dans le "consulting"
économique, comme un vulgaire président américain ? Ou y a-t-il un sens
plus profond à la chose ? Réponse demain sur ce site à l'article: ANALYSE:France"y-a-t-il un pilote dans l'avion?"































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