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SITE INTERNET POUR LES DROITS DE L'HOMME

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dimanche 10 juillet 2011

SITE FRANCE/CHARTRES: CAPITALE MONDIALE DES LUMIERES...

 

 

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La ville de Chartres méritait d'avoir une fête populaire, la qualité du patrimoine s'impose naturellement dans une ville aussi riche historiquement, dominée par cette superbe cathédrale classée patrimoine mondial de l'UNESCO.

Naturellement s'est imposée la mise en valeur d'un patrimoine que beaucoup nous envient. Chartres, connue aussi par la qualité de ses vitraux, le lien était créé : le patrimoine et la lumière.

 

 

Ainsi est née Chartres en Lumières. Septembre 2003 fut le début d'une grande aventure, une aventure artistique, humaine et surtout une rencontre avec les Chartrains et un public.

A travers ce site internet, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir la ville de Chartres comme vous ne l'avez jamais vue.

 

 

2011, vous permettra d'avril à septembre de découvrir 26 sites parsemés dans notre belle ville, pour conclure les 17 et 18 septembre sur le grand moment de l'année, La Fête de La Lumière. Bonne visite et à bientôt dans les lumières d'un soir d'été.

 

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© PRODUCTION MAIRIE DE CHARTRES
© XRS - SCENOGRAPHIE, Xavier DE RICHEMONT - Crédit Photos F. DELAUNEY
Conception & Réalisation du site Internet ©
GFCOM - [2006 - 2010]

     

© Site Officiel : www.chartresenlumieres.com

 

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Tags : CULTURE


lundi 28 juin 2010

FRANCE/MUSEE: ARTS PREMIERS, QUAI BRANLY, EXPOSITIONS & RETROSPECTIVE ANNIVERSAIRE (2006-2010)

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branly

ARTS PREMIERS

www.quaibranly.fr

A l'occasion de ses 4 ans, le musée du quai Branly propose un week-end anniversaire autour de l'exposition Fleuve Congo et du Cinquantenaire des indépendances africaines.

Le musée du quai Branly présente cet été, à travers 170 oeuvres majeures et 80 documents, une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d’Afrique Centrale, à savoir le Gabon, la République du Congo et la République démocratique du Congo.

EXPOSITION

Fleuve Congo, Arts d'Afrique Centrale

du mardi 22 juin au dimanche 3 octobre 2010

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Masque anthropomorphe

Masque, Gabon, Punu, début du 20e siècle, bois, pigment dont kaolin, hauteur : 37 cm, 73.1964.10.2

Les masques Okuyi présentent toujours le visage au traits réguliers, sereins et symétriques, coiffé d'une coques de tresses. Les yeux sont mi-clos. La couleur blanche est associée au monde des morts, évoqué ici par le kaolin qui enduit le visage. Le masque représente effectivement une défunte dont les traits lisses et harmonieux évoque une jeune fille revenue du pays des morts. C'est au moment d'un deuil qui frappe la communauté que ce masque se manifeste. Figure d'ancêtre qui réapparaît au milieu des vivants, il concrétise un contact avec le mondes morts et veille à ce que l'ordre social soit rétabli après que la mort l'ait bouleversé. Il sort monté sur des échasse et se déplace ainsi au-dessus de la foule.

Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l’exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo, par diverses populations de langues bantoues.

Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l’exposition met en lumière les oeuvres majeures de l’Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.

Les trois thèmes de l’exposition, fondamentaux communs à ces peuples iconophiles, sont complémentaires :

  • les masques et statues ayant le « visage en forme de coeur », et qui assurent l’unité et l’identité des groupes respectifs ;
  • l’importance de l’ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage ;
  • la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l’autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l’agriculture, de la vie humaine.

L’Afrique centrale est habitée par de nombreux groupes humains ayant chacun son identité propre. Malgré leurs différences, leurs oppositions même, ceux-ci s’exprimaient dans des langues communes, usaient d’institutions semblables, engageaient leur vision du monde dans des rituels initiatiques et thérapeutiques, des danses et des incantations adressées aux esprits de la nature et à leurs ancêtres. Les liens culturels qui relient ses populations couvrant la grande forêt et les savanes subéquatoriales affleurent également dans leurs productions matérielles. Les oeuvres majeures présentées ici en témoignent.

François Neyt, commissaire de l'exposition

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/fleuve-congo.html

branly

2010-2011

www.quaibranly.fr

Exposition Autres Maîtres de l'Inde créations contemporaines des Adivasi

du mardi 30 mars au dimanche 18 juillet 2010

Rétrospective les 10 ans du pavillon des Sessions

du mercredi 14 avril au lundi 30 août 2010

Exposition la Fabrique des images

du mardi 16 février 2010 au dimanche 17 juillet 2011

Web promenades à la carte sur le plateau des collections

branly

2006-2010

www.quaibranly.fr

Week-end anniversaire : 4 ans !

A l'occasion de ses 4 ans, le musée du quai Branly propose un week-end anniversaire autour de l'exposition Fleuve Congo et du Cinquantenaire des indépendances africaines.

Le musée du quai Branly, en quelques chiffres :
25 100 m2 de terrain, 40 600 m2 de bâtiment, 18 000 m2 de jardin, 4750 m2 d'espace d'exposition permanente, 2000 m2 pour les expositions temporaires. C'est aussi un fond de 300 000 objets, dont 3500 exposés. Extraits en images du nouveau musée dédié aux arts d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.

vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 juin 2010

accès libre et gratuit pour tous au Plateau des collections et aux expositions temporaires

de nombreuses activités gratuites tout au long du week-end : films, visites guidées, contes, ateliers, diffusion des matchs de la coupe du monde de football en Afrique du Sud...

Un anniversaire festif et convivial, ouvert à tous !

téléchargez le flyer week end anniversaire : 4 ans ! (document pdf, 2, 4 Mo, nouvelle fenêtre)

Le plateau des collections du musée du quai Branly, deux vues des vitrines de l'Océanie ; © musée du quai Branly, photo Antonin Borgeaud

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ARTS PREMIERS

www.quaibranly.fr

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Tags : Exposition

mardi 20 avril 2010

EXPOSITION PARIS/ORSAY: "CRIME ET CHATIMENT" par Robert Badinter

aggArt, crime et châtiment au Musée d'Orsay

Vidéo: L'ancien garde des sceaux reste fidèle à son combat...

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La guillotine, de l'abolition à l'exposition


Robert Badinter devant la porte des condamnés à mort, exposée au Musée d'Orsay (12 mars 2010) (c) AFP / Olivier Laban-Mattei"La guillotine, transformée en objet de musée ! On ne peut pas  rêver un symbole plus éclatant de l'abolition de la peine de mort", a déclaré Robert Badinter à l'AFP. Défenseur de Roger Bontems, l'avocat a accompagné à la guillotine cet homme de 27 ans le 28 novembre 1972 à la prison de la Santé. "Jusque-là, j'avais été un partisan de l'abolition. Dorénavant, j'étais un adversaire irréductible de la  peine de mort", a-t-il raconté dans son livre L'abolition (Fayard). Une abolition pour laquelle il s'est battu et qu'il a obtenue en septembre 1981. "C'est cette guillotine-là que je voulais retrouver" pour l'exposition, explique-t-il.

Celle qui est exposé est celle qui a été utilisé jusqu'en 1977. Elle est "recouverte d'un voile noir, comme pendant la Terreur, où on la laissait sur la place de la Révolution, la place de la Concorde actuelle", indique Robert Badinter. "Nous avons débattu sur l'opportunité de l'exposer. Il est apparu que la  guillotine obsède la période couverte par l'exposition (1789 à 1939). Elle est  partout, dans les romans, les oeuvres littéraires, chez les peintres et les  feuilletonnistes", dit-il.

Robert Badinter et Jean Clair ont dû jouer les limiers pour retrouver la Veuve, surnom donné à la guillotine. "Après l'abolition de la peine de mort, en 1981, je ne voulais pas que la guillotine se perde. Elle appartient à l'histoire de la justice", souligne l'ancien ministre de la Justice.

"J'ai écrit à Jacques Chirac, alors maire de Paris, pour lui dire que je souhaitais que la guillotine soit conservée dans un musée parisien. J'ai ajouté qu'elle ne devait pas être montrée avant 25 ans, le temps que les passions s'apaisent", raconte-t-il. "Les 25 ans sont écoulés et avec Jean Clair, nous avons eu beaucoup de mal à  la retrouver", dit l'ancien ministre.

"Le musée Carnavalet n'en avait pas voulu car il s'agissait d'une guillotine contemporaine et qu'il ne prenait que les guillotines révolutionnaires. La direction des musées l'avait alors donnée au musée des Arts et traditions populaires. Elle était démontée, dans des caisses conservées dans la  cave. Puis il s'est avéré que le musée était amianté. Il a fallu le fermer et ses collections ont été dispersées. On ne savait plus où était la guillotine", raconte Robert Badinter.

"L'administration pénitentiaire m'a appelé un jour pour me dire qu'on l'avait retrouvée au musée pénitentiaire de Fontainebleau. Nous y sommes allés  avec Jean Clair mais c'était celle du bagne de Cayenne et celle de la Réunion",  dit-il. "Celle que je connaissais avait été envoyée au musée de la Renaissance d'Ecouen qui, à juste titre, n'en avait pas voulu. L'armée, obligeante, l'a alors mise dans une casemate au Fort d'Ecouen", raconte-t-il.

"Quand je l'avais vue à la prison de la Santé en 1972, j'avais été surpris par sa dimension, par ses grands bras maigres dressés. Elle était comme une de ces vieilles idoles devant lesquelles on procède à des sacrifices humains", poursuit-il. "Mais tout cela, c'est de l'histoire", conclut l'ancien ministre.

Art, crime et châtiment au Musée d'Orsay

Par Valérie ODDOS

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Théodore Géricault, Étude de pieds et de mains, 1818-1819, Montpellier, Musée Fabre

Théodore Géricault, Étude de pieds et de mains, 1818-1819, Montpellier, Musée Fabre

© Musée Fabre de Montpellier Agglomération photo Frédéric Jaulmes

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Avec la guillotine en vedette, le Musée d'Orsay à Paris explore le regard des artistes sur le crime (jusqu'au 27 juin)

L'exposition était une idée de Robert Badinter, ancien garde des Sceaux à l'initiative de l'abolition de la peine de mort.

Elle explore l'image du crime, de 1789 à 1939, à travers 475 oeuvres et pièces, toiles et gravures figurant le crime et sa punition, et aussi la guillotine voilée de noir, ou des moulages de têtes de criminels.

Vidéo

Crime et Châtiment au musée d'Orsay

Crime et Châtiment au musée d'Orsay

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L'exposition s'ouvre sur les crimes originels qui marquent l'imaginaire occidental. Le parricide avec Oedipe, ou le fratricide de Caïn, représenté par Alexandre Falguière, Gustave Moreau, ou George Grosz sous les traits d'Hitler.

George Grosz, Caïn ou Hitler en enfer, 1944, Rome, Estate of George Grosz (c) Droits réservés (c) Adagp, Paris 2010"Pourquoi est-ce que l'homme tue? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l'homme? Je me suis dit que l'art me permettrait d'avancer dans ma connaissance" du crime et de ses châtiments, a expliqué à la presse Robert Badinter qui a fait voter l'abolition de la peine de mort en septembre 1981. "J'ai découvert que ce qui intéresse l'artiste, c'est la violation des  interdits fondamentaux, le sacrilège, le sexe, la mort", a-t-il ajouté.

Très vite, on tombe sur la guillotine. "On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui ou non, tant qu'on n'a pas vu de ses yeux une guillotine", écrivait Victor Hugo. En effet, la vue de cette machine à tuer, voilée de noir, à côté du panier qui recueillait le cords du condamné, est glaçante. Autre objet choc, la porte des condamnés à mort, prêtée par le musée pénitentiaire de Fontainebleau. Sur le bois, les prisonniers qui attendaient d'être exécutés ont gravé au couteau de pauvres inscriptions "adieux Frisette'",  "pas de chance". Avec des dates. 1899, 1911...

Théodore Géricault, Etude de têtes coupées, 1818-1819, Besançon, musée des Beaux-Arts, RMN / A.Choffet"L'abolition de la peine de mort a constitué le socle fondamental à partir duquel nous sommes partis", explique le commissaire de l'exposition Jean Clair. L'exécution capitale, et en particulier la guillotine, a fasciné. Ses représentations sont nombreuses au moment de la Révolution française, et l'image violente de la tête coupée est récurrente. Alexandre Dumas raconte qu'il a vu "des criminels décapités par le bourreau se lever sans tête". Samson, bourreau de Paris, évoque l'oeil d'un supplicié qui se rouvre.

Très tôt, la peine capitale a eu des opposants: déjà, en 1791, Le Peletier de Saint-Fargeau plaide pour son abolition, en vain. L'idée court tout le long de l'exposition. Goya, par exemple, intitule une petite gravure figurant un supplicié:
"la sûreté est aussi barbare que le crime".

A côté des décapités, Goya et Velasquez figurent un garrotté, Warhol la chaise électrique, Rouault ou Géricault des pendus.

Les artistes sont aussi frappés par les criminels: figures de brigands, de femmes fatales, de sorcières ou d'"apaches".

La presse à grand tirage se repaît de faits divers sanglants et en offre des illustrations spectaculaires. Orsay montre une série de unes du Petit journal, pleine page, montrant des crimes atroces, de l'enfanticide au criminel brûlant sa victime ("scène reconstitutée selon les aveux de l'assassin", dit la légende).

Henri Meyer - François-Louis Méaulle, Le Drame des Ternes, supplément illustré du Petit Journal, 1892 (c) Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Paris, dist. RMN / Image MuCEMA la fin du XIXe siècle, la criminologie devient une science. On explique le crime par des caractéristiques physiques, on étudie la physionomie des criminels, on moule les têtes d'assassins et on établit des têtes caractéristiques de voleur, de meurtrier ou de violeur. Pionnier du fichage anthropométrique, Alphonse Bertillon fait entrer la criminologie scientifique à la préfecture de Paris: il fait prendre en photo la scène des crimes et photographie les criminels de face et de profil. On peut voir à Orsay un album des étrangers expulsés de France, avec photos des intéressés, datant de cette époque.

Quand Robert Badinter, qui pensait à cette exposition depuis dix ans, l'a proposée au musée d'Orsay, avec l'académicien Jean Clair, il n'a pas fallu "cinq minutes" pour qu'elle soit acceptée par Guy Cocheval, le président du musée, relate Jean Clair. Elle a ensuite été montée très vite: 475 pièces ont été réunies en un temps record.

Crime et châtiment, Musée d'Orsay, 1 rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
Tous les jours sauf lundi, 9h30-18h, le jeudi jusqu'à 21h45
Tarifs: 9,5€ / 7€
jusqu'au 27 juin

Le site du Musée d'Orsay

Images de l'exposition: voir notre diaporama

L'ancien garde des sceaux reste fidèle à son combat...

Robert Badinter, à Chisinau, Moldavie, en visite des pénitentiaires moldaves, invité par l'UNICEF. 16 avril 2010

Robert Badinter, à Chisinau, Moldavie, en visite des pénitentiaires moldaves, invité par l'UNICEF. 16 avril 2010/AP Photo/John McConnico

Robert Badinter écrit un opéra sur le sort d'un condamné à mort


Robert Badinter
  semble ne devoir jamais arrêter son combat contre la peine de mort. Près de trente ans après l’avoir fait abolir, l'ancien garde des Sceaux prépare le livret d'un opéra inspiré du sort du condamné à mort évoqué par Victor Hugo dans sa nouvelle Claude Gueux, rapporte l’AFP. Le compositeur Thierry Escaich en signera la musique.

Victor Hugo avait un peu la même obsession que Badinter: expliquer la gravité et le mal que représentait la peine de mort. Dans Claude Gueux, Hugo mettait en scène un homme qui, après avoir volé pour survivre, est incarcéré à
Clairvaux, tue le directeur de la maison centrale puis est condamné à mort. Il avait aussi écrit Le Dernier Jour du condamné  - titre explicite- dont Badinter pourrait aussi se servir pour son livret, qui sera créé «début 2013» à l'Opéra de Lyon.

L’ancien ministre de la justice est par ailleurs à l’origine de l’exposition Crime et Châtiment qui se tient au musée d’Orsay jusqu’en juin 2011.

Avec agences

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Tags : Exposition

vendredi 9 avril 2010

EXPOSITION PARIS/FRANCE:FEMMES APRES COUP...

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"Femmes après coup", une expo choc sur la violence ordinaire

Une expo coup de poing à la Mairie de Paris

Parce que l'on ne parlera jamais assez des violences faites aux femmes, la Mairie de Paris accueille en ses murs une exposition choc. Au travers de portraits et de témoignages vidéos, le photographe laotien Lâm Duc Hiên rapporte la souffrance de ces femmes opprimées à travers le monde.

Le reporter a parcouru le globe : du Guatemala au Pakistan en passant par la Moldavie mais aussi la France, il met sa sensibilité et son talent au service d'une cause mondiale et universelle. Résultat : des clichés d'une beauté saisissante pour traduire l'horreur d'une réalité.

Un travail mené en collaboration avec l'association Médecins du Monde, une évidence pour ce photographe qui a commencé sur le terrain en tant qu'humanitaire et s'est engagé auprès de nombreuses ONG.

Infos pratiques :
Du 8 au 24 avril, du lundi au samedi de 10h à 19h
Hôtel de ville de Paris
Entrée libre
En savoir plus sur
www.femmesaprescoup.com

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Tags : Exposition

dimanche 21 mars 2010

EXPOSITION:PARIS,150 ANS D'IMMIGRATION DU 8 FEVRIER AU 12 AVRIL 2010

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Paris 150 ans d'immigration : l'exposition

Parce que Paris est lié depuis des siècles à ces voyageurs, travailleurs, artistes, soldats, sportifs et commerçants venus des quatre coins du monde, qu'un Parisien sur quatre est né à l'Etranger, une exposition retrace l'histoire de cette immigration depuis 150 ans. Elle s'installe à l'air libre autour de l'Hôtel de Ville du 8 février au 12 avril. Retrouvez l'histoire et les lieux de l'immigration à Paris, nos photos, nos vidéos, et participez à notre concours pour gagner un coffret de huit livres "Un siècle d’immigration des Suds en France".


L'exposition

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» Agrandir l'image

17 totems sont exposés autour de la mairie pour retracer ces 150 ans d'immigration, sur le parvis (1860-1920), rue de Rivoli (1920-1978) et rue Lobau (1975-2010), soit deux grands mouvements migratoires, l’un en provenance de toute l’Europe et l’autre en provenance des Suds (ex-empire colonial français, Amérique du Sud, Caraïbes, Chine, Moyen-Orient et Japon).

On estime qu’aujourd’hui un cinquième de la population francilienne est d’origine extra-européenne et qu’un quart des Parisiens est né à l’étranger. Ainsi, quatre-vingt nationalités sont représentées, composant une mosaïque exceptionnelle. 

 

1860 - 2010 : Un parcours en 17 étapes

 

01) Paris, 150 ans d'immigration (1860-2010)
Depuis 150 ans, Paris a vu se croiser et se superposer différents flux de migrants, originaires d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Ces immigrés, qu’ils soient travailleurs, réfugiés politiques, artistes, installés de manière provisoire ou durable dans la capitale et sa région, ont marqué l’identité de la ville. C’est l’histoire de cette diversité qui est retracée dans cette exposition.

02) Immigration européenne & révolution industrielle (1860-1900)
Avec la Révolution industrielle se met en place la première vague d’immigration de masse de l’histoire contemporaine. Des travailleurs immigrés européens s’établissent à proximité des industries, à Paris et en banlieue. Ils vont participer pleinement aux mouvements politiques et sociaux de l’époque, aux côtés des ouvriers français.

03) Premières présences, premiers regards sur les suds (1860-1913)
A cette époque, les contacts entre Paris et ses immigrés suivent le rythme géopolitique des colonies françaises. La mode dans la capitale est à l’exotisme, et les visiteurs sont nombreux à se presser dans les expositions coloniales et universelles. Des soldats venus des outre-mers combattent pour la première fois aux côtés des Français, lors de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris. Différentes formes de contacts entre Français et immigrés, qui se fixent et marquent la ville peu à peu.

04) Expositions universelles et coloniales (1867-1907)
En 1855 a lieu la première Exposition universelle de Paris, initiant une longue série d’événements auxquels assistent avec toujours plus d’intérêt des millions de visiteurs, venus se promener dans les reconstitutions des quartiers des grandes villes de l’empire colonial français, ou admirer les premières exhibitions ethnographiques. En une quarantaine d’années, le théâtre colonial est devenu une réalité dans la vie des Parisiens. 

05) Nouvelles générations, nouveaux regards (1900-1920)
A la Belle Epoque, le dynamisme économique industriel entraîne l’arrivée de nouveaux travailleurs immigrés, notamment italiens et espagnols. Paris accueille également des réfugiés politiques arméniens, russes, et juifs d’Europe de l’Est. En parallèle de cette présence, les discours antisémites et xénophobes se développent, particulièrement dans l’entre-deux-guerres.

06) L'appel à l'Empire (1914-1919)
Pour lutter contre l’ennemi allemand, l’armée française enrôle dans ses rangs des soldats de l’empire colonial, dont cent quatre-vingt mille « tirailleurs sénégalais », popularisés par l’imagerie populaire de la marque Banania. Une main-d’œuvre importante issue des colonies participe aussi à l’effort de guerre. Ces immigrés s’installeront après le conflit dans la région et seront employés dans les usines. Une certaine effervescence culturelle et politique règne à Paris ; c’est le début des Années folles, du jazz, du militantisme afro-antillais.

07) Nouvelles immigrations, nouveaux engagements (1920-1931)
L’après-guerre ouvre une nouvelle période d’immigration. Des intellectuels, des étudiants, des militants, africains, antillais ou asiatiques, trouvent à Paris un espace de débat et de rencontre. Cette élite côtoie une population de travailleurs, originaires d’Afrique du Nord notamment. La présence accrue des immigrés à Paris entraîne la mise en place de mesures de surveillance par des services spécialisés, comme le service spécial des affaires nord-africaines, créé en 1925.

08) Militants, réfugiés, intellectuels (1920-1945)
Paris est entre 1920 et 1945 le cœur d’une immigration politique et intellectuelle qui reflète les bouleversements européens. Des étudiants, des militants, des intellectuels jouissent à Paris d’une certaine liberté. Si une atmosphère cosmopolite flotte sur la ville, elle a pour pendant un climat ultra-nationaliste exacerbé par la crise de 1929.

09) Au temps de l'exposition coloniale (1931)
L’année 1931 est à Paris l’année de l’Exposition coloniale, organisée au bois de Vincennes, sous la direction du maréchal Lyautey. L’empire colonial français est à son apogée, promu par un discours colonial moderne repris dans la presse, qui exalte la « grandeur impériale » française. Tous les grands empires sont présents à l’Exposition, sauf l’empire britannique. Trente-trois millions de visiteurs s’émerveillent devant les pavillons des colonies ou la reconstitution du temple d’Angkor. Rares sont les opposants, hormis le Parti communiste et les Surréalistes, à ce colonialisme triomphant.

10) Mutations et années noires (1931-1945)
Au début des années 1930, la population maghrébine en région parisienne est de quatre-vingt dix mille personnes. Stigmatisés, ils vont cependant jouer un rôle décisif dans les grèves Citroën de 1933. Parallèlement, émergent de la diaspora noire de nouvelles figures intellectuelles et sportives : Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Panama Al Brown, Raoul Diagne. En 1944, les Franciliens découvrent la participation des régiments d’Afrique à la Libération du pays.

11) Migrants de l'après-guerre (1945-1975)
Avec les Trente Glorieuses, l’appel à une main-d’œuvre étrangère reprend. Espagnols, Portugais et Algériens arrivent de façon régulière en région parisienne et vont travailler aux grands chantiers des années 60 (boulevard périphérique, aéroport, etc.). Subissant la crise du logement, ils vont se concentrer à partir des années 70 dans les grands ensembles urbains récemment créés, à Montreuil, Clichy-sous-Bois ou encore Argenteuil.

12) Trente glorieuses et conflits coloniaux (1945-1960)
Après la guerre, l’immigration coloniale se fait plus forte pour répondre à l’appel de la reconstruction. Des étudiants affluent. Dans le même temps des milliers de travailleurs indochinois arrivés en 1939 attendent un rapatriement. En banlieue, les bidonvilles se construisent où se rassemblent les travailleurs maghrébins. La lutte pour les indépendances et la fin de l’empire se fait sentir dans la capitale.

13) Nouvelles vagues post-coloniales (1960-1974)
Avec les indépendances, les premiers exilés politiques et opposants arrivent, ainsi que des réfugiés du conflit américano-vietnamien. A l’hiver 1962-63, des milliers d’Africains sont recrutés. Avec ces nouvelles générations migrantes, on passe d’une présence fragmentée à une « intégration » dans la cité qui bouleverse les schémas en place au lendemain de 1945, avec notamment la présence des femmes et des enfants. 

14) Réfugiés, militants, travailleurs et familles (1974-1983)
La toponymie de Paris va changer par de nouveaux liens avec l’étranger : l’Institut du monde arabe est projeté dès 1974 ; Beyrouth-sur-Seine, accueille dans le XVe arrondissement les Libanais fuyant les bombardements ; les boat-people redessinent le XIIIe, et, venus d’Afrique subsaharienne, de nouveaux migrants peuplent les foyers Sonacotra où une grève des loyers est décrétée pour dénoncer les conditions dramatiques d’hébergement. En 1983, la Marche pour l’égalité annonce un tournant majeur.

15) Paris, capitale des nouvelles immigrations (1975-1998)
La France des années 1970 est marquée par une période de crise et de chômage, et par la mise en place par le gouvernement de lois restrictives concernant l’immigration. Le contexte social difficile des années 1980 va entraîner en réaction l’essor de nombreuses associations et organisations militantes. La région parisienne, qui reste le pôle central de l’immigration en France, est le symbole d’une grande diversité des cultures, et d’une vie citoyenne, culturelle, politique, particulièrement riches.

16) Visibilités des suds (1983-1998)
Entre la Marche pour l’égalité et la « victoire Black-Blanc-Beur », c’est l’émergence du combat des « sans-papiers » et l’invention des « charters ». Alors qu’une contre-culture se constitue au-delà du périphérique, stigmatisée par les médias et regardée avec inquiétude par les élites, elle s’affirme progressivement avec ses codes, notamment dans un film événement comme La Haine.

17) Ville des cultures, capitale des métissages (1998-2010)
Né d’une prise de conscience, c’est le temps des mémoires et des commémorations ; de l’esclavage, de la colonisation, du 8 mai 1945, de la guerre d’Algérie, de la création de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration… les premiers pas d’une marche vers la reconnaissance de cette identité multiple de la région-capitale.

» Consulter l'exposition au format pdf 

L'exposition Paris, 150 ans d'immigration a été coordonnée par Emmanuelle Collignon et réalisée avec le concours de L'Acsé.
 

Dans Paris, des lieux-symboles de l'immigration


150 ans de l?immigration - Les lieux parisiens

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- 1855 : Création du carré musulman au cimetière du Père-Lachaise, boulevard de Ménilmontant (20e arrd.)

- 1889 : Création de l’École coloniale, avenue de l’Observatoire (6e arrd.)

- 1889 : Inauguration du musée Guimet, place Iéna (16e arrd.) (photo 1) 

- 1926 (juillet) : Inauguration de la Mosquée de Paris, place du Puits de l'Ermite (5e arrd.) : un lieu construit en hommage aux soldats immigrés, mais aussi un lieu facile de contrôle des habitants musulmans de la capitale pour les autorités.  (photo 2)

- 1928 : Création de la Société de géographie, rue de Richelieu (2e arrd.) (photo 3)

- 1928 : Construction de La Pagode de Ching Tsai Loo, rue de Courcelles (8e arrd.)  (photo 4)

- 1931 : Palais des Colonies de la Porte Dorée (devenu en 2007, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration), avenue Daumesnil (12e arrd.) (photo 5)

- 1979 : Inauguration de la mosquée Adda’Wa, rue de Tanger (19e arrd.)

 

 

 
 

150 ans d?immigrations : les lieux parisiens (2)
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- 1981 : Premier supermarché Tang Frères, avenue d'Ivry (13e arrd.). (photo 6)   

- 1982 : Inauguration du marché Africain, rue Dejean (18e arrd.)

- 1987 (novembre) : Inauguration de l’Institut du Monde Arabe, rue des Fossés Saint-Bernard (5e arrd.)  (photo 7)

- 1989 : Création du restaurant Le Président-Royal Belleville, rue du Faubourg du Temple (11e arrd.)

- 2002 : Inauguration du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, quai Branly (7e arrd.) (photo 8)

- 2006 (juin) : Inauguration du Musée du quai Branly, quai Branly (7e arrd.) (photo 9)

L’exposition Paris, 150 ans d’immigration (1860-2010) s’inscrit dans le programme d’expositions régionales itinérantes réalisées à partir des huit livres du coffret « Un siècle d’immigration des Suds en France ».

 

En clôture de cette série, le Groupe de recherche Achac (Association pour la Connaissance de l'Histoire de l'Afrique Contemporaine) organisera fin 2010, à Paris, une grande manifestation rassemblant toutes les expositions, avec près de 150 panneaux, pour offrir un panorama complet de l’histoire de l’immigration des Suds en France.


Pour lire le coffret de livres « Un siècle d'immigration des Suds en France », rendez-vous :

 

Dans les bibliothèques :

 

1 – BHVP Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, 24 rue Pavée, 75004 Paris
2 - Bibliothèque Forney, 1 rue du Figuier, 75004 Paris
3 - bibliothèque Maurice Genevoix 19 Rue Tristan Tzara, 75018 Paris
4 - bibliothèque de la Goutte d’Or, 4, rue Fleury 75018 Paris
5 - bibliothèque Parmentier, 20bis avenue Parmentier, 75011 Paris
6 - bibliothèque des Flandres, 41 avenue de Flandre, 75019 Paris
7 - bibliothèque Couronnes, 66 rue des couronnes, 75020 Paris.

 

Dans les musées :

 

1 - Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
2 - Musée Carnavalet, Hôtel Carnavalet, 23, rue de Sévigné, 75003 Paris
3 - Maison de Victor Hugo, Hôtel de Rohan-Guéménée, 6, place des Vosges, 75004 Paris
4 - Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez, 75008 Paris
5 - Musée Vie Romantique, Hôtel Scheffer-Renan, 16 rue Chaptal, 75009 Paris
6 – Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, Palais de la Porte Dorée, 293, avenue Daumesnil, 75012 Paris
7 - le mémorial du Maréchal Leclerc et de la Libération de Paris, Musée Jean Moulin, 23, Allée de la 2e DB, Jardin Atlantique, près de la gare Montparnasse, 75015 Paris
8 - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président Wilson, 75116 Paris
9 -  FMAC, Fonds municipal d'art contemporain, 1, rue Jean Mazet, 94200 Ivry-sur-Seine

Exposition Paris inondé 1910

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samedi 6 mars 2010

EXPOSITION:COLORBLIND/DIANE TELL

Dax_Expo_Colorblind

Afrique, Japon, Chine, Amérique du Sud...Chaque image, chaque portrait a une histoire, une « couleur ».

Voyages, rencontres, échanges, musiques... sont traduits dans « colorblind » pour vous faire partager la richesse, la générosité et la sensibilité graphique de Diane Tell.

Retour en images

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Diane Tell,argentique,David Scheinmann http://www.davidscheinmann.com/

Cette exposition conçue autour du travail « photo/graphique » réalisé depuis plusieurs années par Diane Tell, utilise pleinement le mélange des techniques argentique et numérique.

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COLORBLIND par DIANE TELL :

Chronique d'une passion ...

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"PIXOU" de Miles Davis par Diane Tell

Ici, un fichier pdf de la signalétique de l’exposition. signalétique

"Deux inséparables compagnons sont de tous mes voyages,une guitare et un appareil photo."

A l’occasion de la journée de la femme le 8 mars prochain, j’ai été invitée à exposer à Dax dans les Landes, du 2 au 13 mars 2010 à la fois sur le Parvis de la Mairie (grands formats) et dans la Galerie Municipale. Les « Estampes Numériques » de cette nouvelle exposition Colorblind seront réalisées sur un support aluminium par Jérôme Beluze chez Expo Graffic de Biarritz. Ce travail est le fruit d’une longue collaboration, depuis l’expérience africaine Zeruko Txalupa en 1996.

J’ai chanté partout où mon regard s’est posé, pris des photos dans tous les lieux où ma voix m’a portée. En Inde, dans le Kerala, au lever du jour, glissant au ralenti jusqu’au cœur du labyrinthe des Backwaters. En Afrique, sous des millions d’étoiles entourée de musiciens improvisant sur les musiques de la femme blanche. Sur les hauts plateaux de Bolivie essoufflée manquant d’oxygène éblouie par l’éclat de la lumière. D’autres mondes  à peine effleurés et qui nous pénètrent à vie. Mes photos deviennent les îlots d’une mémoire où je peux toujours revenir, me souvenir, me réjouir. J’offre mes airs contre quelques clichés. Ces prises, je les archive, les expose, les transforme ou non. Parfois beaucoup plus tard je reprend la pose. La photo de Miles Davis par exemple. Prise dans les années 70 à Montréal, j’ai réalisé son « pixou » 25 ans plus tard.

La réalité propose, le regard dispose. L’instrument de photographie capture une image, la technique la transforme. Ainsi va la création de chacune de mes images. Pas de démarche personnelle particulière, le désir me prend et me guide dans une aventure photographique qui dure depuis l’adolescence. C’est tout simple et assez fort. J’aime les nouvelles technologies mais n’ai jamais abandonné l’argentique. Dans les années 90, le travail du photographe Peter Beard en Afrique m’a beaucoup inspirée. Ses photographies de rhinocéros, de lions, d’éléphants et autres scènes de la savane en noir & blanc sur lesquelles il dessine, colle, superpose, re-cadre, colore à l’infini,  je suis sous le charme du photographe, de son histoire et de son travail. En 1996 mon premier grand voyage africain en petit avion me permit de renouer passionnément avec la photographie. J’ai réalisé beaucoup de photos avec un Leica mais notre avion fut cambriolé quelques jours avant notre retour en France et tous les films exposés ou non ont disparus. J’avais également emporté un des tous premiers appareils numériques Fuji. De ce merveilleux voyage, m’est resté le contenu de quelques cartes m émoires et un film. De ces images, j’ai réalisé mes premiers pixous (images retravaillées à la palette graphique…). Pour combler le manque de matière. La qualité des fichiers numériques réalisés avec ces petits appareils n’était pas très bonne en 96, les redessiner en haute définition à la manière de P. Beard allait peut-être produire quelque chose d’intéressant. Voilà comment et pourquoi sont nés mes premiers « pixous ».

Je n’ai pas de plan ou d’idée préconçue de la photo que je veux faire. Au moment de la prise, j’attache beaucoup d’importance à la lumière et au cadre. Pour le reste, c’est à dire le sujet, je me laisse séduire par ce qui m’entoure. D’une image en noir et blanc je fabrique une autre image en couleur tout aussi imparfaite ou irréelle que l’originale. A la recherche de l’imperfection je trouve mon idéal : équilibre ou déséquilibre entre réalité regard et technique.La photographie en noir et blanc est par nature colorblind (daltonienne), elle ne permet pas de distinguer les couleurs. Sur ces images, la couleur aveugle (to blind), artificielle éclatante, elle éblouit.

Colorblind

Exposition à voir à la Galerie d'Art Municipale du lundi au samedi de 14h à 18h et le mercredi et le samedi de 10h à 12h et parvis de l'hôtel de Ville du 2 au 13 mars.

Pour en savoir plus sur le travailde l'artiste : http://www.dianetell.com/colorblind/

Plus encore sur le Site Officiel de Diane Tell:http://www.dianetell.com

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lundi 22 février 2010

EXPOSITION PARIS/FRANCE :"L'AFGHANISTAN ET NOUS "

http://profile.ak.fbcdn.net/v222/361/66/q100000161516781_1938.jpgpar Vincent Portier

A la veille du nouvel an, la disparition en Afghanistan de la reporter canadienne Michelle Lang, tuée le 30 décembre 2009, par l’explosion d’une bombe au passage d’un véhicule de l’armée canadienne dans lequel elle se trouvait rappelle avec cruauté les dangers auxquels sont confrontés les journalistes dans les zones de conflit.Cette exposition est la face visible de femmes et d' hommes qui s'engagent  à chaque instant pour donner la parole par l'image à ceux qui sont au bord du gouffre.

Réaction d'une internaute:

"cruelle beauté"
Bonsoir,
je suis allée voir cette expo aux invalides car je suis très sensibilisée à ce qui se passe en Afghanistan. Formatrice en "français langue étrangère" je connais un jeune Afghan qui a connu des drames en pagaille et qui vient de ce pays meurtri.
Ce jeune homme a réussi malgré ses douleurs (famille décimée)a travaillé la langue française et à s'insérer au mieux.
Ces photos sont pour la plupart magnifiques.

J'ai pris quelques clichés des photos pour les montrer à mon stagiaire, je ferai une sélection car les plaies sont vives !
Coco 50

"L'Afghanistan et nous, 2001-2009",

à l'Hôtel des Invalides, tous les jours de 10h à 17h sauf le 1er lundi de chaque mois, ainsi que les 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier, entrée 7 euros, gratuit pour les moins de 18 ans).


Le conflit en Afghanistan en 170 photographies: au plus près des populations afghanes et au coeur des opérations militaires, une vingtaine de photoreporters exposent jusqu'au 26 février leurs images, splendides, rudes et terrifiantes, au Musée de l'Armée des Invalides.

L’Afghanistan et nous, 2001-2009


Du 31 octobre 2009 au 26 février 2010

En collaboration avec l’agence VII (Seven) et en partenariat avec l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), le musée de l’Armée propose une exposition photographique sur l’Afghanistan, un pays, une culture, une société, pris dans un conflit majeur de ce début du XXIe siècle.



Le musée de l’Armée a souhaité éclairer le public sur cette guerre, déclarée en 2001 et qui suscite de nombreuses polémiques, grâce à 155 photographies témoignant des multiples visages de l’Afghanistan.


170 clichés, pour certains inédits, pris par plusieurs photo-reporters français et étrangers entre 2001 et 2009. 170 photographies, pertinentes, captivantes, bouleversantes, et pour certaines d’une beauté rare et inédite, seront réparties en plusieurs séquences thématiques, alternant ou rapprochant les aspects civils et militaires.



En programmant l’exposition "L’Afghanistan et nous 2001-2009", le musée de l’Armée marque une nouvelle étape dans l’évolution de sa politique culturelle : celle de se confronter pour la première fois à l’actualité, en proposant au grand public un sujet qui concerne directement les armées françaises d’aujourd’hui.


© Lynsey Addario/VIINetwork

LA PRESSE:

AFP - Le conflit en Afghanistan en 170 photographies: au plus près des populations afghanes et au coeur des opérations militaires, une vingtaine de photoreporters exposent jusqu'au 26 février leurs images, splendides, rudes et terrifiantes, au Musée de l'Armée des Invalides.

"L'Afghanistan et nous, 2001-2009" raconte huit ans d'une histoire inachevée, depuis le 11 septembre 2001, point de départ de l'intervention alliée en Afghanistan, jusqu'aux opérations de ces tous derniers mois.

L'exposition s'ouvre sur un célébrissime cliché de James Nachtwey, pris quelques heures après l'effondrement du World Trade Center: un pompier solitaire sonde les décombres des tours jumelles, réduites à un enchevêtrement fumant de poutrelles métalliques.

L'agence VII et l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD, ex "Cinéma des armées") ont conjugué leurs efforts pour témoigner d'un conflit qui mobilise 100.000 soldats alliés dont 68.000 Américains et 3.000 Français.

Les 170 photographies racontent leur histoire et soulignent la complexité du conflit: chute des Talibans, séquelles de la guerre civile, reconstruction, mosaïque ethnique, condition de la femme, violence des combats et fragiles espoirs...

Parmi les photographes : Lynsey Addario, Alexandra Boulat, Eric Bouvet, Balazs Gardi, Benjamin Lowy, Seamus Murphy, James Nachtwey, Nathalie Sinclair ou Ron Haviv mais aussi l'adjudant Arnaud Roiné de l'ECPAD, aux côtés des troupes françaises.

Les 170 photos de l'exposition sont réunies dans un petit catalogue soigneusement édité et préfacé (Ed. Nicolas Chaudun, 256 pages, 27 euros).

("L'Afghanistan et nous, 2001-2009", à l'Hôtel des Invalides, tous les jours de 10h à 17h sauf le 1er lundi de chaque mois, ainsi que les 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier, entrée 7 euros, gratuit pour les moins de 18 ans)

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samedi 20 février 2010

EXPOSITION PARIS/FRANCE:EXIL,EXIT?VIVRE SANS PAPIERS EN EUROPE.

 

 

Exposition Exil-Exit?, en collaboration avec Sipa Press et Médecins du Monde, du 4 au 21 Février 2010 à Bastille côté Arsenal, Paris (11ème).

 

 

L'exposition "Exil, Exit? Vivre sans-papiers en Europe", sur les conditions de vie et d'accès aux soins des migrants, débute à Paris. Le photographe Olivier Jobard, qui a parcouru la France et l'Europe pour ses témoignages, raconte son expérience.

http://www.exil-exit.fr/Vivre-sans-papiers-en-Europe

 

Olivier Jobard,"l'oeil engagé..."

Olivier Jobard est photographe à l'agence Sipa Press depuis 1992. Il travaille sur les problématiques d'immigration.

Pour réaliser cette exposition, il a parcouru la France (région parisienne, Calais, Bordeaux et Mayotte) et l'Europe (Grèce, Malte, Suède et Espagne), à la recherche de témoignages.

 

 

 

Les migrants ont la volonté de s'en sortir mais rien n'est fait pour les accueillir. Avec le règlement Dublin II qui est applicable depuis décembre 2008, les gouvernements européens se renvoient la patate chaude au sujet des réfugiés. Leurs empreintes sont relevées dans le pays par lequel ils entrent dans l'Union européenne, enregistrées dans un fichier européen (Eurodac) et ils n'ont plus le droit d'aller dans un autre pays déposer leur demande d'asile. Un étranger dont les empreintes ont été enregistrées en Grèce, et qui est arrêté en France, pourrait être renvoyé en Grèce, alors qu'il souhaitait déposer sa demande d'asile au Royaume-Uni ou en France! J'ai pu en voir certains se brûler les doigts avec du métal chauffé à blanc afin d'être non-identifiables et dans l'impossibilité d'être renvoyés.

C'est aberrant et tout est fait pour les pousser à abandonner ou tout du moins pour désengager le plus possible les Etats sur ce sujet.

Les réfugiés n'ont aucunement l'envie de dépendre du système, c'est la politique en place qui en fait malheureusement des assistés. Nombreux sont ceux qui ne demandent qu'à travailler légalement. Ils ne veulent pas dépendre des associations mais étant sans-papiers ils sont dans l'impossibilité de faire autrement.

D'après une enquête de l'Observatoire européen de l'accès aux soins de Médecins du Monde réalisée en septembre 2009, seuls 6% d'entre eux citent la santé comme raison de leur migration. Ils fuient avant tout la pauvreté, les dangers ou les privations de liberté.

Les sans-papiers sont une population qu'il faut intégrer intelligemment parce qu'ils ont beaucoup à nous offrir. Il est important de leur donner des moyens au lieu de les stigmatiser. La plupart sont dans la force de l'âge et ne demandent qu'à travailler pour s'en sortir. S'ils ont enduré autant de malheurs et de dangers pour entrer dans un pays européen, ce n'est sûrement pas pour être pris en charge mais pour faire quelque chose de leur vie. Ce qui arrive est un véritable gâchis.Photographe impliqué, Olivier Jobard tient pourtant à garder son statut d'observateur. Un paradoxe qui caractérise autant le lauréat du Grand Prix 2007 du Festival du scoop d'Angers que son travail. Article tiré du blog dédié à la photographie, Au delà des clichés.

Pour découvrir le parcours de Ginette, l'un des personnages de l'exposition, regardez le diaporama-vidéo ci-contre:

A lire le portrait d'Olivier Jobard en cliquant sur:http://portier.canalblog.com/archives/2010/02/05/16807064.html

 

 

L'exposition "Exil, Exit?" va à contre-courant des idées reçues et montre une population qui n'a absolument pas l'intention de profiter du système social et médical français ou européen mais qui a au contraire à coeur de s'intégrer.

 

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samedi 30 janvier 2010

EXPOSITION STRASBOURG/FRANCE:ANDREÏ SAKHAROV :Inquiétude et espoir

« Mes lettres n’ont pas eu de résultats immédiats. Mais il me paraissait utile de prendre position sur des problèmes d’intérêt public pour provoquer le débat, proposer des alternatives à la ligne officielle et attirer l'attention sur certains problèmes. Les appels lancés en faveur de certaines victimes conduisent à faire réagir la justice ou, en brandissant la menace de rendre telle affaire publique, empêchent de nouvelles violations des droits de l'homme. » Andreï Sakharov

Une exposition en hommage au combat d'Andreï Sakharov pour les droits de l'homme

Strasbourg, 25/01/10 - Depuis le 25 janvier, le hall de l’hémicycle de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe accueille l’exposition « Andreï Sakharov : inquiétude et espoir », une initiative du Commissaire aux droits de l’homme réalisée avec le soutien de la Direction de la communication.

Le physicien prix Nobel de la paix, Andreï Sakharov, fut une figure éminente de la défense des droits de l’homme en Union soviétique et un modèle pour la dissidence,tant par son comportement que par ses écrits. Ses messages ont contribué, par les principes qu’ils véhiculaient, aux changements révolutionnaires et non violents de 1989. Il est mort sans en voir l'issue mais son exemple continue d'influencer tousceux qui oeuvrent en faveur de la justice et des droits de l'homme.

M. Hammarberg inaugurera l’exposition le 27 janvier à 13 heures en présence du Président de l’Assemblée parlementaire et d’un représentant du musée et centre public Andreï Sakharov qui est à l’origine de l’exposition avec l’association de défense des droits de l’homme Memorial, lauréate du Prix Sakharov 2009 décerné par le Parlement européen.

« Andreï Sakharov portait un idéal universel, celui d’une société pacifique et progressiste fondée sur les principes des droits de l’homme » a déclaré le Commissaire en annonçant l’exposition. « Ses actes et sa réflexion demeurent d’une grande actualité pour nos sociétés ».

Après la session de l’Assemblée parlementaire, l’exposition sera déplacée au rez-de-chaussée du Palais de l’Europe où elle restera jusqu’au 25 février.

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Contact presse au bureau du Commissaire :
Stefano Montanari, +33 (0)6 61 14 70 37; stefano.montanari@coe.int

Sakharov, un modèle pour les défenseurs des droits de l'homme européens

Par Thomas Hammarberg,commissaire de l'exposition:

[14/12//09] S’il est un homme dont la Russie et l'Europe devraient être fières, c’est bien  Andrei Dmitrievich Sakharov, porte-parole de la conscience morale que nul, pas même l’appareil répressif d'une superpuissance, n'a réussi à réduire au silence. Ses prises de position ont été une source d’inspiration pour d’autres et ont contribué aux bouleversements non-violents qui ont marqué le bloc de l’Est à partir de 1989. Il est mort au milieu de cette période « révolutionnaire », mais il a donné l’exemple. Aujourd’hui encore, les actions en faveur de la justice et des droits de l'homme, notamment en Russie et dans d'autres pays de l'ex-URSS, restent inspirées par le souvenir de ce prix Nobel de la paix. 

Rien ne prédestinait Andrei Dmitrievitch Sakharov à devenir celui qui, seul contre tous, se battrait contre le non-droit dans son pays. Jeune, il fut un brillant physicien, dont les travaux sur la bombe à hydrogène lui valurent d’être distingué par le gouvernement soviétique.

Sa vie a basculé du jour où il s'est inquiété des dangers des armes nucléaires et a prôné l’interdiction totale des tests nucléaires. Sakharov voulait un débat objectif sur les conséquences de la guerre thermonucléaire, mais personne dans les hautes sphères du pouvoir ne l'a écouté. Ses critiques se sont faites de plus en plus vives – sa lutte pour un retour à la raison commençait ; elle allait durer 30 ans.

S’il avait l’ambition de peser sur les décisions politiques, jamais il n’a eu d’ambition politique pour lui-même. Pourtant, à son retour de sept années d'exil à Gorky, en décembre 1986, il s’est engagé en politique et s’est imposé comme un réformateur soucieux de faire en sorte que la perestroïka ne soit pas une coquille vide.

Dès lors, beaucoup ont vu en Sakharov le chef de file naturel du mouvement démocratique. Elu au Premier Congrès des Députés du peuple, il plaida en faveur de la réforme démocratique, critiquant violemment l'article 6 de la Constitution soviétique qui supprimait toute opposition organisée au gouvernement en donnant tout pouvoir au Parti communiste.

Nommé à la commission chargée de réviser la constitution, il soumit à Mikhaïl Gorbatchev, le Secrétaire général de l’époque, son propre projet, qui contenait des dispositions fortes pour la protection des droits de l'homme.

Bien que l’homme fût considéré comme un fauteur de troubles tant par le gouvernement que par le Parti, il était impossible de faire fi de ses idées. Gorbatchev en a d’ailleurs repris plusieurs lorsqu'il a présenté ses propres objectifs : intégrité et transparence du gouvernement ; participation citoyenne ; vérité sur le passé ; prééminence du droit ; liberté d'association et des médias.

Sakharov, un esprit constructif envers et contre tout. Même lorsqu’il était en résidence surveillée et plus tard, alors qu’il commençait à avoir de sérieux ennuis avec le KGB, il n'a cessé d’expliquer qu’il voulait un dialogue rationnel. Il a envoyé de nombreuses lettres aux responsables soviétiques pour tenter de leur faire entendre raison, se référant souvent aux dispositions du droit.

Ses lettres sont restées sans réponse, mais grâce au système clandestin de diffusion (le samizdat), il réussit à mobiliser l'opinion publique soviétique et internationale et à « faire école ». Sakharov en parle dans ses Mémoires :

« Mes lettres n’ont pas eu de résultats immédiats. Mais il me paraissait utile de prendre position sur des problèmes d’intérêt public pour provoquer le débat, proposer des alternatives à la ligne officielle et attirer l'attention sur certains problèmes. Les appels lancés en faveur de certaines victimes conduisent à faire réagir la justice ou, en brandissant la menace de rendre telle affaire publique, empêchent de nouvelles violations des droits de l'homme. »

Sakharov, militant infatigable. Ses appels demeurant lettre morte, il s'est engagé dans des actions directes, non-violentes, n'hésitant pas à risquer sa santé. Il a parcouru de longues distances pour assister à des procès et, une fois sorti de la salle d'audience, il manifestait dans la rue. Il a fait plusieurs grèves de la faim, la première fois en 1974 pour la libération des prisonniers politiques.

De plus en plus de victimes de la répression ont sollicité l’aide de Sakharov et de sa femme, Elena Bonner. Sakharov est devenu le médiateur officieux des minorités comme les Tartares de Crimée, des baptistes et d'autres victimes de discrimination religieuse, ainsi que des juifs qui voulaient quitter le pays.

Il s’inquiétait aussi des conditions inhumaines dans les prisons soviétiques. Son autre sujet de profonde préoccupation concernait les abus en psychiatrie, les placements forcés en hôpital psychiatrique des dissidents. La méthode était tout sauf légale, et le résultat, souvent, une médicalisation à outrance pour « raisons de santé » ou d'autres formes d’abus. Les rapports sur ces violations ont suscité de vives réactions à l'étranger, ce qui a entraîné un recul du nombre de placements forcés.

Sakharov, une vision universelle d'une société pacifique et progressiste, respectueuse des droits de l’homme. Dans ses écrits, notamment dans le discours qu’il a prononcé lorsqu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1975, il évoque le sens profond des droits de l'homme et leur importance pour la paix et l’édification d'un monde meilleur.

Pour Sakharov, les droits de l'homme sont un bon baromètre de la politique étrangère et sécuritaire d'un pays, afin d’éviter la militarisation et de limiter les risques de guerre. Selon lui, ils ont aussi le mérite de favoriser les échanges d'informations et d’idées entre les peuples, avec pour effet de dissiper la méfiance et donc les risques de conflits.

« J'ai la conviction que la confiance internationale, la compréhension mutuelle, le désarmement et la sécurité internationale sont inconcevables sans une société ouverte et ses corollaires obligés – la liberté d'information et de conscience, le droit de publier, de voyager et de choisir son pays de résidence. De la même manière, je suis persuadé que la liberté de conscience est, avec les autres droits civils, le fondement du progrès scientifique ; en effet,  en créant les bases du progrès économique et social, qui lui-même est la garantie politique d’une défense effective des droits sociaux, elle crée les conditions qui empêchent que le progrès ne puisse être utilisé à mauvais escient. Parallèlement, je défends la thèse de l'importance fondamentale et décisive des droits civils et politiques pour écrire le destin de l'humanité. »

A ses yeux, la haine était une menace majeure pour la société et il n’a cessé de militer pour que des mesures soient prises afin de lutter contre les préjugés nationaux et raciaux et contre l’intolérance religieuse. Le fait, pour un pays, d’inciter à la haine de l'« autre » était selon lui particulièrement impardonnable.

Il était contre la peine de mort et regrettait d'avoir été empêché de participer à la conférence d’Amnesty International sur la peine capitale, à Stockholm en 1977. Le message qu'il a envoyé est un plaidoyer pour une abolition totale :

« La peine capitale est à mon sens une institution brutale et immorale qui ébranle les fondements éthiques et juridiques de la société. L'État, en la personne de ses fonctionnaires (qui, comme n’importe qui, sont enclins aux jugements hâtifs et peuvent être influencés par les préjugés ou des motivations égoïstes) pense qu'il a le droit de pratiquer l’acte le plus terrible et irréversible qui soit – ôter la vie à un être humain. Cet État ne peut pas espérer une amélioration de la morale publique. Je réfute l'idée selon laquelle la peine de mort aurait un effet dissuasif sur les criminels potentiels. Je suis convaincu du contraire – la violence engendre la violence. »

Bien que profondément Russe, Sakharov était un citoyen du monde. Pour lui, les destins de tous les êtres humains étaient indivisibles. « Si elle ne veut pas grandir dans la souffrance, l'humanité doit se voir comme une seule entité démographique, comme une seule famille qui ne serait pas divisée en nations, sauf pour des questions d'histoire et de traditions » écrivait-il 1968 dans « Réflexions sur le progrès, la coexistence et la liberté intellectuelle” (The New York Times).

C’est cette vision internationaliste qui l'a conduit à faire part de ses inquiétudes sur la pauvreté dans les pays en développement, sur la guerre en Afghanistan et sur le sort des réfugiés. Il a réclamé une amnistie générale pour les prisonniers d’opinion de tout pays et inspiré à Amnesty International l’idée de lancer une campagne mondiale pour la libération de tous les prisonniers de conscience.

Scientifique doué, il avait très vite compris que nous prenions un risque énorme en ne préservant pas l’environnement (il employait le terme « géo-hygiène »). Il a participé aux manifestations pour sauver le lac Baïkal et interdire aux industries voisines d’y déverser leurs déchets toxiques ; plus tard, il devait parvenir à la conclusion que « pour sauver notre environnement, nous devons surmonter nos divisions et résister aux pressions des intérêts locaux éphémères. »

L'exemple et les pensées d’Andrei Sakharov n'ont rien perdu de leur actualité.

Thomas Hammarberg

« Également disponible sur le site du Commissaire, sur www.commissioner.coe.int

Biographie

 


21 mai 1921

Naissance d’Andreï Dmitrievich Sakharov.

Lire la suite en cliquant sur: http://www.coe.int/t/commissioner/News/2010/Sakharov_Leaflet2010.pdf

Depuis 1988 Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit

Le Prix Sakharov récompense des personnalités exceptionnelles qui luttent contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression. À l’instar d’Andreï Sakharov, les lauréats du Prix Sakharov témoignent combien il faut de courage pour défendre les droits de l’homme et la liberté d’expression.

Présentation du Prix Sakharov

Le « Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit » est décerné chaque année par le Parlement européen. Créé en 1988, il récompense des personnalités ou des collectifs qui s’efforcent de défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

Aux alentours du 10 décembre, le Parlement européen remet son « Prix pour la défense des droits de l’homme » (50 000€), lors d’une séance solennelle à Strasbourg. La date correspond au jour de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies, en 1948.

Prix Nobel de la paix en 1975, le physicien russe Andreï Dmitrievitch Sakharov (1921-1989) est avant tout l’inventeur de la bombe à hydrogène.

Inquiet des conséquences de ses travaux sur le futur de l'humanité, il cherche à faire prendre conscience du danger de la course à l’armement nucléaire. Il obtient un succès partiel à travers la signature du Traité contre les essais nucléaires en 1963.

Considéré en URSS comme un dissident aux idées subversives, il crée, dans les années 1970, un Comité pour la défense des droits de l'homme et la défense des victimes politiques. Ses efforts sont couronnés par le prix Nobel de la paix en 1975.

Liste des lauréats

Vous trouverez ci-dessous la liste complète des lauréats du Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit :

PRIX SAKHAROV
Pour la liberté de l'esprit
2009 Memorial
2008 Hu Jia
2007 Salih Mahmoud Osman
2006 Alexandre Milinkevitch
2005 Les "Dames en blanc", Hauwa Ibrahim et Reporters sans frontières
2004 Zhanna Litvina, présidente de l'association des journalistes du Bélarus.
2003 L’ONU et son secrétaire Kofi Annan
2002 Oswaldo José Payá Sardiñas
2001 Izzat Ghazzawi,Nurit Peled-Elhanan et Dom Zacarias Kamwenho
2000 ¡ Basta Ya !
1999 José Alejandro 'Xanana' Gusmão
1998 Ibrahim Rugova
1997 Salima Ghezali
1996 Wei Jingsheng
1995 Líela Zana
1994 Taslima Nasreen
1993 Oslobodjenje
1992 Las Madres de la Plaza de Mayo
1991 Adem Demaçi
1990 Aung San Suu Kyi
1989 Alexander Dubcek
1988 Nelson Rolihlahla Mandela et Anatoli Marchenko (à titre posthume)

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samedi 17 octobre 2009

CULTURE:LA LEGENDE DU ROI ARTHUR A LA BNF

La Bnf nous fait entrer dans la légende du roi Arthur

Une exposition à retrouver du 20 octobre 2009 au 24 janvier 2010.

Fichier:Charles Ernest Butler - King Arthur.jpg

Pour une visite virtuelle cliquer sur:

http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_1.htm

Nous vous l’avions déjà annoncé il y a quelques mois : la Bnf organise une exposition autour de la légende du roi Arthur du 20 octobre 2009 au 24 janvier 2010. Ce sera l’occasion pour le public de venir découvrir au sein de la Bibliothèque nationale de France près de cent cinquante pièces qui sont en relation avec l’univers arthurien.

Vous pourrez admirer des enluminures du Moyen Age mais également des œuvres appartenant au XX° siècle. Selon les mots mêmes du président de la Bnf, Bruno Racine, cette exposition a été « voulue à la fois érudite et accessible à tous ».

A travers l’étude des textes, on retrouve trace de la légende arthurienne dès le VII° siècle. Toutefois, au fil du temps, ce personnage a, plus d’une fois, changé de visage. On lui prête les qualités d’un grand roi justicier mais on dit aussi de lui qu'il a arrêté la conquête de la Grande-Bretagne par les Saxons. Sans assurance quant à son existence réelle, la porte reste ouverte pour façonner la légende.

Vous pourrez découvrir ce parcours à la Bnf François Mitterrand du mardi au samedi (entre10h et 19h) et  le dimanche de 13h à 19h. L’entrée est de 7 euros, avec un tarif réduit à 5 euros.

Le Roi Arthur par Charles Ernest Butler (1903)

L’invention du roi Arthur

Danielle Quéruel

Fichier:Hommage2.jpg

Hommage à Arthur, enluminure du XIVe siècle

Le personnage du roi Arthur et les principaux éléments qui vont construire la légende arthurienne apparaissent dans les textes à partir du XIIe siècle. Conçu alors comme un personnage historique, Arthur incarne un roi puissant et conquérant, symbolisant la légitimité du pouvoir et la grandeur du passé breton.
Les rois de Bretagne, d’abord les rois d’origine normande au début du XIIe siècle, puis les Plantagenêts quelques décennies plus tard, ont besoin de justifier leur règne, de légitimer leurs conquêtes et de fortifier leur image en face des souverains de France et des autres pays d’Occident.
Jusqu’à cette période, seuls quelques textes, chroniques ou récits hagiographiques, mentionnent le nom d’Arthur ; mais il n’est encore qu’un combattant, un dux bellorum, chef de guerre, qui au début du VIe siècle s’illustre dans les luttes contre les Saxons et défend les terres bretonnes. L’Historia Brittonum, écrite par Nennius au début du IXe siècle, ou les Annales Cambriæ vers 950, confirment qu’un personnage nommé Arthur a été plusieurs siècles auparavant un chef de guerre important grâce à qui le royaume breton s’est formé et a résisté aux envahisseurs. Cependant ce sont les auteurs bretons du XIIe siècle qui ont fait de lui un souverain prestigieux, conquérant et justicier, champion des combats contre les païens, et qui l’inscrivent dans la succession des rois de Bretagne. Guillaume de Malmesbury, dans les Gesta regum Anglorum vers 1125, puis Geoffroy de Monmouth dans l’Historia Regum Britanniae vers 1138, racontent l’histoire de la Bretagne depuis l’arrivée de Brutus dans l’île d’Albion jusqu’à la mort d‘Arthur et la chute de l’empire breton. Ces textes remplissent une fonction généalogique indéniable et offrent aux souverains contemporains les ancêtres exceptionnels dont ils rêvaient.

L’idéologie politique : la rivalité entre Capétiens et Plantagenêts

Geoffroy de Monmouth dédie son œuvre à des bienfaiteurs qui sont tous d’origine normande : Etienne, roi d’Angleterre [1135-1154], fils du comte de Blois et petit-fils de Guillaume Le Conquérant, et Robert, comte de Gloucester, deuxième personnage du royaume après le roi. Face à un peuple breton qui n’oublie pas les origines normandes de ceux qui les gouvernent, ces puissants personnages qui dirigent alors l’Angleterre ont besoin de se rattacher à un passé glorieux et à un héros dynastique. Geoffroy de Monmouth le fait en racontant comment autrefois la Bretagne s’est formée par une volonté expansionniste qui a culminé avec Arthur. Il crée ainsi un personnage qui pour les Bretons va être l’équivalent de ce qu’est Charlemagne pour les Français. Entre Capétiens et Plantagenêts il y a en effet une rivalité idéologique. Le rite du sacre et de l’onction qui caractérise la monarchie française, le pouvoir thaumaturgique des rois, l’ascendance exceptionnelle de Charlemagne, empereur d’Occident et lieutenant de Dieu sur la terre, enfin la riche hagiographie et la littérature épique qui existe aux XIe et XIIe siècles autour de la "matière de France" donnent à la monarchie française un passé prestigieux. Les rois de Bretagne, qui tout au long du XIIe siècle construisent un état de plus en plus fort en face des autres royaumes d’Occident, ont besoin d’un héros national qui soit l’emblème de la monarchie insulaire.

Le rôle des clercs : Geoffroy de Monmouth et Robert Wace

Réinventant le passé à partir de sources légendaires, Geoffroy de Monmouth quitte son rôle de chroniqueur pour entrer dans la fiction, poussé par un désir de légitimer le passé breton pour servir la royauté contemporaine. Après avoir intégré à son récit le mythe glorieux des origines troyennes de la Bretagne en racontant comment Brutus, arrière-petit-fils d’Enée, s’installa dans une île encore sauvage appelée Albion, puis Bretagne, il introduit un autre héros mythique lié à la christianisation de l’île, Arthur, un jeune homme d’une valeur et d’une libéralité exceptionnelles.

Le merveilleux, profane et religieux tout à la fois, entoure le héros : l’emblème d’Arthur est le dragon, ses armes sont d’origine féerique, en particulier son épée Caliburn, son écu porte l’image de la Vierge Marie. La Bretagne est alors encore terre d’enchantements, les lacs et les forêts sont encore soumis à des forces magiques. Arthur est d’abord vainqueur de monstres et de géants, puis des ennemis qui comme les Scots menacent l’intégrité de la Bretagne ; il soumet l’Irlande, le Danemark, l’Islande, la Norvège, la Gaule et est le vainqueur du géant Frollo qui détient la ville de Paris, puis se prépare à marcher victorieusement sur Rome lorsqu’il est trahi et tué par Mordred, son neveu.
Grâce à Geoffroy de Monmouth les rois d’Angleterre disposent à leur tour d’une figure royale mythique et d’un passé prestigieux.

Le Roman de Brut

Quelques années plus tard, un clerc normand nommé Robert Wace, est chargé par le roi Henri II Plantagenêt de rédiger à nouveau une histoire d’Angleterre, mais cette fois en anglo-normand, langue pratiquée alors à la cour. Wace dédie son œuvre en 1155, à Aliénor d’Aquitaine, épouse du roi. Tout en s’inspirant de Geoffroy de Monmouth, il développe le portrait d’Arthur et la description de sa cour et l’histoire arthurienne occupe un tiers de son récit, qu’il appelle La Geste des Bretons, mais que nous connaissons sous le nom de Roman de Brut. Arthur est désormais le modèle du souverain idéal, homme de guerre capable de soumettre les peuples d’Occident, mais aussi de réunir autour de lui les chevaliers les plus illustres. Wace est le premier à dire que c’est Arthur qui a institué la Table Ronde afin d’éviter les querelles de préséance entre ses chevaliers et à mentionner la légende selon laquelle Arthur, après avoir été blessé par Mordred et emporté en Avallon par des fées, reviendra un jour libérer son peuple.

La Mort du roi Arthur par James Archer (1823 – 1904)

Ni Geoffroy de Monmouth, ni Wace ne sont les inventeurs de la matière de Bretagne, mais ils ont contribué à sa diffusion et à son rôle politique. La cour des Plantagenêts a été un lieu privilégié pour le développement de la légende arthurienne.

Fichier:Arthurs Tomb Rossetti.jpg

Lancelot et Guenièvre sur la tombe d'Arthur, par Dante Gabriel Rossetti

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